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 □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □

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IDENTITY CARD

« Noam S. Prescott »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Noam Sacha Prescott
→ ÂGE : 22 ans
→ PAPIERS : 304
→ LIEU DE RÉSIDENCE : primorski
→ SITUATION : plus ou moins en couple
→ BOULOT : Travaille dans le bar du père de Félix à côté de ses études de business & management.



MessageSujet: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 20:22


NOAM, SACHA PRESCOTT
NOMS : Prescott; PRÉNOMS : Noam Sacha; ÂGE : 22 ans; LIEU DE NAISSANCE : Londres; STATUT : Plus ou moins en couple; ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel; ÉTUDES / EMPLOI : Etudiant en Business & Management; J'AIME PAS: ne pas savoir où j'en suis, les chevaux, la confiture de rhubarbe; J'AIME : Kaytlin; CONFRÉRIE : Dreameurs; CRÉDIT BANNIÈRE : tumblr;

Taking picture of you :

Je m'appelle Noam, je suis né le 28 août 1989, j'ai 22 ans, et je viens de Londres. Londres que j'ai fui pour arriver ici. Pas vraiment pour le soleil et la facilité de la langue, en fait. J'ai choisi Saint-Pétersbourg pour une raison débile et immature.
J'ai l'air mignon, calme, et innocent, comme ça, hein ? Et bien, grande surprise, je ne le suis pas vraiment. J'ai trempé dans des histoires pas très nettes, je fume beaucoup trop, et j'ai une fâcheuse tendance à l'auto-destruction. J'utilise un peu trop l'ironie.
Au fond, je suis pas méchant, juste un peu asocial.
J'ai commencé à fumer très tôt, au début du collège, et j'ai jamais été capable de m'arrêter. Je bois, parfois, mais je préfère profiter de la soirée et pouvoir m'en rappeler le lendemain. J'aime sortir, j'aime l'effervescence de la nuit, l'agitation des grandes villes qui ne dorment jamais. J'aime me balader la nuit, au milieu des gens qui sortent de leur carapace pour laisser place à une version dévergondée d'eux mêmes. Je parle assez peu, pas que je suis timide, mais je vais directement à l'essentiel quand j'ai quelque chose à dire.
J'ai commencé la natation à l'âge de 7 ans. Résultat, j'ai jamais arrêté. A Londres, j'étais même plutôt bon, et j'allais nager au moins deux heures tous les soirs, même si c'était compliqué à gérer avec la fac et le boulot. Ici, je me contente d'y aller dès que j'ai un moment de libre. Peut être que dans quelques semaines, j'envisagerais de reprendre la compétition en club, qui sait.
Avant d'arriver ici, je ne parlais pas un mot de russe, au lycée j'avais choisi français-espagnol. J'ai juste lu un guide des phrases les plus utiles dans l'avion, j'ai appris l'alphabet, et je me suis débrouillé avec ça. Et en me servant d'un langage des signes assez approximatif. Et dans les cas extrêmes, Kaytlin me sert de traductrice anglais-russe. Heureusement, j'ai choisi une filière internationale, et mes cours sont en anglais, sinon j'aurais jamais pu suivre.
Je voudrais trouver un boulot, mais c'est compliqué. Les employeurs ne veulent pas de quelqu'un qui ne parle russe que depuis quelques semaines, même à la plonge.


The pursuit of happiness :

Alexandra David-Neel a écrit « La bravoure est encore la plus sûre des attitudes. Les choses perdent de leur épouvante à être regardées en face. ». Je ne sais pas regarder en face. Je n'ai jamais su, et l'épouvante est restée. Ma vie a été une succession de clichés, dès les premières années de mon enfance, et je fuis ce passé auquel je n'ai pas réussi à faire face. Un homme vous dites ? Un homme prend des décisions, un homme protège sa famille, un homme ne tremble pas. Moi, j'ai la trouille. Une trouille amère, qui me pince le creux de l'estomac, pas de manière constante, par vagues qui me rappellent constamment qui je suis, le mal que j'ai fait, et tout ce que j'ai perdu. Je suis Noam Sacha Prescott, j'ai 22 ans, et je suis actuellement immigré, à deux mille cent un kilomètres de chez moi. J'ai fui.
Bienvenue à Saint-Pétersbourg.



PART ONE – CHILDHOOD AND DRUG




30 juillet 1998 – Noam a 8 ans - « You're missing »




- Noam, où est Luka ?
- Il joue sur le toboggan.


Je me suis retourné dans le même sens que ma mère, vers le petit toboggan en bois. Vide. Englobant d'un regard l'ensemble du parc, elle n'a pas discerné un seul mouvement trahissant la présence de mon petit frère. Elle a commencé à courir vers les différents endroits où il aurait pu se cacher, en hurlant son prénom à se casser la voix. Sous le toboggan, d'abord. Derrière le tourniquet, le mur d'escalade. Dans la cabane. Sur le trampoline. Derrière les arbres du mini-golf. Et là, elle a réellement commencé à paniquer. Je ne l'avais jamais vue dans cet état, au bord de la crise de nerfs. A ce moment là, je ne réalisais pas encore ce qu'il était en train de se passer. En quelques minutes, nous étions passés de l'après-midi d'amusement en famille à la situation de crise, la disparition de mon petit frère de quatre ans.

Soudain, elle s'est brusquement figée, le regard dans le vide, vers l'étang. Elle a attrapé son téléphone, a composé le numéro de la police, et s'est effondrée en larmes tandis qu'elle expliquait la situation, secouée de soubresauts. Un quart d'heure plus tard, une dizaine de policiers étaient dans le parc, en train de ratisser activement chaque parcelle de terre, chaque millimètre où ma mère avait déjà cherché. « On ne sait jamais, Madame, vous pourriez avoir manqué quelque chose avec la panique. Vous avez quelqu'un à prévenir ? Votre mari est en déplacement pour son travail ? On s'en occupe, ne vous inquiétez pas. ». Il s'est passé plus d'une heure avant que le chef ne se décide à appeler des renforts. Il était 16 heures. « Disparition inquiétante, enfant de quatre ans, on pense à un enlèvement ou à une noyade accidentelle. J'ai besoin de plus d'agents, de plongeurs, et de la brigade cynophile. » En quelques minutes, une foule s'était rassemblée autour de nous, tandis que les policiers tentaient vainement d'écarter les gens qui venaient satisfaire leur curiosité malsaine. Oh la la, elle a perdu son enfant. Depuis combien de temps ? Une heure ? Il doit être mort dans le lac, à l'heure qu'il est. Et dans ma tête, une seule phrase continuait de résonner, à m'en faire exploser les tympans. Taisez vous, taisez vous, taisez vous. Un homme avec une longue moustache s'était alors approché de moi, m'avait pris par l'épaule, et m'avait emmené à l'écart, un peu plus loin, et m'avait fait asseoir sur un banc. Pendant ce temps, ma mère était prise en charge par les autorités qui venaient prendre sa déposition.

- On va le retrouver, hein ?
- Les policiers font de leur mieux, tu sais bonhomme. Mais ton frère doit être près d'ici, en train de nous faire une blague.
- Luka ne fait jamais de blagues aussi longues.
- Je vais attendre avec toi, comme ça tu ne seras pas tout seul. Comment tu t'appelles ?
- Noam. J'ai huit ans.


Ils ont appelé un hélicoptère, déployé une centaine d'hommes avec leurs chiens, qui tentaient tant bien que mal de repérer une quelconque trace de mon petit frère dans un rayon de trois kilomètres. Un enfant de cet âge ne peut pas aller beaucoup plus loin par lui même, qu'ils disaient.
L'homme à la moustache, Michael, m'a emmené au poste de police, et m'a laissé dormir sur un canapé dans leur salle de repos. Comme si j'étais en mesure de dormir. Vers 22h, la photo de mon petit frère est apparue sur l'écran de télévision. « Les autorités recherchent activement le petit Luka Prescott, quatre ans, disparu vers 14h30 de façon inquiétante au parc de jeux de Blackstone. Il s'agirait probablement d'un enlèvement. Tout témoin ou personne détenant une quelconque information est priée d'avertir les autorités. ». Le lendemain, j'étais ramené chez moi, ou ma mère m'a rejoint rapidement, raccompagnée par les policiers tandis que les recherches continuaient. Le soir même, mon père était de retour après avoir pris le vol le plus rapide pour rentrer auprès de nous. Ne pouvant rien faire d'utile, ils avaient été priés de rester à la maison, au cas où Luka rentrerait. Comme si il avait pu fuguer, à quatre ans. Sérieusement ?

A partir de ce moment là, tout avait changé à la maison. Tout était gris, sans saveur. Ma mère se terrait dans sa chambre, dans le noir, toute la journée, et si je ne lui amenais pas à manger avant de partir à l'école et en rentrant, elle se laissait dépérir. Mon père quant à lui, restait le plus possible à l'extérieur de la maison, faisait des heures sup jusqu'à ce qu'il soit obligé de partir, et quand il devait quitter l'entreprise, il allait errer je ne sais où en ville. On ne pouvait même plus parler de couple, ou même de famille. Nous étions justes des gens, perdus dans une vie qui les dépassait. A ce moment là, je ne réalisais probablement pas autant que mes parents à quel point tous nos repères partaient en lambeaux. Je continuais ma vie, déposé à l'école par les voisins, ramené par la déléguée des parents d'élèves, tandis que les factures s'entassaient dans la boîte aux lettres, et qu'aucun de mes deux parents n'essayait de sortir la tête de l'eau.


12 octobre 2001 – Noam a 12 ans - « Come home to me »



Ce soir là, j'étais rentré plus tôt du collège. Souvent, dans les romans ou les films, le personnage principal sort cette phrase absolument débile : « Au fond de moi, je savais que quelque chose était en train d'arriver ». Mais moi non, je n'avais rien vu venir. J'étais là, comme toutes les fins d'après-midi depuis que j'étais rentré au collège, sur le trajet entre l'arrêt de bus et ma maison. Je shootais dans les gravillons, sans penser un seul instant au fait qu'il pouvait se passer quelque chose d'exceptionnel ce soir là. Au bout de quelques mois, en même temps que la police avait classé le dossier Luka dans leur casier « non élucidé », j'avais plus ou moins réussi à retrouver un équilibre sans lui. En passant au collège, j'étais passé de « celui dont le petit frère a disparu l'an dernier » à un élève parmi d'autres, et ça me convenait parfaitement. Mon père lui, cumulait deux emplois, pour compenser la décrépitude de ma mère. Elle ne buvait pas, non. Elle se contentait de prendre des doses ahurissantes de médicaments, de s'enfermer dans le noir, et de dormir, parfois plusieurs jours de suite. Les premiers temps, j'essayais d'aller la voir, de lui parler, de la sortir de sa dépression. Et puis, petit à petit, je me suis lassé. C'est impatient, un enfant.

Je marchais lentement sur le trottoir, essayant de retarder le plus possible le moment où je devrais passer le seuil, me rendre compte que ma mère était, comme à son habitude, assommée dans son lit, tandis que mon père ne rentrerait pas avant minuit. C'est pour cette raison que j'aimais tant étudier. Pour oublier le douloureux silence dans la maison quand je rentrais, oublier le fantôme qu'étaient devenus les membres de ma famille, chacun à leur manière.
J'ai relevé la tête en arrivant devant chez moi, et c'est là que j'ai vu la voiture de police stationnée dans l'allée. Il m'a fallu quelques secondes pour réaliser. Luka était là.
J'ai passé la porte, et me suis faufilé un passage au milieu de l'effervescence qui régnait dans la maison. Et dans le salon, j'ai vu ma mère en pleurs, hystérique, et un petit garçon, assis entre elle et un policier. On s'est fixés, pendant quelques secondes, et aucun des deux n'a souri.. J'ai eu du mal à reconnaître mon frère. Ça change, un enfant, en trois ans. Il était passé du grand bébé au vrai petit garçon, et c'est une chose que je n'avais pas envisagée. Dans les images que j'avais de lui, il était toujours le petit Luka de quatre ans. Il m'avait fallu quelques semaines après son retour pour m'habituer à cette idée.

La police ne nous a laissé en paix qu'après plusieurs heures à essayer désespérément d'obtenir des informations venant de Luka. Qu'il n'avait pas l'air décidé à leur donner.
Notre vie s'est reconstruite sur les ruines des espoirs de ma mère. Elle avait toujours pensé qu'au retour de mon frère, les pièces du puzzle s'emboiteraient de la même manière qu'avant, que nous pourrions continuer à vivre comme s'il ne s'était rien passé. Elle était loin de la vérité.

Luka avait changé. En dehors de la maturité qu'acquiert un enfant en grandissant, il avait profondément changé. De bébé joyeux et survolté, il était passé à un enfant étrangement calme, et la plupart du temps plongé dans un mutisme assez effrayant. Depuis son retour, nous n'entendions que très rarement sa voix dans la journée. Il ne parlait pas, n'exprimait aucune émotion, et se contentait de rester dans son coin, à jouer silencieusement. Le psychologue chez qui mon père l'avait envoyé, avait décrété qu'il était prêt à retourner à l'école. Il y était allé. En silence. La maîtresse avait, quelques semaines après, convoqué mes parents, et leur avait annoncé d'un air ennuyé qu'elle ne pouvait rien tirer de Luka. Après ce rendez vous, il avait recommencé à parler. Enfin, parler... Il répondait aux questions. Nous n'avons jamais su ce qu'il lui était arrivé, et à chaque fois que l'on évoquait le sujet, il refusait de parler pendant les jours suivants, comme pour nous punir d'avoir osé en parler.

26 mai 2002 – Noam a 12 ans - « Use somebody »




- C'est de ta faute si il est comme ça !
- QUOI ? Tu oses me dire ça, il était avec toi quand il a disparu ! Et devine quoi, il est dans cet état depuis qu'on l'a retrouvé !
- Il aurait pu disparaître n'importe quand, que ça soit avec toi, avec moi, ou avec n'importe qui !
- IL ETAIT AVEC TOI !
- Et tu n'as fait aucun effort pour le sortir de cette merde depuis qu'il est rentré ! AUCUN ! Tu te contentes de rentrer le plus tard possible du boulot pour ne pas avoir à affronter son silence !
- Parce que toi tu as fait quelque chose pour lui quand il n'était plus là ?! Non ! Tu restais comme une larve morte dans ton lit en attendant qu'un miracle arrive ! Il n'est pas rentré grâce à toi, tes prières, ou tes recherches !
- J'EN AI MARRE PUTAIN, J'EN AI MARRE DE TES REPROCHES CONSTANTS MIKE !


Un coup résonna timidement sur ma porte, et Luka entra dans ma chambre, les larmes aux yeux. J'avais appris à ne plus prêter attention à ces engueulades incessantes, qui se produisaient pratiquement tous les jours maintenant.

Ça avait commencé après qu'il soit parti. En trois ans, j'avais petit à petit réussi à me détacher des hurlements. Je les entendais toujours, mais dès que je me concentrais sur autre chose, les cris étaient étouffés derrière un voile de coton. C'est d'une certaine manière grâce à ça que je réussissais si bien au collège. Travailler me donnait quelques heures de répit.


2004 – Noam a 14 ans - « Cut out all the ropes and let me fall »



Ils avaient fini par divorcer, deux ans jour pour jour après cette dispute là. Mon père était parti, et ma mère recommençait à errer sans but dans la maison tandis que j'essayais tant bien que mal de gérer Luka.
Et puis, quelques semaines après, elle avait rencontré un type, et elle s'absentait de plus en plus de la maison. Personne n'allait à nos réunions parents profs, on signait nous même nos autorisations de sortie. Parallèlement, Luka continuait à se renfermer de plus en plus, il séchait les cours, répondait à ses profs, et disparaissait parfois plusieurs jours de la maison. De mon côté, je continuais à aller en cours, mais j'avais commencé à fumer, et il m'arrivait régulièrement de voler des bricoles au supermarché pour passer le temps. Au fond, ce genre de situation arrive bien plus souvent qu'on ne le croit, les gens sont juste doués pour dissimuler leur histoire derrière des sourires hypocrites.

Les premiers temps, le week-end, j'allais aider un vendeur sur les marchés pour quelques dizaines d'euros. Quelques mois plus tard, j'ai réussi à me faire embaucher dans un restaurant. D'abord à la plonge, j'avais fini en tant que serveur, et je ramassais les pourboires en utilisant mon âge et mon histoire comme un avantage, quitte à enjoliver un peu l'affaire pour récolter quelques livres de plus. J'ai travaillé dans ce resto jusqu'à mes 17 ans, c'est à cette période là que le directeur a commencé à faire faillite, et qu'il m'a licencié pour économiser de l'argent, quitte à faire des heures supplémentaires. Il me fallait trouver un autre travail. Au lycée, comme dans tous les lycées, la drogue circulait au coin des bâtiments dans le dos des profs et de l'administration. Il m'a fallu trois mois de bouche à oreille pour obtenir un rendez vous avec un des gros fournisseurs, une des têtes du réseau.


3 avril 2007 – Noam a 17 ans « You're the one that I want »



Quand on m'a fait parvenir l'adresse, je m'attendais à trouver un coin glauque et pourri, dans un quartier craignos de Londres. J'y suis allé en vélo, un mardi matin, et je suis arrivé devant une maison qui avait l'air tout à fait normale. En y réfléchissant, j'aurais du m'y attendre. Pour que personne ne trouve quelque chose de suspect, pas besoin de le cacher, ce qui est en évidence n'est pas suspecté. Le fait que la maison soit tout à fait normale n'excluait pas le fait que j'avais affaire à une bande de dealeurs confirmés, et pas tout à fait recommandables.

Le plus vieux m'a fait asseoir sur le canapé, tandis que tous les autres étaient rassemblés en cercle en face de moi, sur des chaises. « Alors, il paraît qu'on veut bosser pour nous ? ». J'ai hoché la tête en silence, ne sachant pas trop quoi faire. Soutenir le regard et passer pour un casse couilles de base ? Baisser les yeux, et être pris pour un incapable ? Mon regard passait donc du visage du type à ses pieds, régulièrement, comme une horloge, en faisant parfois un détour vers les autres hommes assis dans la pièce. J'attendais la suite. « Pourquoi on te prendrait ? T'es pas meilleur qu'un autre. ». J'ai réfléchi quelques secondes, et la réponse m'est apparue en apercevant mon reflet dans le miroir posé dans un coin de la pièce. J'ai haussé les épaules et répondu d'un ton calme : « C'est pas compliqué. J'ai bientôt dix-huit ans. Sérieusement, vous me les donneriez ? J'ai pas l'air assez vieux pour vendre quoi que ce soit. Personne ne me soupçonnerait. » Le dealeur n'avait pas l'air impressionné, comme si il avait déjà entendu cette réponse, qui me paraissait pourtant être la bonne. « On a déjà plus jeune que toi. Kaytlin, amène toi. ». Cette petite fille est rentrée. Elle devait avoir, quoi, 14 ans ? A tout casser. J'ai haussé légèrement les sourcils. Qu'est ce qu'une gamine de cet âge pouvait foutre dans un réseau pareil ?

Le chef s'est tourné vers elle, puis de nouveau vers moi. « Tu vois, t'es clairement pas indispensable. On va faire un essai. Je te donne un mois, en binôme avec Kaytlin, et d'autres de mes gars garderont un œil sur toi. Tu pourras garder cinq pour cent de ce que tu vends. Tu es en dessous d'absolument tout le monde dans cette pièce, tâche de ne pas l'oublier. A la moindre embrouille, au moindre geste qui pourrait me faire craindre quoi que ce soit, tu dégages, et pas pas la grande porte. Si tu te fais casser la gueule par d'éventuels clients, pas la peine de venir te plaindre, je m'en fous. Tu vends, ou on te remplace. La marchandise avant tout. Si on te menace avec un couteau pour ne pas payer, fais toi planter, rien à battre, j'ai pas des centaines de livres à perdre pour toi. Bienvenue dans notre superbe entreprise. »

Je suis sorti de la maison, sans avoir encore réalisé ce qui venait de se passer. J'étais rentré, j'avais réussi. J'allais pouvoir payer mes études, et celles de Luka, puisque tout le reste de la famille s'en foutait. Il m'a fallu quelque temps pour m'habituer à l'idée. Noam Prescott, dealeur. Pas génial sur une carte de visite. Au début, on traînait pas vraiment ensemble. On vendait ensemble, on faisait les trajets ensemble, mais ça s'arrêtait là. On parlait peu, et quand on parlait, c'était de sujets anodins et légers, comme pour oublier à quel point ce boulot était pitoyable. De mon côté, devant les "responsables" du réseau, je jouais le bad boy, histoire d'éviter qu'ils remettent en question mon travail, et le fait que je sois trop "niais", comme j'avais entendu une fois dans la bouche de l'un deux, pour faire correctement mon travail. Quand je traînais avec Kaytlin, la question qui revenait le plus souvent dans mon esprit était simple : comment une fille de 15 ans peut se retrouver au cœur d'un réseau de revente de drogues ? Ça m'a titillé pendant plusieurs semaines, et puis j'ai fini par lui poser la question. La réponse a été simple : « Ça te regarde pas. ». Ce jour là, il s'est implicitement passé quelque chose entre nous, comme si on avait enfin établi le début d'un vrai lien, d'une relation dépassant celle de collègues.

Un soir, je rentrais du lycée, et je l'ai croisée dans la rue. Elle devait probablement rentrer aussi. Pris d'un courage qui ne m'appartenait pas, je suis allé la saluer, et on a fini par aller traîner ensemble. On s'est assis côte à côte dans le parc. C'était la première fois qu'on était ensemble sans y être obligés. Et ça s'est renouvelé de nombreuses fois après ça. On a discuté longtemps, jusqu'à ce que la nuit tombe. Elle m'a expliqué qu'elle était rentrée dans le réseau d'abord principalement pour faire rager son frère, Frankie, qui était dedans aussi. Et puis aussi pour gagner un peu d'argent pour soulager financièrement ses parents. On avait pas des raisons si différentes, au fond. Sauf qu'elle voulait faire chier son frère, tandis que j'essayais de sortir le mien de sa galère. Quelques minutes plus tard, j'ai sorti mon paquet de cigarettes, et je lui en ai proposé une avant d'allumer la mienne. Elle a accepté. J'ai bien vu ensuite que c'était sa première, à sa manière maladroite de l'allumer puis de la tenir entre deux doigts comme si elle avait peur de se brûler. C'est comme ça qu'elle a commencé, à cause de moi. Je m'en suis voulu, plus tard, quand elle ne pouvait plus arrêter, de l'avoir fournie alors qu'elle aurait certainement voulu rester clean. Plus clean que ça.

Il m'a fallu peu de temps pour me rendre compte que j'avais envie d'être autre chose que son binôme de travail. Les transactions s'enchaînaient bien plus souvent que je le croyais, et j'avais donc autant d'occasions que j'en voulais de la voir. Mais on continuait à se voir en dehors du boulot. On se montrait nos coins préférés de Londres, les endroits où on allait quand on était petits...

Elle me faisait ce truc, au fond de l'estomac, une sorte de nœud qui se resserrait un peu plus à chaque fois qu'elle m'adressait la parole, me souriait, ou me faisait une blague. A force de serrer le nœud, j'avais fini par perdre l'appétit. Je ne pouvais pas être avec elle, elle avait l'âge de mon petit frère, et elle était encore loin de sa majorité. Pour autant, je ne cherchais pas à cacher qu'elle me plaisait. Mon frère était au courant, les autres dealeurs l'avaient compris tout seuls, et même elle semblait le savoir. J'essayais d'être raisonnable. Quitte à se faire arrêter pour possession et vente de substances illicites, autant ne pas y ajouter du détournement de mineur.

Sauf que mes bonnes résolutions n'ont pas tenu longtemps, quelques semaines tout au plus, et ont laissé place à du flirt. Qui a lui même laissé place à un couple au bout d'un mois. Le fait que l'on soit ensemble n'est pas resté secret très longtemps. Deux mois plus tard, tous les gars étaient au courant, mon frère l'avait découvert par hasard, et la famille de Kay avait été mise au courant par on ne savait qui. L'avantage, c'est qu'on n'avait plus à se cacher, mais de l'autre côté, les gars nous surveillaient du coin de l'œil. Au moindre faux pas, moindre retard, il nous aurait fallu choisir entre notre job ou notre couple. Génial. Mais on a tenu.



PART TWO – LOVE AND RUSSIA



24 septembre 2010 – Noam a 21 ans « If I ain't got you »



« Noam, on ira en Russie ? ». J'ai appuyé mon menton sur le haut de sa tête, et resserré la prise des mes bras autour de ses épaules. « Même en Nouvelle-Zélande ou au Pérou si tu veux. Mais pas tout de suite. Il nous manque encore de l'argent si tu veux qu'on s'en aille aussi loin. ». On venait souvent dans le parc, celui où on s'était réellement parlés pour la première fois. Parfois on restait là, sans rien dire, à regarder les gens passer, les enfants courir après les pigeons, les sportifs qui font leur jogging... D'autres fois, on parlait pendant des heures, allongés dans l'herbe l'un contre l'autre. Parfois, on pétait un peu les plombs, et on courait dans l'herbe en criant comme des vrais gamins. Et souvent, l'été, on allait se baigner dans la fontaine du parc, tout habillés, tandis que toutes les familles autour nous regardaient. Souvent d'abord d'un air attendri, puis ils nous lançaient des regards noirs, quand leurs enfants commençaient à sauter partout en criant qu'ils voulaient nous rejoindre dans l'eau. On s'en foutait, on riait. On se foutait de tout, on oubliait.
On allait au skate park, courir comme des enfants. A la piscine, tellement longtemps que la peau de nos doigts mettait des heures à se dérider. La nuit, courir dans les petites rues de Londres. Dans les magasins, faire des courses comme un vrai couple, alors qu'on habitait même pas ensemble. On volait des trucs, aussi, parfois. Quelle idée aussi, de désactiver le portique de sécurité le plus flagrant. On avait tout intérêt à ne pas se faire prendre, parce qu'on avait toujours de la marchandise cachée dans nos vestes. Ça nous faisait rire, on était insouciants, les plus insouciants du quartier, de la ville, de la Terre entière. Tant qu'on était ensemble, rien n'était important, il s'est passé plusieurs mois, comme ça.
« Je t'aime Kay. »

Les mois ont passé, on a fêté tous les deux nos anniversaires, et quelques semaines après, les emmerdes ont commencé. Les réunions du réseau étaient de plus en plus rares, et on était prévenus par sms dans l'heure qui précédait, avec un lieu qui changeait à chaque fois, comme dans les films. Mais c'était bien moins drôle, parce que ces changements constants signifiaient qu'on était soupçonnés et surveillés par quelqu'un. Mauvais. Ça s'est calmé quelques temps. On a cru que c'était fini, mais c'était plutôt le calme avant la tempête.
Un matin, on est partis en livraison ensemble, et c'était pas vraiment la joie. Kaytlin et moi, on s'était engueulés la veille, et on tirait un peu la tronche tout le long du chemin, en se parlant le moins possible. Ce genre de guerre froide se réglait en général au bout de quelques heures. Sauf que ces quelques heures, on ne les a pas eues ce jour là. Un type a sauté sur Kaytlin, et il m'a fallu moins de trois secondes pour réaliser que c'était un flic. Il y avait toujours eu cette règle au sein du réseau : si on se fait prendre en groupe, on se sépare. Alors j'ai couru, le plus loin et le plus vite possible, jusqu'à ce que le flic me perde de vue. Quand je me suis retourné, j'ai vu au loin qu'ils étaient en train d'emmener Kaytlin vers leur fourgon. Je me suis demandé si ça valait la peine d'y aller. Ce que je gagnerais à y aller, ce que je pourrais apporter en y allant, ce que je pouvais faire pour sortir Kaytlin de cette merde. La question à la con, l'hésitation de trop. Le temps que je prenne une décision, ils étaient partis en l'emmenant. J'avais merdé. J'avais sacrément, sacrément merdé, et je pouvais rien faire pour y remédier. Inutile d'aller au commissariat immédiatement, ça ne ferait qu'attirer l'attention sur moi, et vu ce que je traînais dans mes poches, il valait mieux éviter. J'ai effectué ma livraison, et je suis rentré chez moi. J'ai tourné en rond pendant quelques heures, le temps qu'il aurait fallu pour que quelqu'un m'avertisse qu'elle était en prison sans que je sois suspect. Et puis, j'y suis allé.

- Ah, t'es là finalement ? Laisse moi deviner... à mon avis c'est pas pour venir balancer que t'es dans le coup aussi ? Qu'est ce que tu viens faire ?
- J'allais le faire. Mais ils t'ont emmené trop vite, j'ai pas eu le temps de réagir.
- C'est ça. Je t'ai vu rester en plan et te tirer. Tu te fous de ma gueule ?
- C'est pas parce que ton frère est suicidaire que c'est le cas de tout le monde, je tiens pas spécialement à moisir en taule
- *rire* Tu crois qu'on désire moisir en taule? Franchement qui voudrait faire de la taule ? C'est pas parce que je connais les cellules de dégrisement par cœur que je dois connaître les vraies cellules par cœur aussi. J'avais pas vraiment envie de venir faire coucou aux gardiens que j'insultais ouvertement les soirs où j'étais bourrée. Mon frère m'a juste suivi parce qu'il m'aimait. Et qu'il ne voulait pas me laisser seule ici.
- Donc là, ton plan c'est quoi ? Je me dénonce, comme ça on est tous en prison, heureux pour la vie ? Sauf que PERSONNE de dehors en a rien à battre de nous, si je le fais. Si on y est tous les deux, le seul qui peut nous en sortir, le seul qui en a quelque chose à faire de nous, ou au moins de toi, c'est ton frère. Oh ben merde alors, il est là aussi !
- Tu sais quoi? Casse toi. On va rester en taule le temps qu'il faudra. Va poursuivre ta vie. Je sais pas si tu pourras nous sortir de là tous les deux. Mais au moins faut bien qu'il y en ait un d'heureux non ? Ça sera toi. Alors dégage. Va profiter de ta vie. J'veux plus te voir.
- Kay...
- Quoi ? Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Sérieusement ? Pars. Vas-y ,va profiter de ta vie et de ta jeunesse. Après tout, t'as raison. Qui voudrait croupir en prison? Certainement pas toi. Donc casse-toi, reviens plus. De toute façon, j'en ai facilement pour 10 ans de taule.
- Mais putain tu crois que je l'ai fait exprès ?! Arrête de tout me mettre sur le dos, ça aurait pu être moi à ta place, j'ai juste eu un foutu coup de chance ! Ils m'auraient chopé en premier, t'aurais fait exactement la même chose, t'aurais couru, c'est humain bordel !
- J’te mets rien sur le dos. J’comprends. J’te dis juste de te casser vivre ta vie. Allez, barre-toi.


Et elle est repartie dans sa cellule.Je sentais mon cœur palpiter jusque dans ma tête, j'incrustais mes ongles dans les paumes de mes mains pour me retenir de hurler. Comment elle pouvait me balancer tout ça à la tête, pour trois putain de secondes d'hésitation ?! Je suis rentré, tellement énervé que j'ai failli lancer le premier truc qui passait dans la tête de mon frère qui me demandait ce qui n'allait pas. Cette foutue engueulade m'a tourmenté toute la nuit, et empêché de dormir. En presque quatre ans, on s'était peu engueulés, et jamais, jamais à ce point. Le lendemain matin, j'étais toujours aussi énervé, et c'est là que j'ai pris la décision la plus débile de toute ma vie. J'allais allumé mon ordinateur, et acheté un billet pour le premier vol direction la Russie, tapant tellement fort sur les touches que j'ai failli péter mon clavier. Elle voulait aller en Russie, hein ? J'allais y aller, en Russie. Seul. Aller simple pour Saint-Pétersbourg, vol S7 4880, départ 19h55.
J'ai fait mes valises. J'ai du laisser pas mal de choses à Londres, pour ne pas dépasser le poids maximal autorisé. Au final, j'avais 3 sacs de voyage et un énorme sac à dos. Ma vie tenait dans 4 sacs. Pitoyable. J'ai rien dit à ma mère, de toute façon elle s'en foutait. Je suis allé trouver mon frère et lui ai annoncé mon départ. Il a essayé de me faire changer d'avis, à coups d'arguments tous plus invraisemblables les uns que les autres. C'était peine perdue. Je suis allé à l'aéroport, et, comme un con, j'ai embarqué pour un autre continent, un pays dont je ne connaissais rien, une langue que je ne savais pas parler, et j'ai abandonné tout ce que j'avais construit avec Kaytlin.


2 octobre 2011 – Noam a 22 ans « Gone away are the golden days »



Je n'ai réalisé la connerie de mon geste qu'une fois sorti de l'aéroport, quand je me suis retrouvé au milieu de l'agitation des gens qui partaient en voyage avec le sourire aux lèvres. J'étais là, seul avec mes bagages, sans nulle part où aller, sans personne à qui parler, encore aurait-il fallu que je comprenne ne serait-ce qu'un mot de ce qui se disait autour de moi. Des terroristes auraient pu dire qu'ils allaient poser une bombe à tel endroit, j'aurais été incapable de le savoir. J'ai marché longtemps dans les rues de Saint-Pétersbourg, je me suis perdu plusieurs fois. Si on peut parler de se perdre quand on a pas de point où aller. A cet instant là, j'étais frigorifié, et je me sentais tellement mal que j'aurais tout donné pour retourner à Londres, et retrouver Kaytlin, même si j'avais du aller en prison avec elle. J'aurais tout donné, mais je n'avais plus assez d'argent pour me payer le billet de retour.

J'ai continué à marcher, longtemps, la nuit était déjà tombée, quand cette fille m'a abordé. Elle a deviné d'après mes sacs et ma tête de déterré que je n'avais nulle part où aller, et elle m'a emmené au squat après avoir compris que j'étais incapable de lui parler en russe. Elle m'a présenté à ses potes, certains parlaient anglais. J'y croyais plus. Il est chouette, ce squat. Il fait froid, on mange pas à sa faim tous les jours, mais c'est vraiment un endroit sympa. J'arrivais à y oublier tout ce qui m'était arrivé jusqu'à là, et c'était le but de mon départ. Oublier, effacer, reconstruire. J'y ai vécu environ deux mois, au milieu des autres, tandis que certains partaient, d'autres arrivaient, une mécanique parfaite, qui faisait qu'on n'était jamais trop entassés dans le local.

Et puis, un jour de décembre, j'ai vu Kaytlin. J'ai commencé par nier, elle ne pouvait pas être là, impossible. J'étais parti à plus de 2000 kilomètres, elle ne pouvait tout simplement pas être là. Il y avait quoi, une chance sur un million qu'elle arrive à Saint-Pétersbourg ? Et vu la taille de la ville, une chance sur un milliard qu'on se retrouve ici ? Sauf que j'ai bien du me rendre à l'évidence. Pour une raison qui m'échappait, elle était là aussi. Je l'ai suivie discrètement, jusqu'à ce que j'ai supposé être son appartement. Dans le hall du bâtiment, une affichette était collée, annonçant que quelqu'un cherchait un colocataire. En deux mois passés au squat, j'avais eu le temps de réfléchir, de ruminer, de m'énerver contre moi même, et de me rendre compte à quel point j'avais été con. Rien que le fait de la voir avait enclenché une montée d'adrénaline dans tout mon corps.J'avais une chance inespérée de rattraper le coup, en étant près d'elle, et en trouvant du même coup un logement. J'ai détaché le papier portant le numéro.





COMMENT AS-TU CONNU LE FORUM : Par Queen L.; PSEUDO : Cotton Hawk sur Bazzart; ÂGE : 16 ans; PRÉSENCE : pendant les vacances 7/7 sinon ...5/7; SUR TON AVATAR : Robbie Wadge; TON PERSO C'EST : Scéna de l'invention de la plus belle.; CODE DU RÈGLEMENT : ; UN PETIT COMMENTAIRE : JE VOUS AIME BANDE DE BANANES !;;


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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 20:25

I love you
Voilà. Ceci est d'après moi très expressif.

ENFIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN Noaminou chéri d'amour

_________________


don't make me sad, don't make me cry.
come and take a walk on the wild side. let me kiss you hard in the pouring rain. you like your girls insane. choose your last words. this is the last time. cause you and I, we were born to die.
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 20:27

OWI !
(viens là que je te fasse des bébés)
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 20:39


t'as mon autorisation, mais profite parce que demain ça sera peut-être plus ok. (a)

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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 20:52

Tsss GENRE ! What a Face

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 20:54

owiiiiii. tu feras moins le malin plus tard
Spoiler:
 

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→ SITUATION : Célibataire
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 22:07

Qu'ils sont mignons ces enfants là
Trop heureuse de te retrouver Liamichon !!!! En plus, t'es encore un BG, haha
Allez, j'veux être marraine plus d'une fois alors au boulot xD

_________________


Lili, take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breath without not back up, some much stuff you got to understand. For every step in any walk, any town of any thaught, i'll be your guide. For every street of any scene, any place you've never been, i'll be your guide. Lili, easy as a kiss we'll find an answer, put all your fears back in the shade. Don't become a ghost without no colour, cause you're the best paint life ever made. - Aaron, U-turn (Lili)
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 22:11

Levannà A.T. Novacek-Levy a écrit:
Qu'ils sont mignons ces enfants là
Trop heureuse de te retrouver Liamichon !!!! En plus, t'es encore un BG, haha
Allez, j'veux être marraine plus d'une fois alors au boulot xD

Que veux tu, BG un jour, BG toujours
J'vous prépare une fiche de fifou moi, je travaille dessus depuis longtemps, on a mis longtemps à monter le scéna avec Lilouchou ! What a Face
T'inquiète, ça va copuler sérieusement par ici maintenant qu'on est là
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 22:26

Grave. Deux mois qu'on est sur le scéna. Enfin je l'avais déjà imaginé pendant les grandes vacances Rolling Eyes Pour te dire qu'on est à fond, chaud coco ma poule
Tu seras 10 fois marraine si tu veux (a)
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 22:28

Kaytlin E.L Swann-Payne a écrit:
chaud coco ma poule

Toi, tu me vends du rêve !
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Mer 21 Déc - 22:30

Kaytlin E.L Swann-Payne a écrit:
Tu seras 10 fois marraine si tu veux (a)

HO OUI JE LE VEUX
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Jeu 22 Déc - 2:15

Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Jeu 22 Déc - 10:13

Merci merci ! I love you
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Jeu 22 Déc - 18:24

Voilà voilà les petits !
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Jeu 22 Déc - 18:24

Je m'en occupeeeeeee I love you
Enfin pas tout de suite, mais je m'en occupe tout à l'heure!

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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Jeu 22 Déc - 18:27


FAIS TON TRUC J'AI DIT !

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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Jeu 22 Déc - 23:16

Tout est parfait mon chou I love you
je te valide, te rajoute a notre groupe Rolling Eyes et te bloque notre chouchou
Les choses sérieuses vont pouvoir commencer, depuis le temps qu'on l'attendait

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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Ven 23 Déc - 10:11

Parfait
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   Sam 24 Déc - 8:25

Ta fiche est merveilleuse *O* ! Puis Robbie Wadge quoi !
Il me faudra un lien , c'est un ordre *zbaaf*
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MessageSujet: Re: □ THIS ONE GOES OUT TO THE MAN WHO MINES FOR MIRACLES □   

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