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 ROXY ϟ salt in the wound.

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« Zakhar M. Levine »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Zakhar Maksim Levine.
→ ÂGE : 22 ans.
→ PAPIERS : 528
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Vassilievski, le squat.
→ SITUATION : en relation libre avec ma main droite.
→ BOULOT : boss d'une multinationale de dealers. 8D



MessageSujet: ROXY ϟ salt in the wound.   Ven 2 Mar - 23:23



La nuit était déjà tombée depuis un moment lorsque Zakhar quitta le squat. Les poings dans les poches de sa veste, son chien sur ses talons, il se fraya un chemin entre les groupes de personnes qui s’étaient formés et attroupés devant l’entrée. Le squat s’éveillait après le coucher du soleil. Principalement parce que la plupart de ses habitants n’exerçaient pas forcément un métier des plus légal, en somme pas un métier qu’ils pouvaient afficher fièrement à la lumière du jour ; et ensuite parce que vivre la nuit leur conférait ce petit plus d’excentricité qui leur permettait de s’affirmer comme différents des citadins de Saint-Pétersbourg. Ils vivaient en décalage avec le reste du monde, au sens propre comme au figuré.

Le brun passa devant les prostituées qui s’étaient installées quelques rues plus haut. Il les salua d’un signe de tête, - salut qu’elles lui rendirent brièvement avant de reprendre leurs activités. Certaines faisaient les cent pas sur le trottoir, d’autres conversaient entre elles, et d’autres encore se tenaient un peu à l’écart, appuyée contre un mur ou bien assises au bord de la route. Il les connaissait toutes au moins de vue, et la plupart par leur prénom, - à supposer qu’il s’agissait de leur vrai prénom -, mais il n’avait jamais noué de lien particulier avec aucune d’elles. Elles restaient ensemble les trois-quarts du temps, occupaient leur propre partie du squat et ne se mélangeaient que rarement avec les autres. Et puis elles étaient soumises à une hiérarchie, à un mac qui tirait les ficelles. Elles n’étaient pas libres.

Le jeune homme quitta la rue et continua son chemin jusqu’à une petite ruelle déserte, derrière un hangar désaffecté. Personne ne venait jamais trainer par là, à part ceux qui savaient ce qu’ils cherchaient. Il cessa de marcher, attrapa une cigarette et l’alluma avant de s’appuyer contre un mur. Loki vint fidèlement s’asseoir près de lui, les oreilles bien droites, le haut de son crane venant se loger sous les doigts de son maitre. Un peu plus loin, deux silhouettes se découpaient déjà sous la lumière faiblarde des réverbères des artères principales. Les habitués qui étaient arrivés avant lui et l’attendaient déjà commencèrent à s’approcher progressivement. Zak tira une latte sur sa cigarette avant de recracher la fumée vers le ciel noir, tout en les regardant venir du coin de l’œil.

Il ne devait pas être loin de cinq heures du matin quand le dernier client pointa le bout de son nez. Zakhar s’apprêtait à partir, mais il se ravisa lorsqu’il le vit. Il plissa les paupières, cherchant à distinguer le visage sous la capuche, mais ne parvint à aucun résultat satisfaisant. Ce n’était pas un type qu’il connaissait. C’était souvent le cas, il y avait régulièrement des nouvelles têtes qui venaient le voir très occasionnellement, en vue de soirées ou autre événement, mais il se méfiait toujours d’eux. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec les nouveaux. Du bout des doigts, il caressa l’intérieur de sa veste, vérifiant que son couteau s’y trouvait toujours. Non pas qu’il ait prévu de s’en servir, mais par simple sécurité. Le type qui lui faisait face semblait plutôt jeune, seize ou dix-sept ans, grand maximum. Il était tout juste plus petit que lui, plutôt maigrichon. Malgré sa capuche, on pouvait voir les cheveux mi-longs qui retombaient sur ses frêles épaules. Il semblait nerveux, son regard était fuyant, il évitait de croiser le sien. « Me faut dix grammes. » il murmura entre ses dents. Zakhar haussa les sourcils, sans esquisser le moindre mouvement. « Fait voir le fric d’abord. » Ça faisait suffisamment longtemps qu’il dealait, il n’était pas dupe. Il n’allait certainement pas lui coller docilement son petit sachet entre les mains, surtout pas au prix que ça coutait.

L’autre sembla se figer pendant une seconde. Zak commençait à perdre patience. Il insista. « Le fric, j’ai dit. ». La dernière chose à laquelle il s’attendait, c’était à ce que l’autre le frappe. Il avait la carrure d’un mec à partir en courant, pas à coller une droite à un type d’une tête de plus que lui. Le premier coup était timide, presque retenu. Le second, bien plus assuré, le cueillit au coin de l’arcade sourcilière. Le dealer sentit le métal froid des nombreuses bagues de son interlocuteur ouvrir sa peau et riper sur son os. Il laissa échapper un grognement, gardant la tête tournée pendant une demi-seconde, sonné, tandis que le coude de son agresseur venait s’écraser contre sa lèvre inféreure qui éclata contre ses dents. Le brun sentit le gout métallique du sang lui remplir dans bouche alors que le jeune avançait déjà sa main pour fouiller ses poches. Comme souvent, son chien réagit plus vite que lui et se précipita pour saisir la cheville de l’adolescent entre ses crocs. Reprenant rapidement ses esprits, Zakhar profita de sa surprise pour lui coller un coup de genou bien pensé dans la partie la plus fragile de son anatomie. Le type hoqueta et se plia aussitôt en deux avant de se laisser tomber sur le côté, grimaçant de douleur. Zak lui colla un coup de pied dans les côtes avant de se pencher et de sonder les poches de son jean. Il en tira un billet de 5000 roubles qu’il empocha aussitôt avant de se redresser. « Trouve-toi un autre pigeon pour ta came, connard. » Il cracha du sang par terre et tourna les talons, faisant signe à Loki ,-qui n’avait pas lâcha la jambe du jeune-, de le suivre.

« Putain de connard. Fais chier. » Zakhar s’essuya la bouche du dos de la main, rageant intérieurement. Il s’était fait avoir comme un débutant, son amour propre en prenait un coup. Il avait l’arcade et la lèvre ouverte, mais même si ce n’était pas très joli à voir, ce n’était rien de bien méchant. Il en avait vu d’autres et s’était toujours débrouillé tout seul. Il mettrait un coup de vodka dessus pour désinfecter s’il fallait, et l’affaire serait jouée. La première chose qu’il fit en regagnant le squat fut de chercher un tissu propre, -ou disons pas trop dégueulasse -, parmi l’amas de fripes qui jonchait le sol. Le hall était pratiquement vide, tous ou presque étaient soit parti se coucher, soit pas encore rentrés de leur nuit. Dès lors qu’il aurait trouvé de quoi se nettoyer, il irait s’arranger dans sa chambre, loin des curieux. Il était bien trop fier pour ainsi s’exposer.
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« Roxanne M. Levine »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Roxanne May Levine
→ ÂGE : 23 ans
→ PAPIERS : 23
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Saint-Pétersbourg
→ SITUATION : Célibataire
→ BOULOT : infirmière & bénévole



MessageSujet: Re: ROXY ϟ salt in the wound.   Sam 3 Mar - 14:10


J'avançais d'un pas hésitant, encore un peu endormie, et éblouie par la douce lumière du matin. J'étais complètement crevée car je n'avais pas beaucoup dormi. J'avais passé toute la nuit à l'hôpital, au service des urgences. C'était toujours comme ça les vendredi soirs. Des dizaines et des dizaines de jeunes allaient et venaient. Ils étaient tous dans un sale état. Certains avaient le visage couvert de blessures et de sang, d'autres n'arrivaient même plus à tenir debout, certains ne se rappelaient même plus leur nom. La plupart venaient seuls, complètement paumés, n'attendant qu'une chose: qu'on s'occupe d'eux. D'autres étaient accompagnés par leurs amis qui étaient, pour la plupart, également dans un sale état. Ça me faisait tellement mal de voir tous ces jeunes se détruire alors qu'ils étaient à peine plus jeunes que moi. Ils avaient toute la vie devant eux et ils finissaient déjà dans la rue, à boire et à se droguer comme si c'était les seuls plaisirs qu'il leur restait.

Une plainte s'échappa de mon estomac. J'étais sortie sans prendre de petit-déjeuner, de peur de ne pas avoir assez de temps pour passer au squat. Mais là il fallait absolument que j'avale quelque chose, sinon je n'allais jamais tenir jusqu'à midi. Je passais donc vite dans une petite boulangerie pour acheter un pain au chocolat que je fourrai en vitesse dans mon sac. Puis je repris ma route en direction du squat.

Les rues étaient désertes mais elles portaient encore des traces de la nuit passée: des canettes de bières, des bouteilles brisées et autres déchets jonchaient le sol. Quelques poubelles étaient renversées. Et une odeur de vomit me piquait les yeux. J'arrivais facilement à imaginer quelle genre d'ambiance il y avait dans le coin. Quelque chose d'électrique, qui te donne des frissons mais qui te donne aussi une certaine force, celle qui te maintient en vie.

J'entrai dans le squat qui était, comme d'habitude à cette heure, complètement désert. Les habitants étaient tous en train de dormir. J'attendais toujours une bonne demi-heure, voire une bonne heure, avant que quelqu'un ne se réveille. Mais aujourd'hui j'avais malheureusement moins de temps à leur consacrer car je devais me rendre plus tôt au travail. Je passai donc en vitesse pour voir si tout allait bien. Je passai la porte d'entrée et entrai dans le hall principal. Comme d'habitude, une odeur de bière, d'alcool et de cigarette me remplit les narines. Je me dirigeai vers mon sofa habituel en attendant de voir si quelques squatteurs allaient pointer le bout de leur nez et pour, enfin, manger mon pain au chocolat.

Je me figeai sur place en découvrant qui s'était endormi sur le sofa. Zakhar... Je découvris avec horreur qu'il avait le visage couvert de sang. Je m'approchai un peu pour examiner l'état de son visage. Il avait l’arcade sourcilière ouverte et sa lèvre inférieure saignait encore. Un sentiment de culpabilité m'envahit. Si j'avais su dans quelles conditions il vivait, j'aurais fait tout mon possible pour le retrouver plus tôt. Je m'inquiétais aussi. Se faisait-il souvent frapper ? Avait-il beaucoup d'ennemis par ici ? Et qui pouvait bien lui en vouloir ? Je me sentais impuissante. Je voulais absolument l'aider. Mais comment faire alors que je n'osais même pas lui adresser la parole ?
Je m'assis dans un fauteuil, en face de lui, et commençais à sortir de ma sac des sparadraps, du désinfectant et de la crème cicatrisante. J'étais là, avec tout mon petit attirail posé sur les genoux, à attendre qu'il se réveille. J'étais décidée à ne pas quitter le squat avant de l'avoir soigné. C'était la moindre des choses que je pouvais faire. Et j'y tenais.
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« Zakhar M. Levine »
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→ NOMS COMPLETS : Zakhar Maksim Levine.
→ ÂGE : 22 ans.
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MessageSujet: Re: ROXY ϟ salt in the wound.   Sam 3 Mar - 23:39

Zakhar se pencha pour ramasser ce qui était vraisemblablement un chiffon, ou du moins un morceau de tissu informe, qui s’il avait été un vêtement par le passé, n’en avait alors plus aucune ressemblance. La pièce était un véritable champ de bataille, on y trouvait de tout. Il arrivait de temps à autres que de nouveaux squatteurs arrivent, s’installent comme ils pouvaient, et que l’on n’entende plus jamais parler d’eux. On ne savait jamais trop ce qu’ils devenaient, ces squatteurs fantômes, - qu’ils soient simplement partis, arrêtés ou même morts -, toujours est-il qu’ils ne revenaient pas. Ils laissaient ainsi toutes leurs affaires à la merci des autres habitants, qui se prenaient ce qui les intéressaient et éparpillaient le reste. Au squat, c’était souvent chacun pour soi. Il valait mieux éviter de laisser trainer ses effets personnels, surtout quand on savait tous ces charognards qui trainaient. Zakhar avait la chance de bénéficier d’une notoriété suffisante pour que personne ne s’amuse à venir lui piquer des trucs, parce qu’il s’énervait vite, et qu’il était armé. Cela ne l’empêchait pas d’être méfiant, et il s’attachait à ranger ce qui lui était précieux dans une petite boite fermée à clé, et cachée dans sa chambre.

Il secoua le tissu dans le vide afin de le débarrasser de la poussière qui s’était accumulée et le roula en boule entre ses doigts. C’était juste histoire d’essuyer le sang sur ses mains. Il n’avait pas envie de dégueulasser ses fringues, sa garde robe n’était pas suffisamment remplie pour qu’il puisse se permettre ce luxe. Le chiffon serré dans son poing, il frotta le dos de sa main gauche avec une certaine vigueur. Le sang avait séché, il lui faudrait de l’eau pour le faire partir. A nouveau, il pesta intérieurement. Il était complètement crevé et n’avait qu’une seule envie : monter se coucher, et non pas essuyer les frasques d’un adolescent en crise. Agacé, le brun lâcha l’affaire et expédia le chiffon plus loin dans la pièce avant de se laisser tomber sur le canapé se trouvant derrière lui en soupirant. Il se frotta les yeux, peinant à les garder ouvert et finit par s’allonger de tout son long, les pieds posés sur l’accoudoir, la tête calée au creux du dossier. Loki vint aussitôt se coucher au sol, près de lui et Zakhar, les yeux mi-clos, laissa pendre son bras dans le vide afin de pouvoir le caresser entre les oreilles. Son chien était très certainement l’ami le plus fidèle qu’il ait eu depuis le temps qu’il vivait dans les rues de Saint-Pétersbourg. Il avait des amis, ayant une certaine facilité à s’entendre bien avec presque tout le monde, mais il était toujours un peu méfiant. La rue, c’était la jungle. Les plus forts s’imposaient, les plus malins quant à eux savaient survivre dans ce monde sans avoir à se battre pour se faire respecter, et les plus faibles se faisaient écraser. D’une certaine manière, quel que soit le nombre d’amis dont on s’entourait, on était toujours un peu seul. Ça n’était pas plus mal. Il s’était toujours débrouillé sans l’aide de personne, et s’il appréciait la compagnie, il n’avait pas besoin des autres pour exister.

Il s’assoupit à peine dix minutes, grand maximum, le temps d’un battement de paupières. Il était dans un état de demi-sommeil, plutôt agité. Ses yeux se mouvaient rapidement derrière ses paupières closes et ses doigts étaient prit de temps à autres de contractions involontaires, comme des petits spasmes. Il se trouvait dans cette phase où l’on n’est plus éveillé, mais où l’on n’est pas tout à fait endormi non plus. Il percevait encore l’extérieur, mais de loin. Les sons lui parvenaient brouillons et flous, comme un écho. Son chien, quant à lui, dormait profondément, étalé de tout son long sur le sol du hall. Il se sentit soudain observé et se réveilla brusquement. Il ouvrit les paupières et sursauta presque en remarquant la jeune femme qui se trouvait assise face à lui et qui le fixait silencieusement. Le jeune homme se redressa aussitôt et se frotta les yeux pour éclaircir sa vision troublée par ses quelques minutes de somnolence. Il mit un instant avant de la reconnaitre. Il l’avait déjà vue à de nombreuses reprises, elle était souvent dans les parages pour s’assurer que tout le monde se portait bien. Un genre de Mère Theresa. Son prénom lui échappait. Le jeune homme fronça les sourcils en croisant son regard et il se plaça immédiatement sur la défensive. « Qu’est ce que tu veux ? » lâcha t’il, irrité. Il n’aimait pas l’idée que quelqu’un soit resté là, à le regarder, alors qu’il dormait. Il s’en voulait de s’être endormi sur le canapé, à la vue de tous. Il était sans doute un peu parano, mais il vivait avec cette crainte perpétuelle qu’un malade vienne l’égorger dans son sommeil, même si au vu de tout ce qu’elle avait sur les genoux, ce n’était pas ce qu’elle avait prévu de faire.
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MessageSujet: Re: ROXY ϟ salt in the wound.   Lun 5 Mar - 16:54

Le jour se levait gentiment, caressant le visage encore endormi de Zakhar. J'y retrouvais les mêmes traits que ceux de mon père. Et il avait cette expression, ce petit air mystérieux, qui me faisait penser à ma mère. Je le regardais et ne pouvais m'empêcher de m'en vouloir. Si j'avais su dans quelles conditions il vivait, j'aurais fait tout mon possible pour le retrouver au lieu de me morfondre. J'avais l'habitude de voir des jeunes dans sa situation, cela m'attristais bien entendu et je faisais du mieux que je pouvais pour les aider. Mais voir mon propre frère dans cet état-là, imaginer tout ce qu'il avait pu endurer pendant que je vivais tranquillement ma petite vie, cela me rendait malade. Depuis que je savais qu'il habitait au squat, une amertume avait rempli mon coeur. Comment mes parents avaient-ils pu l'abandonner alors qu'il n'était qu'un enfant ? C'était tellement cruel. Mais je ne pouvais me résigner à lui dire qui j'étais. Je redoutais sa réaction. J'avais peur qu'il ne comprenne pas, qu'il se méfie ou, pire, qu'il disparaisse à nouveau.

Je ne sais pas exactement pendant combien de temps je restai là, à me torturer l'esprit. J'étais plongée dans mes pensées. Je poussai donc un petit cri de surprise lorsque je remarquai que j'avais posé mes pieds juste à côté de la queue d'un chien. Je me détendis lorsque je reconnus le chien de Zakhar. Je l'avais vu plusieurs fois se promener avec. Je souris. Je ne savais pas si Zakhar avait beaucoup d'amis au squat, mais au moins il avait ce chien. Et l'idée qu'il n'était pas vraiment tout seul me rassura quelque peu.

Zakhar se réveilla d'un coup et sembla très surpris de me voir là. Ce que je comprenais un peu. Je n'aurais pas beaucoup apprécié non plus que quelqu'un m'observe pendant que je dormais. Il me fixa un instant avant de me demander ce que je voulais. « Je... J'ai vu que tu étais blessé et j'attendais que tu te réveilles pour te soigner. », répondis-je en pesant mes mots comme si je récitais une poésie. C'était la première fois que je lui adressais la parole. Cela peut paraître stupide mais une grande joie m'envahit. J'avais enfin réussi à lui adresser la parole. Et pour moi, le simple fait qu'il me regarde valait plus cher à mes yeux que tout ce que je possédais.
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MessageSujet: Re: ROXY ϟ salt in the wound.   Ven 9 Mar - 21:36

Zakhar s’était rapidement désintéressé de la jeune femme qui lui faisait face pour fouiller ses poches avec une certaine précipitation. Il ne pu retenir un soupir de soulagement lorsque ses doigts entrèrent en contact avec le papier froissé des billets qu’il avait rangé dans la poche de son jean. La crainte que quelqu’un ai pu lui piquer pendant qu’il dormait venait de lui effleurer l’esprit. C’était pour cette raison principalement qu’il évitait de s’endormir sur les canapés, en plein milieu du hall. C’était un lieu de passage : les habitants faisaient des allées et venues régulières, tout comme un grand nombre d’illustres inconnus qui venaient seulement s’abriter le temps d’une nuit ou deux. Il y avait des chambres à l’étage, c’était plus tranquille, surtout quand il avait de l’argent sur lui. Il y avait des gens bien au squat, il y avait des amis et des proches, mais l’endroit était aussi plein de pourris prêts à couler les autres pour garder la tête hors de l’eau. C’était comme ça, c’était tuer ou être tué.

Le jeune homme prit un instant pour lisser vaguement les plis de son pull, histoire qu’il ressemble moins à un torchon auquel on aurait cousu deux manches, et se passa presque machinalement la main dans les cheveux, se battant un instant avec les épis et les mèches rebelles qui tombaient sur son front. Puis il caressa son visage mal rasé, frémissant lorsque ses doigts effleurèrent sa lèvre encore enflée. « Je... J'ai vu que tu étais blessé et j'attendais que tu te réveilles pour te soigner. », Le brun haussa les sourcils, mi-surprit, mi-amusé. Il secoua la tête. « Ça va, je me débrouille. » Il n’avait pas besoin d’aide, ce n’était rien, il en avait vu d’autre. Il songea qu’elle devait s’ennuyer, qu’elle cherchait sans doute d’autres petits chiots abandonnés à pomponner, mais il n’avait pas besoin de son aide. Depuis dix ans qu’il trainait dans les rues de Saint-Pétersbourg, il s’était toujours débrouillé tout seul, et ce n’était certainement pas aujourd’hui que ça allait changer. Il nota tout de même son air un peu dépité. « C’est trois fois rien en plus. » se sentit-il presque obligé d’ajouter, comme pour s’excuser. Il ne pouvait s’empêcher d’être un peu étonné : pour l’avoir vu en action à de nombreuses reprises, il avait imaginé qu’elle serait moins timide que cela. Il fallait dire que même les plus gros durs se laissaient tripoter sans broncher. Peut-être était-ce parce qu’ils n’avaient pas ressenti le contact d’une femme depuis longtemps … Zak n’en savait rien, en tout cas, elle lui avait semblée tout à fait à l’aise avec eux. Mais là, c’était comme ci elle avait peur de lui, qu’elle n’osait pas s’avancer. Il n’allait tout de même pas la mordre.

Le jeune homme lui lança un petit sourire contrit et jeta un œil à son chien qui dormait, roulé en boule aux pieds du fauteuil. Il leva les yeux au ciel. Tant pis, il le laisserait dormir ici, il viendra quand il aura faim. Zakhar commença à se lever, sur le point de quitter les lieux.
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