AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 LEX ϟ diplo rhythm.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
IDENTITY CARD

« Zakhar M. Levine »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Zakhar Maksim Levine.
→ ÂGE : 22 ans.
→ PAPIERS : 528
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Vassilievski, le squat.
→ SITUATION : en relation libre avec ma main droite.
→ BOULOT : boss d'une multinationale de dealers. 8D



MessageSujet: LEX ϟ diplo rhythm.   Dim 29 Jan - 22:56



Zakhar enfonça ses poings dans ses poches. Il faisait déjà nuit, mais les rues de Saint-Pétersbourg étaient plus vivantes que jamais. Il avait passé toute la soirée à refiler ses petits sachets à tous les camés du quartier qui étaient venus quémander, le regard halluciné et les mains tremblantes. Et chaque fois qu’il empochait leurs billets froissés, il espérait secrètement ne jamais finir comme eux, comme un déchet, une épave humaine, se défonçant chaque soir jusqu’au blackout. Il aurait pu continuer à bosser une bonne partie de la nuit, ce n’était pas les clients qui manquaient, mais il était terriblement fainéant, et il avait décrété que le jeudi soir serait son jour de congé. De toute façon, il y avait suffisamment de gens qui bossaient pour lui pour qu’il puisse se permettre de ne rien glander et d’empocher le fric le lendemain. Les dures lois du business, en somme.

Il faisait super froid en plus. Il n’y avait quasiment plus de neige sur les trottoirs, balayés par les allées et venues incessantes des passants, mais c’était encore assez glissant pour se ramasser la tronche sur le bitume si on ne faisait pas gaffe. Et il avait une réputation à tenir lui, il était hors de question qu’il ne se mange le trottoir parce qu’il n’était pas foutu de mettre un pied devant l’autre. Zakhar s’arrêta une seconde et fouilla l’intérieur de sa poche pour en tirer un paquet de Marlboro abimé et plus ou moins écrasé. Il attrapa une cigarette tordue entre ses doigts, l’observa avec perplexité pendant un instant, haussa les épaules et la prit entre ses lèvres avant de l’allumer en protégeant la flamme du vent. Il en prit une bouffée avant d’en expirer la fumée tiède vers le ciel noir et de reprendre sa route d’un pas nonchalant.

Ses pas le portèrent devant un bar tranquille du quartier, ni trop populaire, ni trop mal famé. De toute façon la nuit était encore trop jeune pour qu’il y ait déjà des vieux clochards évanouis sur le comptoir, ou endormis la tête dans la cuvette. Le brun termina rapidement sa clope, écrasa le mégot encore fumant du talon en entra. Il faisait chaud, c’était agréable. Les hivers russes étaient vraiment pires que tout. Le jeune homme couvrit l’ensemble de la salle du regard tout en se dirigeant tranquillement vers le bar. Tout en s’installant, il retira sa veste, commanda un whisky et en profita pour jeter un œil au cul du barman tandis qu’il lui tournait le dos.

Zakhar déposa un billet à moitié plié sur le comptoir et prit une gorgée de sa boisson, appréciant la saveur brulante de l’alcool s’écoulant dans sa gorge. Il tapota son verre du bout des doigts, tout en se demandant quelle heure il pouvait bien être. Sans doute minuit, peut-être une heure, grand maximum. Il n’avait pas sa montre, et encore moins de portable. Il n’en avait pas l’intérêt, déjà c’était largement au dessus de ses moyens, et ensuite, si quelqu’un voulait lui parler, il savait où le trouver. Il se perdit dans ses pensées pendant quelques instants.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Orlando Lex Hutchinson »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Orlando Lex Hutchinson
→ ÂGE : 21 ans
→ PAPIERS : 48
→ LIEU DE RÉSIDENCE : la ville
→ SITUATION : dans une belle merde
→ BOULOT : pas légal



MessageSujet: Re: LEX ϟ diplo rhythm.   Mer 1 Fév - 18:50


Ça faisait longtemps que je n'avais pas été dans un bar, je m'ennuyais de l'ambiance étouffante, de cette chaleur moite et de l'odeur un peu répugnante d'alcool mélangé à la sueur. Aujourd'hui, j'avais fait un peu de profit pour pouvoir manger, mais quand onze heures sonna et que je me retrouvai en face d'un petit bar tranquille, ma faim se transforma en soif. Ma gorge se noua comme celle d'un alcoolique dès qu'il voit un verre de whiskey. Je n'avais jamais été réellement attiré par l'alcool, mais depuis ma déchéance dans la drogue, c'était devenu un moyen pour moi de résister à l'envie de consommer mon propre stock à vendre. Je me sentais quand même mal quand je vendais et que je leur donnais un prix plus haut que ce que j'allais remettre au dealer, mais je devais survivre aussi et dans ce bas-monde, si tu ne penses pas à toi, personne ne le fera. J'avais appris cela à mes dépens et j'en payais aujourd'hui ― amèrement ― les conséquences. Mais ce soir, ma soif pour l'alcool devint plus grande que ma faim, et dépassa même la raison. J'étais une merde, mais une merde encore consciente de son état, et j'avais besoin d'oublier que je n'allais pas rentrer dans mon appartement, mais que j'allais retourner errer dans les rues jusqu'à ce que mon corps s'écroule de lui-même dans un coin jusqu'au lendemain. L'hiver est aride en Russie, et encore plus quand on est à la rue comme moi. Mes lèvres étaient gercées par le froid et les morsures qu'elles subissaient à longueur de journée. Je les humectai du bout de ma langue pâteuse et me décidai à entrer, juste pour un verre.

Le bar était presque vide mais l’ambiance n’avait pas changée depuis mon souvenir. L’air était lourd d’arômes d’alcool et la chaleur humide réchauffa instantanément mon visage rouge de froid. Derrière le comptoir, un homme essuyait un verre. Avec des gestes rendus naturels par la répétition, il le déposa sur une tablette, en prit un autre mouillé et l’essuya avec deux-trois mouvements rapides et précis. Il aligna tous les verres sur la tablette, puis en remplie une autre. J’étais perché dans l’entrée, encore indécis. Je savais que si je dépensais mon argent en alcool, je le regretterais le lendemain en sentant mon ventre gargouiller et qu’alors, ça m’obligerait à gonfler encore un peu le prix de ma drogue vendue à des nouveaux clients pour pouvoir me soutenir. Ou alors, ne pas manger ce soir voulait dire fouiller les poubelles demain. Je ne l’avais fait qu’une ou deux fois depuis que j’étais à la rue, mais ça me répugnait autant que de devoir faire mes besoins dehors, ou de devoir puer des jours durant et ne pouvoir me laver que lorsqu’un refuge avait de la place au centre-ville, et encore, il ne fallait pas qu’on me reconnaisse parce que sinon, je risquais de me faire jeter en dehors avec un coup de pied aux fesses. Je me balançais sur la sole de mes pieds congelés dans mes espadrilles trouées, tandis que ma circulation sanguine se réchauffait petit à petit, mon esprit s’embrumait encore plus.

Le barman finit par me dire que si je ne prenais rien à boire, je devais déguerpir. Alors ma décision fut prise avant même que ma conscience n’intervienne et j’avançais à petit pas chancelants jusqu’à un tabouret. Prenant place au bar, celui qui le tenait me lança un drôle de regard, comme s’il attendait quelque chose de moi, et je réalisai soudain qu’il attendait ma commande. Je lui demandai ce qu’il y avait de moins cher en alcool et il me servit une bière infecte qui goûtait aussi bon que les vieilles chaussettes mouillées que j’avais déjà du manger quand j’étais enfant en jouant à «cap ou pas cap» avec des amis. Le souvenir en ranima d’autres qui affluèrent à mon esprit, mouillant mes yeux malgré moi. J’essuyai mon nez sur ma manche en reniflant grossièrement, et le temps commença à passer. Après ma première bière, j’en commandai une autre, et le bar commença à se remplir petit à petit. Un jeune homme entra, l’air aussi pouilleux que moi, on se reconnaissait facilement à nos allures dégingandées et notre air blasé, fatigué, intouchable pourtant. Je le fixai sans le vouloir s’asseoir au bar, commander à boire et payer le barman. Il ne me jeta même pas un regard, et il semblait perdu dans ses pensées, moi aussi je fis de même, mais mes yeux couleur d’océan étaient toujours posés sur lui, détail que j’avais oublié.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Zakhar M. Levine »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Zakhar Maksim Levine.
→ ÂGE : 22 ans.
→ PAPIERS : 528
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Vassilievski, le squat.
→ SITUATION : en relation libre avec ma main droite.
→ BOULOT : boss d'une multinationale de dealers. 8D



MessageSujet: Re: LEX ϟ diplo rhythm.   Ven 3 Fév - 21:29

Zakhar sirotait son whisky à petites gorgées, savourant chaque fois la sensation de chaleur intense que cela lui procurait. Ce n’était pas un gros buveur, mais quelques verres de temps en temps pour se changer les idées, c’était agréable. Et il fallait avouer que se trouver dans un bar avait beaucoup plus de charme que de se siffler une bouteille de vodka tout seul sur un canapé miteux comme un clochard alcoolique. Alors oui, Zak se droguait bien souvent seul,- trop accro à ses petites pilules pour attendre que quelqu’un ne daigne lui faire l’honneur de partager ces moments avec lui -, mais il ne se soulait pas seul. Déjà parce que ses moyens ne lui permettaient pas de se cuiter tous les soirs de la semaine, et ensuite parce qu’il était généralement malade le lendemain. C’était triste à dire, mais il faisait partie de ceux qui se réveillaient le matin avec une gueule de bois magistrale, un mal de crâne à tomber par terre, et une terrible envie d’aller se pendre. Il enviait les types qui, comme Judicaël, se réveillaient frais comme la rose, et prêts à remettre ça le soir même. Mais son organisme avait décidé de ne pas suivre son mode de vie.

Cela pouvait paraitre étonnant que quelqu’un comme lui ait encore de l’argent à claquer dans des bars, mais financièrement parlant, Zakhar n’était pas le plus à plaindre du squat. Depuis près de dix ans qu’il vivait dans les rues de Saint-Pétersbourg, il avait apprit à se débrouiller pour ne jamais manquer de rien. Sans avoir les moyens de s’assurer une vie cosy et pépère de citoyen, il parvenait tout de même sans trop de problèmes à subvenir à tous ses besoins, et à se permettre quelques extras avec l’argent qu’il lui restait. Par ailleurs, son boulot de dealer lui rapportait pas mal, parce qu’il bossait depuis longtemps, qu’il avait acquit une certaine notoriété, et qu’il s’octroyait le quasi monopole du squat. Et s'il avait du mal à boucler le mois, il arrivait qu'il vole un sac à main dans les hauts quartiers ; allez savoir pourquoi, les riches se baladaient toujours avec une fortune sur eux. Il avait souffert de la faim les tout premiers mois, parce qu’il n’avait pas l’habitude, qu’il s’organisait mal, mais au fil du temps, il avait développé les réflexes de survie de base et se comportait désormais tel un écureuil, entassant dans ses affaires des boites de conserve et autres aliments non périssables, qu’il pouvait acheter au rabais et garder tout l’hiver. Et il avait fait savoir clairement aux autres squatteurs qu’ils n’avaient pas intérêt à essayer de lui piquer des trucs parce que ça risquerait de très mal se passer, parce qu'il était armé, et qu'il ne se gênait pas pour le faire savoir. Néanmoins, il était tout de même méfiant, c’est pourquoi il avait mit le plus important – c'est-à-dire son fric et sa came – dans un coffre sous clé, et qu’il laissait son chien monter la garde. De toute façon, le chien est le meilleur ami du clochard, c’est bien connu.

Il prit une nouvelle gorgée d’alcool, les paupières mi-closes sur ses yeux bleus-gris. Au bout de quelques instants, il commença à avoir la désagréable impression que quelqu’un l’épiait, sentant un regard inquisiteur braqué sur lui. Il fronça les sourcils et leva la tête avant de jeter un coup d’œil au jeune homme qui l’observait depuis un moment. Zak l’ignora dans un premier temps, se détournant presque aussitôt. Quelques secondes passèrent avant qu’il ne termine son verre d’une traite, l’air visiblement agacé, et ne se retourne une seconde fois.

« Tu cherche quelque chose ? »

Il plissa les paupières, l’interrogeant du regard, en profitant pour le détailler sous toutes ses coutures. Brun, l’air morne, des yeux aussi bleus que l'océan, mais l’air absent, comme s’il le regardait sans vraiment le voir. Squatteur sans aucun doute, au jugé de son apparence négligée, de cette expression qu’il avait sur le visage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

IDENTITY CARD

« Contenu sponsorisé »



MessageSujet: Re: LEX ϟ diplo rhythm.   

Revenir en haut Aller en bas
 

LEX ϟ diplo rhythm.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
squat my mind :: Ô SAINT-PETERSBOURG ! :: ❖ Kalininski arround... :: restaurants & bars-