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 Are you ready for the war ?

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« Natalia Y. Dajmanova »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Natalia Yasmin Dajmanova
→ ÂGE : 20 Ans.
→ PAPIERS : 51
→ LIEU DE RÉSIDENCE : De retour dans le squat.
→ SITUATION : Pas de sentiment, que du sexe. Ca fait moins mal.
→ BOULOT : Femme de chambre & nourrice



MessageSujet: Are you ready for the war ?   Dim 22 Jan - 20:51

« Judicaël & Natalia »


Il faisait froid, j’avais les mains congelés, les pieds congelés, le nez congelé, j’étais congelée de la tête aux pieds en fait. C’était étrange, j’étais née ici, dans ce pays, pourtant, je n’étais jamais parvenue à m’habituer à cette putain de température. Le froid me compressait les tempes, mes poumons semblaient être sur le point d’exploser, j’allais tout simplement crever. J’avais fait du stop pendant plus de deux jours, et si habituellement j’adorais ça, là, ça m’avait réellement gonflée. J’étais tombée sur des cons, des types pensant pouvoir me baiser, des bonnes femmes me racontant leur vie, des paumés qui ne savaient même pas où aller -que ce soit pour la route ou pour leur vie- des grincheux, des tarrés qui conduisaient comme des merdes, et le connard par excellence qui avait tenté de me tirer mon sac. Résultat, j’avais du sauter en marche, j’avais atterri sur un chemin en pierre, m’étais ravagé la moitié d’une épaule, avais fait un putain de trou à mon jean, j’avais les nerfs. Mais là, observant devant moi, j’étais enfin apaisée. En effet, face à moi se trouvait mon chez moi, celui qui m’avait tant manqué durant ces derniers mois: le squat. En regardant cet immense HLM, je me demandais comment j’avais pu être assez conne pour tout plaquer du jour au lendemain, me tirer comme ça, abandonner ce petit coin de paradis. J’étais vraiment heureuse et soulagée d’être de retour. La seule ombre qui aurait pu ternir ce joli tableau avait disparu et croyez-moi, je n’aurais pas pu rêver mieux. Un clope à la main, j’observai les passant, je regardais du coin de l’œil ceux qui entraient dans le bâtiment, ceux qui en sortaient. Les visages ne m’étaient pas tous inconnus, je parvenais à reconnaitre deux trois personnes que j’avais fréquentées dans le passé, mais j’étais surprise de voir qu’il y avait eu de nombreux nouveaux arrivants. Après une dernière taffe, je jetais ma clope aux pieds de mes boots, l’écrasais, et pris mon sac à dos. Je n’avais pratiquement rien, j’avais tout laissé dans la ville que je venais de quitter, après tout, pourquoi s’encombrer ? Je n’étais pas matérialiste, et surtout, je n’avais rien de valeur, rien à quoi m’attacher corps et âme. J’avançais d’un pas décidé jusqu’à la porte du vieil immeuble, je la poussais, et inspirais profondément une bonne bouffée d’oxygène. Certes l’endroit n’était pas l’endroit le plus parfait où vivre, mais il me convenait parfaitement, je ne pouvais espérer mieux, surtout pas maintenant, dans ma situation. Je commençais à monter les escaliers, saluant ceux que je croisais, j’entendais déjà des murmures autour de moi, mon retour ne resterait pas discret longtemps et c’était tant mieux. J’étais décidée à reprendre ma place parmi tous ces gens, à leur montrer qui j’étais, et à leur faire comprendre que désormais, il allait falloir faire avec moi dans les parages. Arrivant au troisième étage, je décidais de m’installer. Je commençai à chercher un endroit libre, poussant les portes une à une, lorsqu’enfin j’aperçus un endroit disponible. La pièce était vide, personne n’était là pour me déranger, et c’était plutôt tant mieux. Je jetai mes affaires sur le matelas qui se trouvait dans un coin, assez éloigné des autres. Alors que je m’approchai d’une fenêtre crasseuse pour observer au dehors, j’entendis des pas derrière moi, des pas qui stoppèrent leur avancée dès qu’ils m’aperçurent. Et puis, le silence, régnant, planant tel un faucon prêt à s’abattre sur sa proie. Un léger courant d’air vint apporter une odeur que j’aurais pu rencontrer entre mille. Mon cœur se serra, mes poings firent de même, et je fermai les yeux quelques instants. Ce ne pouvait pas être possible, pas déjà, pas maintenant. Il ne devait pas être là, Demitri me l’avait juré. Lentement je fis demi tour pour me rendre compte par moi-même de la réalité. Et cette dernière m’explosa en pleine tête. Judicaël était bien face à moi, il ne s’était jamais barré, il n’avait jamais mis les voiles, non, il habitait toujours ici. Mon regard s’emplit de haine à sa vue, je sentais mon cœur battre de plus en plus vite. Face à face, à quelques mètres, nous nous observions en chien de faïence, sans parler, j’avais l’impression qu’il était pétrifié, sans doute ne s’attendait-il pas à mon retour. « Tu comptes me regarder encore longtemps avec cet air de débile profond ? » Ma voix avait claqué dans l’air comme le fouet dans l’arène. J’étais sèche, et j’étais mauvaise, mais il n’avait encore rien vu. Même si des centaines de sentiments différents se bousculaient en moi -l’envie de le baffer, de le tuer, de pleurer, de crier, de lui sauter dessus, de me jeter dans ses bras, de l’insulter, de le rabaisser plus bas que terre, de l’embrasser, de le sentir contre moi, de le poignarder- j’étais décidée à me contrôler. Il m’avait fait trop de mal, si j’étais partie, c’était à cause de lui, si j’avais vécu des choses horribles après son départ, c’était encore à cause de lui, je le haïssais de l’avoir tant aimé, je le haïssais qu’il m’ait brisée, et je ne comptais lui faire aucun cadeau. Une nouvelle fois, d’une voix sèche j’ajoutais: « Bon c’est bon, t’as vu que j’étais de retour, maintenant tu peux te casser retourner voir tes petites putes, je te retiens pas. » Oh putain qu’est-ce que je l’aimais, oui, même après tout ce temps, je l’aimais et je le désirais, mais pour l’instant, l’heure était aux règlements de compte, et à la haine. Viens Judicaël, viens jouer avec moi, tu sais très bien qu’à ce petit jeu là, je suis loin d’être la plus nulle.
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« Judicaël V. Otrovski »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Judicaël Volodia Otrovski. (Ou Sacha Romanov, mais ça date.)
→ ÂGE : 20 ans.
→ PAPIERS : 477
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Vassilievski. Dans le squat, wesh.
→ SITUATION : En orgie sexuelle. Disons que mon lit n'est jamais vide, et pourtant mon coeur est pris par quelqu'un que je ne nommerai pas.
→ BOULOT : Oganisateur de raves, chef autoproclamé (mais pas tyran) du squat, et chieur à plein temps.



MessageSujet: Re: Are you ready for the war ?   Mer 15 Fév - 14:45

; j'irai crucifier ton corps.


Une bonne journée s'annonçait au squat. Le soleil perçait à travers les vitres crasseuses de ma chambre et j'avais même l'impression qu'il faisait moins froid que d'habitude. Bien entendu on se les gelait toujours, mais on était en Russie, fallait pas s'attendre à un miracle de canicule, surtout en plein milieu du mois de janvier. Pour une fois, j'avais dormi seul, y'avait pas eu de fête hier soir et j'étais retourné à ma chambre. Ca devait être une des rares fois depuis plus d'un an que je me tapais pas une meuf différente tous les soirs. Depuis que Natalia est partie. Et ca y'est, je repensais à elle comme un con, moi. Je pensais que ça allait être une bonne journée, mais son souvenir revenait toujours vers moi comme un putain de fantôme. Ouais, je m'en voulais à mort. Encore, comme un sale niais. D'habitude, les meufs, ça s'en allait, elles revenaient toujours dans mon lit, puis je les oubliais de suite. Pas elle, pas Nat. Elle est jamais revenue. Depuis une année, une putain d'année entière, peut être même plus. Je comptais pas, même si j'en crevais de plus l'avoir à mes côtés. C'était un manque, un manque immense, que je pouvais pas combler. Une meuf différente à mon bras tous les soirs ? Je m'en foutais, y'avait qu'elle dans mon crâne. Bon, comme d'habitude, je ruminais contre elle, contre moi même surtout. Fallait que je me lève. Un mec comme moi pouvait pas se permettre de rester au pieu toute la sainte journée, y'avait toujours un truc à faire, une personne à accueillir, une soirée à organiser, de la drogue à trouver. J'me suis donc levé, j'ai enfilé le premier truc qui venait comme d'hab. Et je suis descendu, fermant ma porte à clé, personne rentrait jamais dans ma piaule.

A moitié dans les vapes, j'suis descendu dans le hall du squat. J'ai serré des mains, salué, fait la bise, bref dit bonjour tout ça. Puis là, on m'entraîne à part. Débrief matinal, qui arrivait au squat aujourd'hui, fallait les renseigner et tout, c'était ça mon boulot. Mais là, mon pote avait l'air embêté. « T'as quoi, toi ? » je l'ai regardé, suspicieux, les bras croisé sur le torse. « C'est que... Jude... En fait, ce matin, j'ai vu que... Natalia était revenue. » il avait lâché ça dans un souffle, limite si j'avais pas eu une aussi bonne ouïe je l'entendais pas. « QUOI ? QUOI ? » je pouvais rien dire d'autre, abasourdi j'étais, je pouvais pas y croire. Elle ? Dans MON squat ? Elle, ici, qui revenait comme une fleur ? Putain, il manquait plus que ça. « Jude... » l'autre con restait là, sans savoir que dire. Je l'ai envoyé balader d'un revers de la main. « Dégage. J'te jure dégage ou j'vais t'en coller une. » Il me regardait avec des yeux ronds, comme si j'étais pas sérieux. « Mais BOUGE, BORDEL ! » Putain, je pouvais pas encaisser. J'ai couru jusqu'à ma piaule, le seul endroit où j'étais sûr de trouver personne. Puis j'me suis effondré contre un mur, la tête entre les mains, comme un gosse privé de dîner. J'étais paumé, j'étais un putain de paumé, je savais pas quoi faire, j'étais paralysé, totalement. J'avais tellement attendu et appréhendé ce moment. J'avais voulu qu’elle revienne, puis au final non, au final si. je l'aimais, je la détestais. Je voulais qu'elle disparaisse de ma vie à jamais, je voulais m'excuser, implorer son pardon, lui dire à quel point j'avais été con. Mais je restais un con, je voulais jamais m'excuser, c'était pas dans ma nature du tout. Mais putain, j'allais pas rester là comme un con à me morfondre. La confrontation devait se faire, c'était inévitable. Putain, qu'est ce que j'allais faire. Lentement, je me suis levé, je me suis redirigé hors de ma chambre, mais vers les chambres cette fois. Ouvrant des portes à la volée, je regardais si je voyais pas une belle blonde. Aucune trace de Nat. Quand enfin, je suis entré dans la pièce la plus grande de la baraque. J'avais décidé d'en faire le tour, et là. Elle était là. Je me suis stoppé net. Elle était de dos, mais je savais que c'était elle. Ironiquement, elle portait les même fringues que le jour où elle m'avait quitté. C'était peut être volontaire, qui sait. Je pouvais pas détourner le regard, je la fixais comme un abruti, moi qui ai toujours un truc à dire, n’importe quoi, une connerie ou une phrase ironique, là j'étais planté ici comme un con, puis elle se retourna. Putain elle était encore plus belle que dans mon souvenir. J'avais envie de hurler, de sortir d'ici en courant. En même temps, j'avais aussi envie de me la taper ou de lui dire des vieilles phrases de lover tout droit sortis d'un film. En moi, c'était le conflit, pire que la guerre du Golfe. Je devais avoir l'air d'un trisomique, super. Mon coeur battait si fort que j'ai à peine entendu la voix de Natalia lorsqu'elle me déclara d'un ton froid « Tu comptes me regarder encore longtemps avec cet air de débile profond ? ». Je vous avoue, je pouvais pas répondre sur le coup, j'avais la gorge nouée, ça me ressemblait pas. Mais putain, je savais pas quoi faire moi, j'étais à deux doigts de l'implosion. Ca vous est déjà arrivé de ressentir pour quelqu'un ce que je ressentais pour Nat ? Ce mélange de culpabilité, de haine, de mépris et de rancoeur, et surtout de l'amour, un putain d'amour qui détruisait tout le reste. Rien que quand je pensais à elle, j'étais comme submergé. Et là, elle était là. On était face à face. Depuis qu'elle avait claqué la porte, j'étais perdu. J'étais rongé par la culpabilité, mais j'allais pas m'excuser pour autant. J'ai toujours été un petit con égocentrique, sur ce plan là j'avais toujours pas changé. j'peux vous le dire, les grandes déclarations, c'était pas encore pour demain. « Bon c’est bon, t’as vu que j’étais de retour, maintenant tu peux te casser retourner voir tes petites putes, je te retiens pas. » Elle avait pas changé. Toujours la bonne vieille Nat, qui se la joue grand méchant loup. Je lisais toujours en elle comme dans un livre ouvert. Elle était plus maigre, elle avait l'air moins riche qu'avant, ses bagages étaient pas nombreux, elle avait du en vivre, des épreuves, avant d’atterrir au squat. Et pourtant, elle se démontait pas. C'était une des choses chez elle qui m'avait fait tomber amoureux d'elle, qui avait fait en sorte que j'étais toujours fou de cette nana. C'était une de ces choses qui faisaient que, actuellement, je me contrôlais au maximum pour pas lui sauter dessus et l'embrasser passionnément. « Bien, bien, bien. » Je commençais à rejouer, enfin, le choc de la voir était passé. Faisant les cent pas dans la pièce, je laissai le silence s'installer quelques secondes, puis la transperçai du regard. « Ravi de te revoir, Natalia. Oh, à propos de pute, t'as fait ta pute avec qui depuis que tu t'es barrée en chialant de mon squat ? » dis-je, l'air de rien. Je la voyais bouillonner intérieurement, je riais dans ma barbe. Pousser les gens à bout, c'était ma spécialité, je vous rappelle. Natalia échappait pas à la règle, quand bien même c'était la meuf qui me rendait dingue depuis des années . Elle voulait me chercher ? Bien, quand on cherche Judicaël, on le trouve.

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