AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar
IDENTITY CARD

« Felix Smith-Thomson »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Felix Charlie Isidor Smith-Thomson Dmitriev
→ ÂGE : 21 ans
→ PAPIERS : 267
→ LIEU DE RÉSIDENCE : chez Mark
→ SITUATION : Célibataire
→ BOULOT : Barman



MessageSujet: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Sam 14 Jan - 17:09



moskovski arround.

Je me souviens du soir de notre rencontre, comme si c'était hier. En réfléchissant, cela ne faisait pas si longtemps que cela. C'était au bar de Mark. J'avais l'habitude de voir beaucoup de clients quand je travaillais et même s'ils se ressemblaient tous, ils étaient à la fois tous différents.

Betty avait aussi ses particularités. C'était la première fois que je la voyais – ayant une mémoire visuelle, je savais déjà – quand mes yeux s'étaient posés sur elle que c'était la première fois qu'elle entrait dans ce bar. De ce fait aussi, que je ne l'oublierai jamais et que je me souviendrai toujours à quoi elle ressemble ; puis des détails qui fait d'elle une personne unique en son genre. Je l'avais servit une première fois, puis encore. J'avais deviné par ses manières qu'elle fréquentais le squat. Une sorte d'intuition, une façon d'observer et d'arriver à une conclusion souvent juste. Il fallait attendre neuf verres pour qu'elle soit fauchait et qu'elle commence à me charmer. Elle s'était présentée en tant que Betty et indiquait ne pas savoir où dormir ce soir. J'en voyais tous les soirs des numéros de son genre – sauf qu'au lieu de me désespérer, elle me faisait plutôt rire. Il y avait dans sa façon d'être, quelque chose qui m'attendrissait. Betty m'avait même accusé de l'avoir faucher – que je n'aurait pas dût la servir autant – en plus de son insulte à mon égard. Nous riions beaucoup jusqu'à la fin de mon service. Combien de fois avait-elle répété que squatter mon lit ne la dérangerait pas ? Dix fois peut-être...

Betty était attachante, collante aussi mais je m'en fichais. Je n'avais rien à faire après mon service et puis prit de compassion, je l'invitais à venir dormir à la maison. Mark n'y verrai aucun inconvéniants – et en plus n'avait rien à dire, ne lui demandant jamais son avis pour faire ce que je voulais. Il avait à peine fallu que je l'abandonne dans ma chambre le temps que j'aille chercher à manger car elle avait faim que je la retrouvais endormie dans mon lit – ses vêtements éparpillés par terre. J'avais rabattu la couette sur ses épaules et avait quitté la chambre pour venir dormir sur le canapé du salon. […] Mark me parlait souvent de Betty, me demandant si c'était ma petite amie. Je lui avais répondu que non, il souriait toujours comme un con.

*

En plus de se taper une nuit froide, il pleuvait. Cela ne serait pas étonnant de retrouver Saint-Pétersbourg sous une énième couche de neige fraîche au petit matin. Il était vingt-deux heures et je ne dormais toujours pas. Mark était devant le poste de télévision devant un match de foot avec trois canettes de bières déjà vides sur la table basse. Une nouvelle dans sa main. S'il était tranquille, je ne l'étais pas forcément. En fait – comme tous les soirs. En plus de m'inquiéter pour Maxence en sachant qu'il dormait dehors en ce temps de froid, il y avait aussi Betty. Je recherchais un appartement, jonglant entre onglets pour chercher l'affaire qui me ferait quitter la baraque de Mark. Je ne supportais plus vivre sous le même toit. On ne se parlait pas beacoup et rien n'allait me manquer. C'était certain. Je pourrais alors espérer héberger mon frère jumeau, et peut-être même Betty si elle acceptait de cohabiter avec nous deux. J'écoutais de la musique suffisament forte pour supporter le son de la télévision au rez-de-chaussée. On sonnait à la porte mais je ne bougeais pas. Que Mark aille ouvrir, cela lui ferait bouger son cul. J'entends la voix de Mark m'appeller du hall d'entrée.
    – ISIDOR ! Y A QUELQU'UN POUR TOI.
J'arrive en bas de l'escalier et m'avance jusqu'au hall d'entrée. Mark n'est plus devant la porte, fait chemin de retour et disparaît dans le salon. Je presse le pas et ouvre un peu plus la porte. Betty se tient devant moi – grelottante et toute mouillée à cause de la pluie. Un éclair se dessine dans le ciel et l'orage gronde. Je sers ma mâchoire et fronce les sourcils avant de l'inviter à rentrer.
    – VIENS TE RECHAUFFER. dis-je en refermant la porte derrière elle.
Je la prends par la main et l'entraîne jusqu'à l'étage. Je l'abandonne devant ma chambre pour aller dans la salle de bain chercher une grande serviette après lui avoir dit de m'attendre dans ma chambre où elle aurait plus chaud. Betty m'inquiétais – me pressant un peu plus dans ma décision de louer un appartement et de lui faire part de mon invitation.



© d'après modèle fiche de présentation, tous les droits reviennent à insidemysquat.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Betty M-J Hastings »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Betty Marie-Jeanne Hastings.
→ ÂGE : Dix-neuf piges.
→ PAPIERS : 41
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Le squat.
→ SITUATION : Baiseuse professionnelle. Ouais, libre mais libertine, en plus soutenu.
→ BOULOT : Parfois. Fait n'importe quoi quand il est question d'argent. Peut être prostituée, pianiste (même si elle n'a jamais touché un piano), arnaqueuse, dealeuse, peu importe.



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Mer 18 Jan - 20:37

Cheveux blonds désordonnés, visage blanchâtre. Le superficiel n'arrive plus à rattraper les dégâts, le mascara lui-même préfère se traîner sous ses yeux plutôt que de rester gentiment en place et faire sagement son boulot : embellir. Un peu trop maigre, un peu trop terne. Betty est irrécupérable, autant physiquement que mentalement, apparemment. Elle se sent irrécupérable. Gâchée à l'extérieur et à l'intérieur au fil du temps. Mais bon. Elle ne peut s'en prendre qu'à elle même. Elle ne quitte pas son propre reflet des yeux, se répète inlassablement dans sa tête qu'elle est infâme. Alors, le garçon avec qui elle était il y a quelques secondes sort de la cabine, lui adresse un signe de tête de formalité et quitte les toilettes. Ils se sont rapidement entendus, eux deux, parce qu'ils se sont aperçu qu'aucun d'entre eux ne souhaitait connaître la vie de l'autre, ni même discuter. Faut dire que Betty ne parle pas un mot du russe et lui d'anglais. Forcément. Ils sont passés à l'acte, puisqu'il n'y avait que ça qui les liait. Mais bon. Ça aurait pu être mieux. L'affaire bouclée trop rapidement pour ressentir un quelconque plaisir là dedans. Pour elle, du moins. Betty se contente de grommeler un « branleur » face au départ du jeune homme, avant de reporter son regard sur le miroir. Même ses cheveux ne sont plus 'lumineux', rien. Au fond, les autres ont raison. Un déchet ambulant. Exactement. Désespérant. C'est le mot qui devrait la représenter. Elle murmure quelques « putain » ou « bordel » par-ci et par-là tout en tentant d'améliorer ce visage et ses cheveux. Un coup d'eau pour effacer les traces de mascara, quelques mèches de cheveux replacés. Le résultat n'est pas fameux, bien entendu. Mais il y a un « mieux ». De toute façon, elle aurait beau faire, elle n'arrivera jamais à enlever cet air misérable sur son visage, ses vêtements ou même sa peau. C'est en quelques sortes inscrit sur son corps. Avec un feutre indélébile. Un « Clocharde » écrit en majuscule, gras, taille vingt-huit et couleur voyante sur son front aurait le même effet.

Elle sort du boui-boui où elle était et constate qu'il pleut. Récapitulons les choses. Elle s'était rendue à un bar misérable, dans l'espoir d'y trouver un idiot capable de l'héberger pour la nuit en échange d'une baise. Elle n'était tombée que sur un garçon qui, visiblement, préférait de loin ne pas la ramener chez lui et faire ça dans un endroit tout aussi charmant : les toilettes. Elle n'a pas pu lui extirper quelques billets, une occasion manquée. Et maintenant, il pleut. Chienne d'existence. Oh oui. La pluie tombe. Et Betty ne sait absolument pas où aller, encore moins que faire. Elle s'appuie contre un mur, et attend. Au fond, Betty passe toute sa vie à ça, attendre. Elle n'a rien d'autre à faire. Un peu naïve, elle se contente de patienter, parfois même avec l'espoir qu'un putain de miracle débarque, là, comme ça. Par surprise. Comme si l'argent allait lui tomber sur la gueule, avec le bonheur, la famille, les amis, l'amour,, la maison, toutes ces conneries qui, paraît-il, fait en son total une véritable vie. Tout ça, dans les minutes qui viennent. Ce serait beau, tiens. Elle ricane de sa propre connerie. Ces choses là ? Pas pour elle. Betty fait partie de ces gens qui ne rentrent pas dans le moule. De toute manière, c'est trop tard. Et elle n'en a pas vraiment envie non plus. Elle lève les yeux, jette un œil autour d'elle. La rue se vide peu à peu, à cause de l'orage. Les gens courent sous leur parapluie. Faut dire qu'ils savent où aller, où s'abriter. Betty songe à ses options. Aucune chance de trouver un idiot à amadouer pour avoir un lit confortable. Pas dans cet état là. La pluie, cette garce, a fait, semble-t-il son travail. Betty se sent encore plus horrible qu'il y a quelques minutes. Les vêtements trempés, les cheveux dégoulinants. Un chaton mouillé aurait plus de succès qu'elle. Aucun homme ne voudrait qu'une nana pareil. Il ne lui reste que deux choix. Le squat, ou Felix. Elle fait vite son choix, vous savez. Felix est plus près que le squat. Et c'est toujours mieux, chez lui.

Une fois arrivée, elle sonne à la porte, qui ne s'ouvre pas tout de suite. Au fond, Betty, elle flippe sérieusement, qu'un soir, la porte ne s'ouvre pas. Parce que dans ce cas-là, elle serait véritablement seule. Vous comprenez que jusqu'à présent, elle a toujours pu compter sur Felix. Suffit simplement qu'il ne soit pas chez lui, une nuit. Elle préfère ne pas penser à ça. Pas maintenant. Elle ressert son manteau trempée contre elle, luttant tant bien que mal au froid. Plutôt mal, remarquez. D'autant plus que la porte vient de s'ouvrir. Ce n'est pas Felix qui ouvre. Ça arrive, parfois. Elle se contente de saluer l'homme d'un signe de tête. Elle n'a aucune sympathie pour lui. Elle ne le connait pas, donc, aucune raison d'en avoir. Il appelle Felix. Ou plutôt Isidor, mais, à vrai dire, ce détail-là lui échappe totalement. Betty a une fâcheuse tendance de se moquer des affaires des autres. Chacun sa vie, ses problèmes. Ouais. La jeune femme suit Felix à l'étage, pour ensuite rentrer dans sa chambre pendant qu'il cherche une serviette. Une nouvelle fois, elle se retrouve à attendre. Une putain de vie monotone. Exactement ça. L'eau dégouline au sol. Betty enlève son manteau. Et puis, son gilet à deux sous. Et puis, sa robe, et enfin, sa paire de collants en laine. Elle étale ce qu'elle peut sur le radiateur – parce que ses autres vêtements sont au squat et elle a tout de même l'espoir d'enfiler des vêtements secs demain- et laisse le reste par terre, un peu dans le bazar. Certes, elle se retrouve en sous-vêtements, mais c'est tout de même mieux que de transformer la chambre de Felix en piscine municipale. Et puis, elle ne compte pas dormir dans ses fringues trempées. En sous-vêtements, c'est plus confortable. Même si pour le moment, elle en est au point de grelotter. Betty pioche une cigarette dans la poche de son manteau. Finalement, elle est plutôt chanceuse, puisque sa clope s'en tire plus que bien, face à la pluie de tout à l'heure. Et après quelques secondes à râler contre son briquet, elle parvient à l'allumer. Elle tire une latte. Enfin. Douce récompense.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Felix Smith-Thomson »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Felix Charlie Isidor Smith-Thomson Dmitriev
→ ÂGE : 21 ans
→ PAPIERS : 267
→ LIEU DE RÉSIDENCE : chez Mark
→ SITUATION : Célibataire
→ BOULOT : Barman



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Mar 24 Jan - 22:37



moskovski arround.

Cela me faisait toujours un pincement au cœur quand je la voyais – un peu plus quand elle sonnait à ma porte. Je n'avais pas pitié d'elle – ce n'était pas ça que je ressentais. C'était autre chose : j'avais envie de lui venir en aide, de la secourir à chaque mésaventure. Je voulais être présent pour elle. J'en faisais peut être trop, je devinais même dans les yeux de Mark qu'il me trouvait un peu trop naïf, au risque de me faire manipuler par la Belle. Mais sérieusement, je l'emmerdais profondément. Il ne la connaissais pas autant que je pouvais la connaître. Et son jugement, même s'il ne me l'avait jamais vraiment avoué – était devinable. Je l'avais regardé filé dans le salon, abandonnant la porte. Mark en avait strictement rien à faire des visites que je pouvais avoir et mine de rien : tant mieux. Je n'avais pas envie de me justifier et de toute façon je ne l'aurais sans doute pas fait s'il me l'avait demandé. En quoi cela le regardait-il ?

J'avais abandonné Betty dans ma chambre histoire d'aller récupérer une grande serviette pour qu'elle se sèche avec. Je revenais sur mes pas après avoir fermée la porte de la salle de bains. Puis, poussais du bout des doigts la porte de ma chambre. Je m'infiltrais dans l’embrasure. Elle était assise sur mon lit, en train de se griller une cigarette. Si je n'avais pas l'habitude de fumer dans ma chambre – je n'avais pourtant pas envie de lui en vouloir. Elle tremblait encore plus que quand je lui avais ouvert la porte. Et pour cause : toute dévêtue elle avait abandonné ses vêtements trempés sur mon radiateur. Je m'avançais vers elle et dépliais la serviette en même temps. Je m'installais près d'elle, venant couvrir ses épaules frêles, puis l'attirais tout contre moi pour la serrer doucement et lui frotter le dos histoire de la réchauffer.
    - TU AURAIS PUT VENIR PLUS TÔT, T'ES TREMPE JUSQU'AUX OS !
J'avais parlé avec un ton assez grave, pensif aux nombreux d'heures qu'elle passait dans sa vie à traîner. J'étais à la fois en colère et attristé par sa situation. Que diable avait-elle fait pour mériter une telle situation de vie ? Nous n'avions jamais véritablement parlés de nos vies respectives. Elle savait de moi – simplement le fait que je bossais chez mon père adoptif, dans un bar que je haïssais comme je pouvais être exacerbé par les clients. Je trouvais ma vie monotone depuis tant d'année, depuis que l'on m'avait dérobé mon frère pour tout avouer. Mais ce détail, je l'avais toujours gardé pour moi – cette histoire ne regardant que moi et Maxence. Mon jardin secret.

Je la libérais après un instant – puis venait éteindre mon ordinateur portable. L'unique chose dont j'avais envie en ce moment c'était de partager mon lit avec Betty, qu'elle se couche et qu'une fois endormie je prenais la peine de laisser mes yeux lourds se clore. Je passais une main dans mes cheveux et appuyais sur l'interrupteur pour éteindre la grande lumière. Nous demeurions dans le noir un petit instant. Puis – une nouvelle lueur : celle d'une petite lampe posée près de mon chevet. J'ouvrais un tiroir de ma commode – et sans prendre la peine de lui demander si elle voulait utiliser l'un de mes tee-shirt et de mes caleçons pour dormir je lui en balançais un – pyjama improvisé qui atterrissait à côté d'elle. Betty avait toujours le chic de me faire des surprises. La dernière fois, de retour de la douche, je mettais glissé sous mes couvertures – sans me méfier du sourire qu'elle me lançais. Je l'avais senti se coller contre mon dos – et si seulement c'était que ça ! Elle était totalement nue et mine de rien cela m'avait énormément surprit ! Betty était imprévisible mais je devinais à la fois ses attentions. Ses avances perpétuelles en disait long sur ses projets. Si je ne niais pas le fait qu'elle m'attirais physiquement, le fait de devoir coucher avec elle un jour – ou même seulement m'imaginait me refroidissais toujours. Je ne pouvais concevoir ce genre de relation avec elle. Nous n'avions pas énormément d'années d'écart pour ne pas dire aucune. Je la voyais comme une sœur, comme la prunelle de mes yeux et imaginer un jour passer les limites de ce que je lui avais toujours permis me semblait déplacé. Je ne pouvais pas me faire à l'idée que les caresses que lui faisais quelques fois prendraient des tournures plus intimes, que mes baisers quitteront ses joues pour venir se loger sur ses lèvres...même si Betty s'amusait à embrasser la commissure de mes lèvres et se risquait à rencontrer ma bouche. Cela me faisait toujours rire. Elle était un sacré numéro, une personne totalement à part et ce que j'aimais le plus chez elle était sans nul doute son cran absolu, son humour et son côté bonne enfant.

Nos visages baignaient par la lumière de ma lampe, je la fixais et un sourire naquit sur mes lèvres. Elle était adorable avec ses cheveux blonds mouillés mais en bataille.
    - DEPECHES TOI. J'EN AI ASSEZ DE TE VOIR TREMBLER PUTAIN.
Je soupirais et retirais mon tee-shirt – le laissant tomber par terre. Je baissais la fermeture éclair de mon jean et m'en libérais alors. Je l'envoyais valser de la même façon et tirais les draps du lit pour confectionner notre cocon de cette nuit. Un dernier regard – qui se voulait pressant et je me retrouvais allongé dans le lit. Je me retournais – pour la regarder. Elle n'avait pas encore enfilé les vêtements que je lui avais prêté – demeurait en sous-vêtements. Mes yeux parcouraient la moindre parcelle de sa peau nue. La courbe de son cou, le creux de ses reins, la longueur de ses jambes. Elle se faisait languir...c'était insupportable.

Si je regardais avec douceur l'intégralité de son corps, se n'était sûrement pas façon avec laquelle les mecs qui couchaient avec elle traitait sa peau. Je serrais des dents à cette pensée – la rage montant petit à petit. Est-ce qu'elle avait passé la soirée avec un mec avant de me rejoindre ? Si la voir dans la misère m’insupportais – l'idée qu'elle couche avec des gros pervers me faisait tout aussi chier...


© d'après modèle fiche de présentation, tous les droits reviennent à insidemysquat.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Betty M-J Hastings »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Betty Marie-Jeanne Hastings.
→ ÂGE : Dix-neuf piges.
→ PAPIERS : 41
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Le squat.
→ SITUATION : Baiseuse professionnelle. Ouais, libre mais libertine, en plus soutenu.
→ BOULOT : Parfois. Fait n'importe quoi quand il est question d'argent. Peut être prostituée, pianiste (même si elle n'a jamais touché un piano), arnaqueuse, dealeuse, peu importe.



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Dim 29 Jan - 0:01

La porte s’ouvre une nouvelle fois, Felix revient avec une serviette. De ce fait, Betty sort de ses songes, ce qui, au fond, n’est pas si mal. Elle commençait tout juste à se dire qu’une foutue cigarette est capable de l’envoyer au Paradis ou du moins doit correspondre à une définition efficace du bonheur. Enfin, avec deux-trois facteurs supplémentaires, bien sûr. Betty frissonne encore et ses cheveux dégoulinants lentement sur son dos nu lui semblent être une véritable torture. Néanmoins, une torture de courte durée, puisque Felix couvre rapidement ses épaules, et la prend dans ses bras. Ses tremblements diminuent peu à peu, et elle se sent un peu trop apaisée à ses côtés. Dépendante de Felix. Elle a finit par le comprendre, qu'elle l'était, il y a peu. Ça la crève d'avoir autant besoin d'une chose autre que les clopes. Ça la crève que ce soit un homme. Les clopes sont une valeur sûre. L'homme, jamais. Plus méfiante, tu crèves. Mais elle préfère ne pas trop penser à tout ça tout de suite. Lorsque les choses deviendront plus compliquées, si elles le deviennent, Betty trouvera une solution. Ou fuira. Peu importe, elle s'en sortira d'une façon ou d'une autre. Felix râle gentiment. C'en est presque touchant, de le voir aussi préoccupé par le sort de Betty. Elle, elle se contente de recracher sa fumée presque indécemment sur le beau visage du garçon tout en le contemplant. «  T'emballe pas. J'étais pas tout près.  »

Inévitablement, les tremblements refont surface lorsqu'il se détache d'elle, et Betty resserre la serviette contre son corps en marmonnant un «  putain de temps, putain de pays ». Elle se demande encore ce qu'il lui a pris, de venir en Russie. Le mal du pays ? Quelque chose comme ça. Cracher sur le monde et les gens qui l'entourent, faut croire qu'elle ne sait faire que ça. Rien n'est beau, tout est laid. Conclusion faîte il y a longtemps, et elle y croit encore. Elle justifie ses mauvaises actions et son comportement de cette manière, dans sa tête, en se rattachant à cette idée là. Une idée fixe, dans son esprit, et précise. Sans doute totalement fausse, mais ce n'est pas vraiment l'important. Ce n'est pas de sa faute, si la vie n'est pas jolie, c'est de la faute de la vie elle-même. Faut s'en prendre aux autres. Toujours aux autres. Parce que, autrement, la culpabilité s'invite, et il n'y a plus aucune chance de s'en sortir la tête haute, dans ce cas là. Plutôt crever que ressentir ça. La lumière s’éteint et la pièce est plongée dans un noir oppressant -du moins, c'est l'impression qu'a Betty- pendant quelques secondes jusqu'à ce qu'une lueur apparaisse et éclaire faiblement le reste de la pièce. Betty hausse un sourcil, quand elle voit s'échouer à ses côtés un tee-shirt ainsi qu'un caleçon. Elle estime alors qu'elle se débrouillera sans. Peut-être par esprit de contradiction, ou autre chose, mais elle ne compte pas les enfiler. Pas besoin, pas envie. Elle se contente donc d'ignorer royalement l'existence de ces vêtements, et, une nouvelle fois, reporte son regard sur Felix, sourire mutin. Il est, semble-il, bien impatient. «  Je la termine, tu permets. » dit-elle, en parlant de sa fameuse clope. Pendant ce temps, Felix en profite pour se déshabiller. Betty, sans même chercher à s'en cacher – à quoi bon ? Examine son corps, dans les moindres recoins, sourire vicelard pendu aux lèvres. Un bon nombre d'idées, toutes aussi malsaines les uns que les autres, défilent une à une dans sa tête. Et son sourire s’agrandit. Felix l'attire, elle ne le niera sûrement pas. Malheureusement, cette somptueuse vision cesse lorsqu'il se glisse dans ses draps. C'est alors que Betty surprend son regard, à lui. Regard tout aussi curieux que le sien, puisqu'il ballade son corps entier. Regard qui pourrait être gênant. Mais qui ne l'est pas. Au contraire. Betty reste silencieuse, quelques instants. Et puis, elle raille : «  Qu'est-ce que tu regardes, t'as jamais vu une nana presque nue ? Je vais finir par croire que tu t'es jamais servi de ta paire de couilles. » Parole contradictoires avec ses pensées.

Cigarette entièrement consumée, Betty se débarrasse rapidement du mégot. Elle s'essore les cheveux qui dégoulinent encore avec la serviette, puis la laisse choir au sol. Puis, elle s'installe, à son tour, dans le lit de Felix. Comme à son habitude. Comme un automatisme, elle se serre contre lui, se blottie même. Elle ne tremble presque plus. Elle se sent, une nouvelle fois, apaisée. Et Betty reste un court instant calme, du moins le temps que son corps s'approprie ne serait-ce qu'une partie de la chaleur de Felix. Et puis, le plus innocemment du monde, tandis que ses yeux sont rivés au plafond, l'une de ses mains se colle délicatement contre le haut de son torse, reste immobile pendant quelques secondes, puis, ses doigts traînent lentement, lascivement vers le bas, retracent les contours de ses muscles puis s'arrêtent une nouvelle fois, à la frontière de l'unique tissu que porte Felix. Et remontent d'une cadence similaire. Sans véritablement s'en rendre compte, à vrai dire, Betty continue ce manège. De simples caresses, presque innocentes à ses yeux. Elles sont tout sauf innocentes, bien entendu. Mais Betty est en quelques sortes déphasée. Absence temporaire, elle cligne des yeux, revient à la réalité. Oui. Et, cette même envie qui l'accompagne dans ce genre de situation refait clairement surface. Plus définie, plus intense encore. Bordel. Le même fichu cirque, à chaque fois. Bouffée par une foutue passion de la luxure, elle en perd le contrôle. Comme toujours. C'est sans doute insensé d'être aussi faible. Et puis, l'une des jambes de Betty passe l'autre côté du corps de Felix, elle se retrouve à califourchon sur lui. Son visage s'approche du sien. Et s'arrête, si près. Elle crèverait d'envie de le supplie, Felix. D'ailleurs, elle le supplie. Dans sa tête, elle se répète inlassablement « ne me lâche pas maintenant, je t'en supplie ». Mais elle reste bien trop fière pour les prononcer, ces quelques mots. Betty ne bouge plus d'un cil. Elle observe Felix. Son cœur est emballé, sa respiration un peu trop forte pour être correcte. Elle en chialerait presque, au fond.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Felix Smith-Thomson »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Felix Charlie Isidor Smith-Thomson Dmitriev
→ ÂGE : 21 ans
→ PAPIERS : 267
→ LIEU DE RÉSIDENCE : chez Mark
→ SITUATION : Célibataire
→ BOULOT : Barman



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Jeu 2 Fév - 23:51



moskovski arround.

Je voulais que ce manège s'arrête, que Betty cesse, en finisse avec cette vie qui n'en était pas une ! Vivre au jour le jour, de la façon qu'elle le faisait n'était pas une solution. Si Maxence était l'une des personnes auxquelles je tenais le plus, envers qui je me faisais tellement de soucis, Betty n'échappait pas à la règle. Je pouvais veiller très tard, sans fermer l’œil – en train de m'occuper comme je le pouvais dans l'attente que l'on sonne à ma porte d'entrée. Dans l'espoir que ce soit Betty. Et si l'inquiétude me tenais éveillé, je mettais toujours du temps à m'endormir, insomniaque dès l'âge de 7 ans, je guettais jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

Nous avions l'habitude de s'envoyer des piques : s'il n'y avait pas cela, il manquerait sans doute quelque chose et notre relation ne serait pas ce qu'elle est. Nos rapports seraient platoniques, barbants et qui sait, ne nous entendrions peut être pas. Je ne pensais jamais à cet optique, tout simplement parce que je n'y avais pas affaire. C'était loin d'être parfait mais d'une certaine façon peut être que ça ne pouvait pas être mieux non plus entre Betty et moi. Je ne m'en plaignais pas, je nous aimais comme ça. Je la regardais fumer, mes yeux posés sur sa bouche pour observer la fumée s'échapper d'entre ses lèvres. Comme si ma vision n'était qu'un gros plan, je faisais le détail sur tous ce qui m'attirait l’œil : comme le grain de beauté sur son épaule gauche, la finesse de ses lèvres rouges, la courbe de ses yeux ou encore la couleur de ses cheveux fins. Je m'humectais la bouche et inspirais doucement repensant à la façon qu'elle avait eut de me zieuter tandis que je me déshabillais. Je réétudiais systématiquement la façon que j'avais de me comporter avec elle et passait au peigne fin tous les attitudes que je pouvais avoir à son égard. Je ne m'y tardais pas trop longtemps, perturbé dans mes réflexions par la voix de la Belle.
    - QU'EST-CE QUE TU REGARDES, T'AS JAMAIS VU UNE NANA PRESQUE NUE ? JE VAIS FINIR PAR CROIRE QUE TU T'ES JAMAIS SERVI DE TA PAIRE DE COUILLES.
Je riais doucement et lui souriait. Mes doigts jouaient avec le pli du drap et je relevais le regard vers elle après un court silence.
    – JE T'AI DEJA DIT QUE C'ETAIT TRES MOCHE DE T'ENTENDRE PARLER AUSSI MAL.
Je la taquinais une fois de plus puis me laisser tomber. Allongé, je regardais le plafond et tournais les yeux sans bouger la tête pour autant quand j'entendais Betty bouger. Je la voyais se débarrasser de son mégot dans le creux d'un cendard posé sur mon bureau puis sans grande surprise, je ne la vit pas aborder le pseudo pyjama que je lui avais proposé. Je m'y attendais, de toute façon. Les couvertures s'écartaient et son corps – comme attiré vers le mien venait s'y coller. J’eus la chair de poule, aussitôt que je sentais ses cheveux mouillés contre ma peau nue. Sa peau était froide, son corps complètement congelé. Tandis que sa main venait se loger sur mon torse, la mienne s'échouait sur sa taille. Les doigts de Betty commençaient à bouger, doucement...je frissonnais, resserrant sa peau glacée dans ma paume chaude. Je fermais doucement les yeux, soupirant, mon menton au dessus de son crâne. Mon cœur battait d'une drôle de façon mais je n'y faisais pas encore attention. J'étais plus chatouilleux des côtes et le parcours qu'elle s'autorisait sur mon buste donnait à ses caresses une irritation plutôt étrange. Nullement désagréable mais sans nul doute abracadabrante. Je tâchais d'en faire abstraction et me concentrais sur le plafond de ma chambre. J'ouvrais plus amplement ma main et effleurait l'angle de ses hanches.

Mon ventre se nouait quand les doigts fins de Betty s'aventuraient près de ma ceinture. Ma gorge aussi et j'eus du mal à cet instant à avaler ma salive. La façon qu'elle avait de traîner sur mon torse avait pour habitude de ne pas me laisser de marbre. Je n'étais pas insensible c'est vrai – mais je ne pensais pas que cela allait nous emmener plus loin dans la soirée... Je ne prévoyais rien de plus intime avec Betty pour la simple et bonne raison que je ne pouvais le concevoir. Et si je disais que c'était un jeu d'enfant de lui résister, ce serait mentir. Nous n'étions pas des enfants – j'étais un homme – elle une femme mais surtout moi, un homme...impossible de laisser passer des attirances présentes. Si je tâchais de les refouler, je ne pouvais les oublier intégralement. Ce n'était pas possible !

Je cesse de respirer un instant – Betty passant sa jambe par dessus mon corps. En réalité, je suis complètement déconnecté d'un seul coup. J'ouvre la bouche pour me permettre de reprendre mon souffle comme si c'était l'unique façon. Je ne savais plus quoi faire des mains... relevées au dessus de Betty qui en califourchon sur moi me regardait dans les yeux, intensément. Je la fixais comme si j'allais la perdre en tournant le regard ne serait-ce qu'une demi seconde. Puis, son visage si prêt du mien était perturbant. Je m'humectais les lèvres devenues sèches. Mon ventre était serré un peu plus que les fois où il le fût - à des instants pareils avec Betty. Suspect. Je posais enfin mes mains sur sa taille, l'une d'elle caressant l'abîme de ses reins. Le silence pesait, je partageais mon souffle au sien.
    – COMBIEN D'ENFOIRES T'ONT TOUCHES CE SOIR ?
Je la regardais gravement, la voix tendue.
Je n'attendais pas qu'elle me réponde et lui agrippais la taille pour la soulever et la faire chavirer de l'autre côté. Je me posais au dessus d'elle, en prenant la précaution de ne pas l'écraser sous mon poids. Mes yeux venaient rechercher les siens une nouvelle fois. Cela me rendait cinglé d’imaginé de telles horreurs à chaque fois. Cela me donnait des envies de meurtres, tout le temps. Ils n'avaient pas le droit, elle n'avait pas à se livrer à de tels services pour pouvoir espérer trouver un endroit où dormir. Betty pouvait toujours venir auprès de moi, jamais je ne la laisserait tomber – j'avais elle ne trouvera une porte fermée devant son nez. J'avais la rage! Ils me rendait furieux, elle me rendait fou. Combien de fois lui avais-je dit qu'elle pouvait venir directement chez moi ? Tout le temps, à chaque fois que je la voyais...en fait.

Mon visage près du sien je souriais en coin, traversant son bras posé sur le matelas en marchant dessus comme sur un piano - avec mon index et mon majeur. Ma langue coincée entre mes dents, je refermais ma bouche en me l'humectant encore une fois. Puis, je repassais à côté, m'allongeant près d'elle. Je sentais mon cœur battre follement contre ma cage thoracique. J'inspirais – plein poumons. Je me retournais vers elle et avançais mon bras sur sa taille pour l'attirer une nouvelle fois toute proche de moi. Je me logeais à présent dans son dos et épousais la forme de son corps pour la réchauffer. Sa peau était encore si gelée ! Je misais sur ma chaleur corporelle pour la soulager du froid si rude de Saint-Pétersbourg.

Je libérais sa nuque de cheveux qui l’encombrait et lui embrassais après, tendrement. Elle pouvait dormir à présent - elle ne risquait plus rien à mes côtés.


© d'après modèle fiche de présentation, tous les droits reviennent à insidemysquat.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Betty M-J Hastings »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Betty Marie-Jeanne Hastings.
→ ÂGE : Dix-neuf piges.
→ PAPIERS : 41
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Le squat.
→ SITUATION : Baiseuse professionnelle. Ouais, libre mais libertine, en plus soutenu.
→ BOULOT : Parfois. Fait n'importe quoi quand il est question d'argent. Peut être prostituée, pianiste (même si elle n'a jamais touché un piano), arnaqueuse, dealeuse, peu importe.



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Ven 17 Fév - 2:14

Combien d’enfoirés l’ont touchée ce soir ? A vrai dire, peu. Vraiment. On peut compter l’homme du pub, tout à l’heure. Et puis un autre, dans le même pub, juste avant lui, mais ils ne sont pas allés jusqu’au bout, eux deux. Ils se sont contentés d’un verre, de quelques paroles échangées et de mains baladeuses. Ce qui ne représente donc rien. Hélas, Betty ne saisit pas le sens direct de la question de Felix. Trop absorbée par son regard pour comprendre plus loin que les simples mots, sans doute. Elle reste néanmoins perplexe face au ton employé. Mais, peu importe, en fait. Tout ce qui la préoccupe, finalement, en ce moment précis, c’est la situation déconcertante qui se déroule devant ses yeux. Elle, sur Felix. D’un point de vu extérieur, c’est vrai, il n’y a absolument rien d’étrange. Il faudrait être à la place de Betty pour se rendre compte que quelque chose déraille. Par exemple, son cœur qui semble faire des bonds démesurés compte tenu de la situation affreusement banale ou même les quelques frémissements inhabituels apparus lorsque les mains de Felix se sont posés sur sa taille. Betty mise sur le verre qu’elle a pris tout à l’heure qui contenait sans doute quelque chose. Disons que c’est l’explication qui lui semble la plus logique. Et qui lui convient mieux aussi.
Prestement, Betty se retrouve sous Felix. Sa respiration s’arrête pendant deux, ou même trois secondes, avant de reprendre aussi irrégulièrement qu’avant. Pauvre conne, t’emballes pas pour si peu. qu’elle se répète, dans sa tête. Faut dire qu’elle n’est pas habituée à ressentir quelque chose, encore moins lorsqu’il ne se passe que ça. Enfin. Remarquez, détacher son regard de celui de Felix devrait déjà diminuer son emballement. Mais, forcément, elle n’y parvient pas. Et apparemment, Felix aime être son bourreau. Ou il ne se doute absolument pas que Betty espère désespérément plus que ça et ne se rend pas compte non plus que le simple fait de sentir ses doigts parcourir son bras constitue une douce torture.
Et puis, Felix reprend sa place initiale et se cale derrière elle. Betty en profite pour tenter de se raisonner (et de se réchauffer). Pour une fois. Elle se persuade que de ‘sauter’ sur Felix, maintenant, ne serait pas une bonne idée. Inutile de préciser que sentir ses lèvres sur sa nuque n’arrange pas tout. Mais alors, vraiment pas.
Finalement, Betty se retourne et se colle une nouvelle fois contre le corps chaud de Felix. Elle n’a aucune envie de dormir, du moins, pas maintenant. Pour dire, elle songe à des activités plus intéressantes. Depuis le début de la soirée. Oh bordel. Retour à la case départ, en quelques sortes. Elle lève les yeux, murmure un début de phrase. « Felix, j’ai … » Et puis, pas l’envie, ni la patience de la terminer. Elle ne trouve pas non plus les mots à ça. Elle n’a pas non plus l’envie de les chercher, ces mots-là. C’est bien trop compliqué pour elle, de chercher le mot juste pour exprimer ce qu’elle ressent à chaque fois. Ici, un « J’ai envie de toi. » devrait correspondre au maximum à son sens. Alors, elle dépose quelques baisers ardents sur sa peau, remontant lentement du cou à ses lèvres. Betty quémande une réaction. Une attention, une affection. Quelque chose. Elle s’autorise donc à abuser de ses lèvres (enfin ?) sans avoir une quelconque permission de sa part. Quand bien même, il décide de la repousser, elle gardera au moins le souvenir de ses lèvres sur les siennes. Il s’agit d’un simple baiser, au fond. Un peu aguicheur. Elle a tout de même l’espoir qu’il soit suffisant pour lui communiquer son envie, qui la ronge depuis le début. Et même la lui faire partager. Qu’il comprenne par la chaleur de ses lèvres à quel point elle peut avoir besoin de lui, maintenant.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
IDENTITY CARD

« Felix Smith-Thomson »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Felix Charlie Isidor Smith-Thomson Dmitriev
→ ÂGE : 21 ans
→ PAPIERS : 267
→ LIEU DE RÉSIDENCE : chez Mark
→ SITUATION : Célibataire
→ BOULOT : Barman



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   Lun 20 Fév - 0:58

„waiting for you“
Je l'avais attendu, je n'ai jamais rien trouver d'autre à faire que de l'attendre. Je criais son nom, je n'ai jamais rien trouver d'autre à dire. Je laissais résonner son nom dans la nuit, dans l'espoir qu'elle entende ma voix – quelque soit l'endroit où elle rodait. J'espérais tous les soirs qu'elle abandonne les bouffons qui abusaient de sa détresse pour venir courir jusqu'à chez moi. Si je voulais son bonheur, j'étais prêt à en faire partie si elle m'acceptait dans sa vie. Si je ne voulais pas me l'avouer, je désirais pourtant donner à nos jours un goût différent de ce qu'ils étaient. Je caressais du bout des doigts le creux de ses hanches, ma tête reposée dans ses cheveux mouillés. Betty se retournait et je la laissais se couver contre mon torse avant de rabaisser mon bras sur sa taille. Un court silence et elle revenait à moi, ses yeux bleus gris venant se plonger dans les miens. Je savais au fond de moi, dès l'instant où je l'avais vu devant ma porte que cette nuit n'allait ressembler à aucune autre. D'une voix presque éteinte, Betty prononça quelques mots. Je plissais légèrement les sourcils en attendant la suite puis contemplais son visage avec attention, admiration aussi pour patienter – d'une phrase qui demeura inachevée. Je ne cillais pas, jusqu'à sentir ses premiers baisers sur ma peau. Sa bouche dans mon cou éveillait mes sens un peu plus qu'ils étaient déjà. Si je sentais sa chair de poule sous mes doigts, si je sentais le battement plus qu'anormal de mon cœur dans mes tempes et percevais aussi le sien, son approche n'arrangeait en rien mon état de fébrilité, en plus de son rythme cardiaque tout à fait troublant. Nous n'allions pas sortir indemne de cette nuit, c'était inévitable. Mais ce soir, je n'avais ni l'envie, ni la force suffisante pour pouvoir résister. Que ce soit à ses avances mais aussi sans doute à la réalité qui me frapperait au petit matin quand je me réveillerai. Je n'avais pas le temps de m'arrêter sur mes craintes. Je frisonne un peu plus, très sensible au niveau du cou, c'est vrai. Un temps s'écoule, durant laquelle je ferme les yeux et laisse échapper un soupir. Mes paupières en devenaient presque lourdes tellement c'était délicieux. Quelques secondes de plus, après que Betty se soit arrêté. J'ouvrais à nouveau les yeux et la regardais une fois de plus. Je défaillais, littéralement quand ses lèvres venaient accrocher les miennes. Ce baiser m’incendiais d'un seul coup. C'était fortement agréable, presque trop gourmand, donc dangereux. J'étais désespérément faible pour pouvoir y résister, tout arrêter d'un seul coup, la retenir – la garder loin de moi, ne pas penser à son corps contre le mien. Son baiser avait déjà une allure très entraînante. C'était un ravage monstrueux dans tout mon corps. Ma respiration devenait de plus en plus secouée. Ma main dans sa nuque, mes doigts entre ses cheveux, je prolongeais cet échange, quand ses lèvres commençaient à peine à m'échapper. Je ne pouvais pas accepter cet éloignement déjà trop important pour moi, insupportable. Je lui agrippais avec à la fois tendresse et conviction. Mon autre main dans son dos, je l'allongeais dans ma course.

Sans doute, ce baiser était la chose dont j'avais toujours rêvé, que l'embrasser avait toujours été la chose que je désirais depuis si longtemps. Son premier baiser avait était brûlant, le mien l'était tout autant.

Au dessus d'elle, je n'avais nullement envie de couper court à ce baiser. Et pourtant, quand le souffle commençait à me manquer, je le fis, avec un pincement au cœur. Mon visage très près au dessus du sien, j'entrechoquais l'extrémité de nos deux nez puis abaissais ma bouche jusqu'à sa gorge pour la lui couvrir de caresses. Mes mains positionnaient chacune d'un côté de sa tête, l'une d'elle venait s'aventurer sur son ventre plat. Je libérais son cou, m'humectais les lèvres et relevais mon visage pour la regarder. J'avais une fois de plus, envie de l'embrasser. Je ne pouvais nier l'état dans lequel elle me m'était – à cet instant carrément plus que d'habitude. Je ne pourrais l'avouer toutefois, pas encore du moins, un jour peut être. Je reprenais place à côté d'elle mais n'en restait pas moins éloignée. Je couvrais son corps de baisers, débutant par la commissure de ses lèvres, pour chuter jusque dans son cou, divaguer dans le creux d'entre ses seins et arriver jusqu'à son ventre, à bordure de sa petite culotte. Je remontais délicieusement encore, ma main chaude emprisonnant sa jambe contre mes côtes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

IDENTITY CARD

« Contenu sponsorisé »



MessageSujet: Re: Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty   

Revenir en haut Aller en bas
 

Il pleut sur la route, le cœur en déroute w/betty

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
squat my mind :: Ô SAINT-PETERSBOURG ! :: ❖ Moskovski arround...-