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 aly&feo Ҩ the sadness will never end

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« Alyona V. Semenovitch »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Alyona Vera Semenovitch
→ ÂGE : vingt-trois ans
→ PAPIERS : 144
→ LIEU DE RÉSIDENCE : vassilievski
→ SITUATION : célibataire
→ BOULOT : caissière, mais plus pour longtemps je crois.



MessageSujet: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Sam 7 Jan - 18:13



FEOFAN & ALYONA
I can't believe it's come to this and dear
I fear that this ship is sinking tonight


Un autre matin à me réveiller en sursaut, à avoir des sueurs froides, à trembler. Ce cauchemar n’allait-il donc jamais finir? Je tentai de voir s’il faisait jour, mais je ne pouvais distinguer aucune lumière. J’essayai de dormir encore un peu. Incapable. Dès que de fermais les yeux, je ne voyais que lui, encore et toujours. Son visage déformé par la colère et par la rage. Ses yeux ou je ne voyais plus que la colère. Il n’y avait rien d’autre. Pas une once de remords. Ces scènes je les ai vécues tellement de fois, elles sont imprégnées dans mon cerveau. J’étais certaine qu’elles ne pourraient jamais en sortir, j’étais condamnée. Et tout ça, c’était la faute de mon paternel. Soudain, j’eu une idée de génie … ou peut-être était-ce un élan de folie? Je m’emparai de mon cahier à dessin, que je cachais toujours sous mon maigre corps, ainsi que les quelques crayons que je possédais puis quittai en silence le squat. Lorsque j’en sortis, je vis que le soleil commençait à pointer le bout de son nez. La ville tant que le squat ne tarderait pas à s’activer et je ne voulais pas que l’on me dérange. Après cette affreuse nuit, j’avais besoin d’être seule, de pouvoir m’évader comme je savais si bien le faire, par l’art du dessin. Je savais que l’endroit où j’étais le moins susceptible d’être dérangée, était l’étang. Je m’y rendis donc d’un pas rapide. Mes chaussures n’étaient pas de très bonne qualité et la neige qui s’était accumulée au sol ne tarda pas à s’y infiltrer, gelant ainsi mes orteils. Quelle sensation désagréable.

Enfin, j’atteignis finalement mon but et me dirigeai vers cette grosse pierre qui bordait l’étang. Je m’y assieds et posai mon matériel à mes côtés. J’ouvris mon précieux cahier, pris un de mes crayon et commençai à marquer cette feuille à l’aide de mon crayon de plomb. Rapidement, j’entrai dans une sorte de transe, une bulle qu’il valait mieux ne pas envahir. Je me sentais toujours plus légère, à l’abri de tout. Mes traits étaient courts, mes mouvements rapides. Je ne sais combien de temps s’écoula avant que je ne regarde mon croquis et qu’il ne me satisfasse, peut-être bien trois heure. Les visions d’horreur que je gardais dans ma tête venaient lentement, mais surement se coucher sur cette page blanche, quittant ainsi mon cerveau pour ce que j’espérais être un assez long moment. Je levai les yeux de mon cahier, après tout, lorsque je me concentrais trop longtemps, j’avais parfois ces maux de crâne terribles et c’était le cas en ce moment. Je poussai un soupire avant de me retourner rapidement. Mon cœur se mit à battre plus rapidement. J’avais cette sensation d’être observée, ce que je n’aimais vraiment pas. Pourtant, il n’y avait personne. Je pris soin de regarder tout autour de moi. Rien. Un autre soupir s’échappa d’entre mes lèvres avant que je ne continue mon œuvre.
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« Y. Feofan A. Bielinski »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Feofan, Aleksei, Yasha Bielinski
→ ÂGE : 24 y.o.
→ PAPIERS : 231
→ LIEU DE RÉSIDENCE : moskovski arround...
→ SITUATION : célibataire, branleur et chieur à temps plein.
→ BOULOT : branleur, étudiant et chanteur dans un groupe.



MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Sam 7 Jan - 20:45



La lueur du soleil venait caresser les dessins arborant artistiquement ma peau douce et fragile. Une autre matinée, une autre souffrance. La seule femme de ma vie me manquait, même si je ne le montrais pas, masquant mes faiblesses sous un masque de rebelle enfantin et amusant. Une plaie, une cicatrice encore ouverte puant la tristesse et la torture. Une séquelle sans nom, invisible mais qui faisait terriblement mal au cœur. Le paternel avait trouvé le moyen de m'écarter de sa vie, depuis que j'étais devenu un déchet comme il le disait avec fierté et arrogance à ses collègues portant, tout comme lui, une cravate en guise de laisse pour chien. Il aimait me foutre la honte, m'enfoncer plus bas que terre, mais moi je restais insensible, je ne pouvais pas me permettre de lui montrer qu'il gagnait, qu'il l'emportait au jeu du plus con. La plupart du temps, je souriais avec une certaine gène lorsqu'il m'humiliait publiquement, parfois j'ouvrais ma gueule mais la plupart du temps, je l'achevais au reste. Le corps à moitié dénudé, j'enlevais la couverture de mon torse, la laissant s'échapper le long de mes jambes, avant qu'elle ne quitte le lit. Les mains reposant ma tête encore obscurcit par l'heure tardive du matin, j'allais me lever afin d'aller faire un tour. Aujourd'hui, c'est le funeste anniversaire de ma mère et rien qu'y penser me donnait une rage incontrôlable qui me donnait envie de tout détruire. Une bête, voilà ce que j'étais aux yeux de mon père. Un clochard misérable qui n'aspire à rien dans la vie, je le laisse penser ce qu'il veut, me lancer dans un débat avec une personne aussi peu ouverte d'esprit était inutile. Je ne ferais que parler dans le vide, m'exprimer pour rien, puisqu'au final, cet homme n'écoutera rien. Il restera borné sur son idée, comme l'être idiot qu'il incarne. Les rayons de la grande boule de feu venait réchauffer ma peau, tandis que mes pensées restaient sombre et froide. En regardant le ciel je crois apercevoir le visage de ma défunte mère et je souris, bêtement, comme un imbécile. Comme un enfant qui vient de voir le père noël sortir de la cheminer. Une larme coulait le long de ma joue, je me sentais faible, mais pourtant je ne voulais le montrer à personne. J'étais le genre de mec qui se faisait passer pour le sage du squat, le genre de jeune homme qu'on aimait consulter avant de tenter une opération inédite. Une sorte de grand-frère, apportant un soutien parfois muet, parfois utile. Quelqu'un qui n'avait peur de rien, qui ne ressentait aucune douleur, comme quand tu idolâtre les grands, alors que tu es dans la cours des petits.

Le but de cette sortie était de prendre froid, de ressentir une douleur autre que celle qui martyrisait mon pauvre cœur sans arrêt. C'est pourquoi, je sortais affronter la déesse de la nature, de la neige, de l'hiver glacial et impie. Vêtu d'une simple veste recouvrant un débardeur noir, d'un jean et d'une paire de chaussure en toile prenant l'eau, je me dirigeais en direction de mon endroit favoris, je voulais réfléchir, me poser dans un coin seul, regarder le paysage et rentrer chez moi. Sur la route, le froid givrait mes orteils sur place, la bise heurtait ma peau, la faisant rougir à chaque assaut. Mes cheveux remuaient, masquant aléatoirement un œil sur deux. J'étais un homme riche, mais là bas, dans ce coin délabré, personne ne le savait, c'était mieux ainsi. Je ne me vantais guère de l'argent que mon père possédait, parce que je n'étais déjà pas fier de l'homme qu'il était, alors ce qu'il récolait pour nourrir son monstre, je m'en tamponnais le coquillage. Longeant le lac, je marchais d'une lenteur étonnante, profitant de chaque bourrasque de vent, du froid qui venait peu à peu me geler les os, qui venait répondre à ma folie, faisant clairement comprendre à mon système nerveux que défier la nature n'était pas une chose intelligente, mais une action de pure folie. Je glissais mes mains dans le peu de poche que j'avais encore conservé au chaud, remontant le col de ma veste sur mes lèvres qui ne supportaient plus une seule quantité de froid, avant d’apercevoir le long du court d'eau, une demoiselle rousse qui m'était familière, je m'approchais d'elle, observant une bulle imaginaire autour de sa magnifique plastique. Approchant timidement de son être, je restais là, silencieusement, ne voulant pas perturber son art, le dessin qu'elle était en train de réaliser. Je passais une main dans mes cheveux, avant de venir gratter machinalement ma joue, léchant le piercing de ma lèvre, hésitant à m'exprimer. Le regard plein de tristesse que j'arborais était difficile à camoufler, mais je ferais du mieux pour ne pas qu'elle me regarde droit dans les yeux, je ne voulais que personne ne sache, je n'étais pas un faible, mais un homme un vrai. D'une voix plutôt douce et distante, laissant planer une quelconque tristesse, je la saluais, espérant ne pas lui faire peur. « Salut Alyona. » Je regardais l'horizon, n'osant même pas tourner mon regard de peur de créer le contact avec ses pupilles magnifiques.
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« Alyona V. Semenovitch »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Alyona Vera Semenovitch
→ ÂGE : vingt-trois ans
→ PAPIERS : 144
→ LIEU DE RÉSIDENCE : vassilievski
→ SITUATION : célibataire
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Lun 9 Jan - 21:19




FEOFAN & ALYONA
In time you'll find this life's a painting
and you're the artist, so open your eyes,
It's never too late to clear your canvas


Après que j’aie demandé à Feofan s’il allait bien, il me retourna la pareille. Comment j’allais? Terriblement mal, j’avais envie d’en finir avec ma vie, je me trouvais inutile. Pourtant, il n’en saurait rien. Je n’avais jamais aimé me confier, je ne serais probablement jamais ce genre de personne qui s’assoit à côté de quelqu’un et qui lui récite sa vie, qui se vide le cœur. Non, moi c’est plus le genre discret, qui souffre en silence, dans son coin. Comme je savais si bien le faire, je répondis ces quelques mots à mon interlocuteur.

« Ca va bien aussi. »

J’accompagnai même cette remarque d’un petit sourire. Lorsque l’on joue un jeu, autant le jouer à fond et jusqu’au bout. J’avais toujours été relativement douée pour mentir, cacher ce qui n’allait pas, faire en sorte que l’on me fiche la paix. Que ce soit avec les autres enfants du centre, les nombreux psychologues que j’ai dû rencontrer et même mon père. Oui, mon père et moi vivions un gros mensonge. Je lui cachais tout, ma douleur, ma colère, ma tristesse, pour ne pas avoir à subir tous les coups, les cris, les insultes. Je ne voulais jamais que tout ça se produise et pourtant, souvent sans raisons, j’étais la cible de ses excès de colères. Je connais la raison qui a poussé mon père à me détester, mais je ne l’ai jamais compris. Je veux dire, je suis … ou plutôt j’étais sa fille, il devait bien m’aimer? Comment est-ce possible de vivre avec un enfant pendant plus d’une dizaine d’années en n’éprouvant pour sa progéniture que de la haine? Décidément, je n’aurai jamais de réponses à toutes les questions qui concernent mon père. Après tout, je n’ai aucune envie, ne serait-ce que de le croiser dans la rue, tout bonnement. J’ai donc encore moins envie d’entretenir une conversation avec lui. Même s’il était détenu quelque part, dans une camisole, je crois que je le craindrais encore. Enfin, j’étais à Saint-Pétersbourg maintenant, je n’avais plus rien à craindre. J’avais rencontré des gens biens, malgré le fait que je leur parlais peu, que je ne fasse pas les premiers pas. Et il y avait lui. Cet homme qui se tenait devant moi. J’aurais normalement dû avoir peur de lui, j’avais effectivement toujours une certaine crainte en sa compagnie, mais je savais très bien qu’il ne me ferait pas de mal. Une sorte d’intuition, quelque chose tout au fond de moi qui me pousse à lui faire confiance.

Un courant d’air vint caresser ma joue, me glaçant le sang. Je croisai alors mes bras sur ma poitrine, glissant mes mains sous mes aisselles. Ils étaient glacés, je devais les réchauffer. Après tout, je ne voulais pas que l’on doive me couper les doigts, ce serait le pire drame de ma vie. Comment faire si je n’ai plus de doigts? Comment faire pour sortir tout ce qui se trouve dans ma tête sans passer pour la pire des folles? Enfin, terminé les élucubrations, terminé les idées folles, je me reconcentrai sur mon charmant interlocuteur. Il me fit remarquer que je devais peut-être avoir froid. Au moment où je voulu lui dire que c’était bien gentil à lui de se préoccuper de ma santé, mais que j’allais bien, un frisson parcouru ma colonne de bas en haut. Je croyais être immunisée au froid, après tout le squat n’est pas l’endroit le plus chaud du monde, mais je me rendis compte que même sous mes couches de vêtements, le froid allait bientôt avoir raison de moi. Il déclara ensuite qu’il avait froid également, puis me proposa d’aller nous réfugier dans une sorte de petit cabanon, non loin de l’endroit où nous nous trouvions. Je ne sais pas exactement ce qui m’a pris, j’aurais probablement dû refuser sa proposition, parce qu’il aurait bien pu être un de ces pervers, j’aurais dû avoir peur, j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou après avoir récupérer mes effets personnels, mais avec Feofan, tout était différent. Après tout, nous étions tous deux considéré comme marginaux puisque nous ne suivions pas le « moule » ou le modèle prédéfini du petit Russe modèle. Je l’entendis me dire qu’il ne voulait pas me déranger, tandis que je me retournais pour aller chercher mon matériel. Si quelqu’un venait à voir mes dessins, on m’enfermerait dans un asile c’était certain. Pour une seconde fois, un léger sourire se dessina sur mon visage, mais le jeune Russe ne put l’apercevoir. Je ramassai mon cahier et mon petit coffre à crayon et les serrai tout contre moi avant de me retourner et me diriger vers le petit cabanon. Pendant mon court trajet, je laissai l’un de mes bras tomber le long de mon corps. Lorsque je passai près de Feofan, ma main toucha accidentellement la sienne. Je me ravisai donc et ramenai ma main sur mes effets personnels. Nous partîmes ensuite vers cette petite cabane.

Une fois à l’intérieur, je m’adossai à l’une des parois. Le froid ne pétrifiant plus mon corps, je sentis de légers picotements parcourir mon corps, comme des milliers de fourmis marchant sur ma peau. Je voulu déposer mes outils sur le sol mais, maladroite comme je suis, je les échappai et mon cahier s’ouvrit à la page ou j’avais posé mon crayon, donc là où se trouvait mon plus récent dessin, celui que j’avais commencé avant que Feofan ne m’interrompe. Je me dépêchai avant de le prendre, de peur que le charmant jeune homme ne mette la main sur ce précieux carnet qui contenait l’histoire de ma vie.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Lun 9 Jan - 22:36



La torture était devenue une habitude de mon quotidien. Chacune de ses blessures perturbaient mon esprit, impossible de dormir correctement, je finissais toujours par me réveiller en sursaut après un cauchemar mouvementé dont l'acteur principal était le paternel. La fatigue détruisait le peu de chair que j'avais sur la peau, le peu d'énergie que je pouvais dépenser en une journée. Je me sentais faible, comme une grosse merde lâchée par un putain de chien dans la rue. C'était sans doute une œuvre miraculeuse de tenir encore debout, après un tel manque de sommeil. Je plaçais une main derrière ma nuque, la massant grossièrement, fermant doucement les yeux pour ne pas chuter dans un sommeil profond, j'avais peur du sommeil, mais un truc de dingue. Je souffrais de l'absence de mon père, même si je fais le rebelle comme ça, au fond j'ai du mal à m'en remettre, à me dire qu'il m'a totalement abandonné depuis la mort de maman. Il m'apporte seulement un soutien financier, juste histoire de dire que son fils ne dort pas dans la rue, mais moi je m'en moquais de ça. Je voulais simplement de l'amour, de la discussion, au lieu de ça, j'ai simplement récolté de la haine et de la distance. Si je suis quelqu'un d'aussi chiant, c'est parce que je maquillage ma peur en plaisantant, je ne veux pas la montrer. Le genre de mec qui préfère s'isoler pour pleurer, que de montrer à la terre entière qu'il souffre en affichant une plaie ouverte. Au fil des années, j'étais devenu un robot, ne montrant aucuns sentiments, même si la faiblesse restait les yeux, ils trahissaient mon silence froid laissant planer un lourd secret. En regardant la douceur des vagues sur la lisière de l'étang, j'avais comme une envie soudaine poser ma main tatoué sur ma poitrine et serrer de toutes mes forces pour arrêter cette douleur si atroce. Je ne faisais rien, restant de marbre, regardant une chose abstraire, une chose formée d'utopie et d'imagination, un truc qui s’appelait la nature. Malgré cela, je ne regretterais rien de ce que j'étais devenu, encore moins ce que j'avais fais à mon corps en inscrivant chaque pensée de mon être sur mon corps. Il est vrai qu'il y a plus de délires que de confidences, mais quoiqu'il arrive, il m'était impossible de regretter un si grand art réalisé par un pote tatoueur. Le vent venait secouer la tignasse que j'avais sur la tête, remuant au passage la capuche qui était placée tel un seigneur sith comme dans la saga Star Wars.

Le caillou parcourait ma main avec une grande délicatesse, avant que l'action de mon bras ne l'envoie ricocher sur la surface de l'eau. Je restais silencieux après avoir salué la belle rousse, je n'avais pas réellement envie de dialoguer, plus de m’asseoir et rouler un gros joint avec la dose de cannabis que j'avais dans la poche. Elle se leva, laissant son occupation de côté afin de venir me saluer correctement, mais je savais qu'entre nous, il n'y aurait jamais de bise, elle était du genre distante, ses yeux montraient à ma petite personne qu'elle n'allait pas bien. Je ne savais rien de son enfance, de son passé, mais je savais que la belle rousse qui était devant moi n'était pas au mieux de sa forme et qu'elle était une personne qui avait souffert durant une époque de sa vie. Par respect pour elle, je préférais ne rien demandé, de plus, je n'étais pas le genre de garçon à m'intéresser de la vie de n'importe qui, même si au fond, la sienne m'intriguais grandement. Je ne voulais pas croiser son regard, premièrement parce qu'il était magnifique, deuxièmement parce qu'on pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert rien qu'en observant mes yeux, je me trahissais seul, à vrai dire j'avais du mal à cacher mes sentiments derrière mon regard. Après un long silence, elle me demande si je vais bien, j'ai envie de lui répondre non et de déballer toute ma vie, mais par fierté, à cause de cette carapace, une belle merde malgré le bien qu'elle me fait. Arborant une voix froide, marqué par le froid et la douleur, je lui réponds le plus calmement possible. « Ouais.. je vais bien, merci .. et toi ? Tu vas bien ? » Je n'allais pas bien, mais bon, le mensonge rythmait ma vie depuis la mort de ma mère, cachant cette blessure encore ouverte autant que possible, masquant le moindre indice montrant que je n'étais pas au top de ma forme. En faite j'avais du mal avec la confidence, car je ne voulais pas être jugé, encore moins qu'on sache toute ma vie en même pas une heure dans le squat entier. Je lui adressais finalement un sourire forcé, histoire de ne pas lui offrir l'obligation de s'inquiéter pour moi, elle n'était pas du genre à protéger les gens, enfin je n'en savais rien, elle n'était qu'une connaissance que j'appréciais particulièrement, mais je ne savais absolument rien de cette belle petite rousse. Finalement, après un petit moment de silence, je me décide à lui proposer un truc pour la réchauffer, elle semblait morte de froid. « Tu as l'air d'avoir froid .. moi aussi, tu veux pas aller dans un endroit à l'abri, je sais pas genre le p'tit cabanon là bas .. enfin c'est qu'une proposition … enfin voilà t'es pas obligé .. je veux pas te dérangé et tout .. » Je ne savais pas trop quoi dire, pensant qu'elle prenne cette invitation comme une partie de jambe en l'air ou autre, alors que ce n'était pas le cas, j'étais pas très doué pour argumenter, malgré le vocabulaire riche que j'avais à ma disposition. Un vrai boulet parfois.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Sam 14 Jan - 19:43




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Après que j’aie demandé à Feofan s’il allait bien, il me retourna la pareille. Comment j’allais? Terriblement mal, j’avais envie d’en finir avec ma vie, je me trouvais inutile. Pourtant, il n’en saurait rien. Je n’avais jamais aimé me confier, je ne serais probablement jamais ce genre de personne qui s’assoit à côté de quelqu’un et qui lui récite sa vie, qui se vide le cœur. Non, moi c’est plus le genre discret, qui souffre en silence, dans son coin. Comme je savais si bien le faire, je répondis ces quelques mots à mon interlocuteur.

« Ca va bien aussi. »

J’accompagnai même cette remarque d’un petit sourire. Lorsque l’on joue un jeu, autant le jouer à fond et jusqu’au bout. J’avais toujours été relativement douée pour mentir, cacher ce qui n’allait pas, faire en sorte que l’on me fiche la paix. Que ce soit avec les autres enfants du centre, les nombreux psychologues que j’ai dû rencontrer et même mon père. Oui, mon père et moi vivions un gros mensonge. Je lui cachais tout, ma douleur, ma colère, ma tristesse, pour ne pas avoir à subir tous les coups, les cris, les insultes. Je ne voulais jamais que tout ça se produise et pourtant, souvent sans raisons, j’étais la cible de ses excès de colères. Je connais la raison qui a poussé mon père à me détester, mais je ne l’ai jamais compris. Je veux dire, je suis … ou plutôt j’étais sa fille, il devait bien m’aimer? Comment est-ce possible de vivre avec un enfant pendant plus d’une dizaine d’années en n’éprouvant pour sa progéniture que de la haine? Décidément, je n’aurai jamais de réponses à toutes les questions qui concernent mon père. Après tout, je n’ai aucune envie, ne serait-ce que de le croiser dans la rue, tout bonnement. J’ai donc encore moins envie d’entretenir une conversation avec lui. Même s’il était détenu quelque part, dans une camisole, je crois que je le craindrais encore. Enfin, j’étais à Saint-Pétersbourg maintenant, je n’avais plus rien à craindre. J’avais rencontré des gens biens, malgré le fait que je leur parlais peu, que je ne fasse pas les premiers pas. Et il y avait lui. Cet homme qui se tenait devant moi. J’aurais normalement dû avoir peur de lui, j’avais effectivement toujours une certaine crainte en sa compagnie, mais je savais très bien qu’il ne me ferait pas de mal. Une sorte d’intuition, quelque chose tout au fond de moi qui me pousse à lui faire confiance.

Un courant d’air vint caresser ma joue, me glaçant le sang. Je croisai alors mes bras sur ma poitrine, glissant mes mains sous mes aisselles. Ils étaient glacés, je devais les réchauffer. Après tout, je ne voulais pas que l’on doive me couper les doigts, ce serait le pire drame de ma vie. Comment faire si je n’ai plus de doigts? Comment faire pour sortir tout ce qui se trouve dans ma tête sans passer pour la pire des folles? Enfin, terminé les élucubrations, terminé les idées folles, je me reconcentrai sur mon charmant interlocuteur. Il me fit remarquer que je devais peut-être avoir froid. Au moment où je voulu lui dire que c’était bien gentil à lui de se préoccuper de ma santé, mais que j’allais bien, un frisson parcouru ma colonne de bas en haut. Je croyais être immunisée au froid, après tout le squat n’est pas l’endroit le plus chaud du monde, mais je me rendis compte que même sous mes couches de vêtements, le froid allait bientôt avoir raison de moi. Il déclara ensuite qu’il avait froid également, puis me proposa d’aller nous réfugier dans une sorte de petit cabanon, non loin de l’endroit où nous nous trouvions. Je ne sais pas exactement ce qui m’a pris, j’aurais probablement dû refuser sa proposition, parce qu’il aurait bien pu être un de ces pervers, j’aurais dû avoir peur, j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou après avoir récupérer mes effets personnels, mais avec Feofan, tout était différent. Après tout, nous étions tous deux considéré comme marginaux puisque nous ne suivions pas le « moule » ou le modèle prédéfini du petit Russe modèle. Je l’entendis me dire qu’il ne voulait pas me déranger, tandis que je me retournais pour aller chercher mon matériel. Si quelqu’un venait à voir mes dessins, on m’enfermerait dans un asile c’était certain. Pour une seconde fois, un léger sourire se dessina sur mon visage, mais le jeune Russe ne put l’apercevoir. Je ramassai mon cahier et mon petit coffre à crayon et les serrai tout contre moi avant de me retourner et me diriger vers le petit cabanon. Pendant mon court trajet, je laissai l’un de mes bras tomber le long de mon corps. Lorsque je passai près de Feofan, ma main toucha accidentellement la sienne. Je me ravisai donc et ramenai ma main sur mes effets personnels. Nous partîmes ensuite vers cette petite cabane.

Une fois à l’intérieur, je m’adossai à l’une des parois. Le froid ne pétrifiant plus mon corps, je sentis de légers picotements parcourir mon corps, comme des milliers de fourmis marchant sur ma peau. Je voulu déposer mes outils sur le sol mais, maladroite comme je suis, je les échappai et mon cahier s’ouvrit à la page ou j’avais posé mon crayon, donc là où se trouvait mon plus récent dessin, celui que j’avais commencé avant que Feofan ne m’interrompe. Je me dépêchai avant de le prendre, de peur que le charmant jeune homme ne mette la main sur ce précieux carnet qui contenait l’histoire de ma vie.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Dim 15 Jan - 15:57





the sadness will never end;



La douleur dans ma poitrine torturait mon être. Je me sentais épuisée par cette situation sans fin, chaque minute, chaque seconde, chaque jour, une souffrance devenu presque immortel, handicapant mes pensées ainsi que mon corps. Je me souviens encore lorsque j'ai vu ma mère, la femme de ma vie, celle grâce à qui je suis en vie aujourd'hui, est morte devant mes yeux. Une plaie ouverte sur l'extérieur qui se nourrissait de mes peurs et du peu de plaisir que j'avais à vivre pour me transformer en légume, j'ai finalement trouvé un moyen de guérir en oubliant mon père, que je considérais comme mort et enterré. Après la mort de ma mère, j'ai tatoué directement la date de sa mort, avec un cœur sur ma nuque, un symbole qui m'avait permis de relever la tête et d'attaquer la vie en la croquant à pleine dent. Aujourd'hui je pensais que j'avais tourné la page, que les démons n'étaient plus du voyage, j'me croyais au paradis. Alors que non, je suis toujours entre les deux, tiraillé entre l'envie d'être tranquille et d'aller rejoindre une farandole d'ange dansant en slip, luttant pour ne pas tomber dans les entrailles de l'enfer afin de ne pas finir sur une plage à bronzé pour l'éternité. Ce n'était qu'une caricature, mais c'était la chose la plus simple pour exprimer ce que je ressentais au fond de moi. Je grattais machinalement ma main, avant de poser mon regard sur la belle rousse qui était assise à côté de moi, elle semblait aller bien, tant mieux, ça me réconfortais, je ne voulais pas qu'elle aille mal, je ne me sentais guère capable d'apaiser sa colère, sa douleur, je n'étais même pas assez fort pour soigner la mienne, alors je pensais qu'essayer de la rendre étincelante lorsque les ténèbres envahissaient sa vie était une rude épreuve. Je pensais être un incapable en faite, derrière cette façade de rebelle que j'arbore, je n'étais rien d'autre qu'une merde qui cherchait à devenir, avec une touche de désespoir, quelqu'un dans un monde comme celui-ci. Après un petit moment dans lequel le silence était souverain, nous allions en direction du petit cabanon histoire de lui offrir, comme je pouvais, un peu de chaleur. Je marchais à son rythme, mais malheureusement pour moi, mes pensées sombres ne voulurent pas me laisser en paix le temps d'une marche jusqu'à cette source de chaleur que m'inspirait cette petite ruine tout de bois vêtue. Je n'avais que de l'obscurité dans la tête, que du noir, un ennemi tout simplement abstrait qui me pourrissait la vie. Une sorte de sentiment que tu ne peux pas bannir toi même. Dans un élan de discrétion, je viens poser une main sur mon cœur, avant de serrer fort, fermant les yeux pour éviter de verser une larme. Je souffrais, je ne pouvais plus me cacher.

Et puis il y a eu le geste qui stoppa tout. Sentir sa main frôlant la mienne, un contact éphémère, qui avait anesthésié la blessure la plaie interne quelques instants. Elle retira instinctivement la douce chose qui était au bout de son bras, tandis que moi je faisais l'insensible, alors qu'au contraire, un frisson parcourait le long de ma colonne vertébral, pire que le souffle du vent. Ce n'était rien de bien méchant, même pas de l'amour ni rien, je n'avais juste pas l'habitude d'être en contact avec une demoiselle, enfin j'ai déjà coucher avec des femmes, bien entendu, mais je n'aimais pas montrer mes sentiments, encore moins les traduire en caresse. Je n'étais pas tactile quoi. Et puis merde j'en ai plein le cul de me justifier, j'avais kiffer ça, mais pas au point de découvrir des putains de sentiments pour sa personne, point, fin de l'histoire. Je glissais la main qu'elle avait effleuré dans ma poche, marchant, luttant contre le vent qui essayait de me chasser de cette route rongé par la vermine et la misère. La souffrance qu’infligeait le froid sur ma peau, n'était rien comparé à celle qui sévissait à l'intérieur de mon être. Mais pour le bien de cette journée et pour ne pas importuné cette jeune demoiselle, je faisais mine de rien, parce que je ne voulais pas lui confier mes peurs les plus secrètes et mes faiblesses les plus intimes. J'ouvrais violemment la porte du cabanon qui me résistait, avant de pénétrer dedans, laissant la porte ouverte pour la belle petite rousse, avant de la refermer derrière nous. Pendant cette action, son carnet de dessin lui échappa des mains, avant de se crasher au sol, ouvrant la page où était placé son crayon, donnant ainsi une vue sur un magnifique dessin qui semblait être une imagination de son esprit. Je contemplais ce petit chef d’œuvre, avant de m'accroupir et de saisir le carnet. Je ne tourna aucune page, c'était sans doute intime et je respectais sa pudeur. Observant les trais fins de l’œuvre qu'elle venait de réaliser, caressant du bout de mes doigts abîmés par le froid, la surface lisse et appréciable du papier, avant d'ajouter, d'une voix douce, accentué par un petit sourire en regardant la belle rousse : « C'est magnifique Alyona. Sincèrement. Je serais bien tenté de regarder d'autres pages, mais ce n'est pas à moi d'en décidé. Tiens, je ne voudrais pas t'offenser, encore moins perdre le peu d'amitié que nous entretenons, toi et … enfin moi quoi ... » J'enlevais la poussière qui était sur le carnet, avant de lui redonner en main propre, poursuivant ainsi la conversation que j'avais engagé avec elle, en me posant contre le mur, le cul contre terre, allumant la cigarette que j'avais au bec durant quelques minutes maintenant. « Ca me fait … enfin ne pense rien mais … enfin je suis pas … enfin tu vois … oh et puis merde. Ca me fait mal de te voir aussi frigorifiée... » Je baissais les yeux, ayant un sentiment de honte et de faiblesse à la fois, parcourant mon corps comme de vulgaire sangsue voulant mon sang jusqu'à la dernière goutte. Les sentiments, ce n'était pas pour moi, et ça c'est quelque chose que seul le temps pourra changer.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Dim 15 Jan - 22:32




FEOFAN & ALYONA
I can't believe that so much time
was spent on my own
Just tryin' to figure it out all alone
Don't show emotion, let this go


Un léger boum, rien de très alarmant, pourtant il résonna dans ma tête. Mes yeux se sont ouverts comme ceux d’un poisson. Non, tout mais pas ça. Du moins, pas maintenant. Je n’étais pas prête. J’ai vu sa main se poser sur mon carnet. Tout, mais pas ça. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine. Je ne voulais pas non plus lui retirer des mains et le faire brusquement, je savais pertinemment qu’agir ainsi ne ferait qu’attiser sa curiosité. Je retrouvai finalement mon visage sans expression et fixai mon carnet. C’était la première fois que quelqu’un voyait ce que je dessinais et je dois dire que j’avais peur. Pas le même genre de peur que justement je représente dans mes dessins, juste une appréhension, la peur qu’il me prenne pour la pire des détraquée, ou quelqu’un ayant un problème mental quelconque. Après tout, dessiner de telles horreurs ne laissait aucune place au doute. La seule chose que j’espérais, c’était qu’il ne fasse pas le lien entre mes dessins et ma vie. Après tout, il ne savait rien, mais là absolument rien de ma vie. Comment pourrait-il en venir à la conclusion que mes croquis représentaient ma vie? Enfin, après ce qui me semblait être une éternité, j’entendis enfin Feofan parler de ce qu’il tenait entre ses mains. Je dois avouer que je restai surprise. Très surprise. C’était magnifique? Il devait être probablement aussi fou que moi. Je dessinais des trucs plus monstrueux les uns que les autres et il venait de me dire que c’était magnifique? Je ne pus retenir un léger rire.

Encore plus étrange, il ajouta qu’il aurait voulu en voir plus. Pourtant, il était hors de question qu’il voit le reste. Non, non et non. Il aurait beau me sortir tous les compliments du monde, je ne céderai pas. Pourtant, il me tendit mon précieux carnet, ma vie. Je murmurai un léger « merci » avant de le prendre lentement, je ne voulais pas avoir l’air encore plus étrange que je ne devais paraître. Histoire qu’il ne puisse pas en voir plus qu’il ne l’avait déjà fait, je glissai mon carnet sur le sol et m’assied dessus. Plus personne n’y aurait accès. Je ne voulais pas répondre à ce qu’il m’avait dit. Après tout, il n’y avait rien de plus à ajouter à mon avis et ses compliments me mettaient mal à l’aise. Moi qui avais été habituée à n’entendre que des insultes… voilà qui faisait changement. J’étais finalement assez bien pour quelqu’un. J’avais enfin du talent.

Je le regardai allumer sa cigarette, me disant que ça aurait été bien d’en avoir une, moi aussi. Mais j’étais trop pauvre. On m’avait subtilisé mes maigres économies que je gardais cachée dans un recoin du squat. Je prenais soins d’aller vérifier, chaque jour, si le petit montant d’argent que je possédais était encore dans sa cachette, mais, un matin, il ne s’y trouvait plus. C’était la seule chose à laquelle je pouvais me raccrocher et qui me faisait croire que je pourrais peut-être m’en sortir, mais on me l’avait volé. Je n’avais plus rien. J’attendais sagement ma prochaine paye. Là n’était pas l’important, ce qui comptait en ce moment c’était l’endroit où je me trouvais et la personne avec qui je m’y trouvais. Je me concentrai sur lui et uniquement lui, tentant d’oublier tout le reste. Ce n’était pas une chose facile à faire, mais je savais que si on discutait assez longtemps, si on était simplement ensemble assez longtemps, j’y arriverais. C’était toujours pareil. Je n’arrivais pas à le dire, mais Feofan, c’était ma bouée de secours. Je sais bien on se connaît depuis peu de temps, mais vous savez, y’a de ces gens qui passent dans votre vie, ne serait-ce que pour un instant et ils changent tout. Pour moi, cette personne c’est Feofan. Et puis, avec lui, j’ai l’impression que c’est à la fois si simple et si compliqué. Pouvoir ne rien dire pendant de longues minutes, juste être assis comme ça sans que ça dérange. Pourtant, que ce soit si difficile de parler.

« Ca me fait … enfin ne pense rien mais … enfin je suis pas … enfin tu vois … oh et puis merde. Ca me fait mal de te voir aussi frigorifiée... »

Qu’est-ce qu’il raconte enfin? Comme s’il se souciait réellement de moi. Mon regard glissa vers lui et mes lèvres se fendirent en un petit sourire. Peut-être tenait-il vraiment à moi? Non Alyona, faut pas s’inventer des histoires. Ne s’attacher à personne et ne jamais croire que quelqu’un peut tenir à nous. Règle d’or.

« Ça va… enfin, j’suis habituée au froid. C’est pas comme si c’était mon premier hiver en Russie…»

Je frottai mes mains l’une contre l’autre et m’assied au sol avant de me recroqueviller, histoire de me réchauffer du mieux que je pouvais. Je n’avais besoin de personne pour survivre. Jamais je ne demanderais rien à personne, je voulais tout faire par moi-même. Pour une fois que j’étais libre. Je n’allais pas me plaindre à la moindre difficulté rencontrée.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Dim 22 Jan - 19:03





the sadness will never end;



L'enfer n'aura donc jamais de fin ? Le cœur en flamme, la tête pleine de songes meurtrières, je ne préfère pas m'aventurer dans ses marécages d'idées noirs, fuyant chacun de ses problèmes comme la peste. Le goût amer de l'impuissance dans la bouche, je tirais sur cette cigarette, fixant le sol comme-ci une force invisible me dominait. La rébellion était impossible face à une créature invisible, hors la tristesse d'une manière ou d'une autre est imagé d'une manière utopique et fantaisiste, impossible donc de l'atteindre en plein cœur car elle n'est pas matériel. Si seulement tout était simple comme dans un jeu vidéo, presser sur deux trois touches, avant de vaincre l'ennemi. Avoir plusieurs vies, recommencer encore et encore sans relâche, avant de triompher, d'obtenir cette rage de vaincre. Mais actuellement, je n'en avais pas envie, il m'était difficile de lutter contre cette douleur horrible, turbulente, ne cessant aucunement de laisser mon cœur tranquille, s'amusant à le torturer encore et encore. Je n'avais plus l'envie de me battre, mais plutôt de me laisser couler, je n'avais plus la force nécessaire pour lutter. Maman, tu me manques, tu ne sais pas comment c'est horrible sans toi, tu ne sais pas tout ce que je donnerais pour te voir renaître sur une photo le temps d'un souvenir, renaître dans tes sourires. C'est horrible maman, tu es encore vivante dans mon cœur, mais cela ne suffit pas. J'ai besoin que tu sois présente dans ma vie, que tu sois là. Que je te serre contre moi, parce que je ne comprends pas, je ne réalise toujours pas qu'hier tu me souriais et qu'aujourd'hui tu ne sois plus là. Je veux lâcher l'affaire, ne plus me battre, tomber dans l'abysse ténébreuse de la tristesse, la laisser s'emparer de mon corps, m'empêcher de respirer, tel un océan cherchant désespérément à m’entraîner dans les profondeurs. Mon corps devient la cible de l'engourdissement. J'ai l'impression d'être dans les sables mouvants, plus je me débats, plus j'essaye de combattre ce mal qui me ronge, plus je suis consumé par la douleur et plus je laisse mon esprit se faire dominer. Je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. Mais à aucun moment je me plains, je reste silencieux parce que je suis comme ça, parce que je ne veux pas être faible et montrer qu'en réalité je ne suis qu'une simple fillette qui pleurniche en cherchant sans arrêt une solution, un fils à papa perdu entre l'absolution et l'enfer. La sensation étrange d'être dans un cercle vicieux, de tourner en rond, de rien faire correctement. La solitude vient peu à peu s'emparer de moi, comme la faucheuse qui vient m'annoncer une mort certaine. Je reste de marbre et je ne réagis pas, laissant mon énergie s'estomper peu à peu, au fur et à mesure que je cherche une solution intéressante pour sauver ma peau dans cette jungle mentale horrible.

Le froid s'emparait de la moindre parcelle de peau, profitant de cette occasion pour me geler le plus possible, comme-ci je n'étais pas assez touché par la galère déjà, il fallait en remettre une bonne couche, mais bien sûr. Passant une main machinalement dans mes cheveux, puis le long de mon bras gauche, je tirais une nouvelle fois sur ma cigarette, avant d'en placer une sur l'oreille d'Alyona, affichant un sourire forcé, qui paressait tout de même sincère. Je venais de livrer un peu de mes sentiments à cette jeune rousse, alors que ce n'était pas dans mes habitudes, je perdais ma façon d'être au fil du temps, sans doute parce que la solitude m'oppresse au point d'avoir besoin de me confier à des gens, mais je refusais de me faire à cette idée, je ne voulais pas être un faible non, il n'en était pas possible. Je me braquais immédiatement, détournant mon regard de la belle demoiselle, fixant autre chose, n'importe quoi. Une bataille mentale qui avait parfois l'habitude de me faire passer comme un fou quand je côtoie les gens. Finalement, je reposais mon regard remplit de tristesse sur cette jeune femme, avant de lui répondre froidement, mais en faisant de preuve de gentillesse, évitant toute prise de tête. « Oublie ce que j'ai dis, c'était stupide de ma part. » Je souriais, affichant une certaine gêne. Je ne sais même plus ce qu'elle m'a dit avant, ce que je sais c'est que j'ai répondu à cela en ayant l'esprit occupé, c'est pourquoi je voulais couper toutes formes de discussion, lui proposant du feu avant d'allumer une cigarette. L'action de mon doigt venait frotter la pierre de se dernier, provoquant une prise de flamme, restant ainsi, attendant qu'elle approche le tabac pour créer un contact avec la substance brûlante. Pendant ce temps-là j'en profitais pour lui adresser une nouvelle fois la parole, m'excusant de la meilleure façon possible. « Tu dois me prendre pour un fou pas vrai ? Le regard vide, cette façon de m'exprimer si … brièvement. Enfin voilà, je sais que je suis pas le mec le plus loquace de Saint-Pétersbourg. » Je lui souriais, avant de jeter mon mégot de cigarette par la petite fenêtre du petit cabanon où nous étions cachés à l'abri du froid et du vent.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Dim 29 Jan - 21:29

FEONA ϟ « THE SADNESS WILL NEVER END » please speak softly for they will hear us and they'll find out why we don't trust them speak up dear 'cause I cannot hear you I need to know why we don't trust them explain to me this conspiracy against me and tell me how I've lost my power were can I turn? 'cause I need something more surrounded by uncertainty ─ song ;conspiracy & artist ; paramore


Toujours dans cette position foetale, en petit bonhomme si vous préférez, les yeux fermés, j’affrontais mes démons. Chaque fois que je fermais les yeux, je ne voyais pas du noir bien longtemps. Toujours ces visions d’horreurs que je tentais de ne pas appeler souvenirs. C’était probablement l’une des raisons qui faisait en sorte que j’avais peur du noir. Je ne supportais pas la nuit. Je dormais toujours peu. Il faut dire que le squat n’est pas le plus confortable des logis. Passons. Donc, je me débattais mentalement avec ces idées noires, sombres, cet abysse. Je tentais de ne pas me laisser emporter, de ne pas craquer. Jusque-là j’avais été forte. Plus d’un an que je cachais tout à tout le monde. Que j’affichais cet air insensible, inateignable, intouchable. Comme si rien ne pouvait me faire peur, rien ne pouvait me détruire. C’était pourtant tout le contraire. J’étais plus fragile que jamais, parce que je me retrouvais souvent seule avec moi-même, à cogiter, à remuer toutes ces horribles images dans ma tête. J’aurais largement préféré vendre mon âme au diable, mourir pour aller en enfer plutôt que d’avoir à vivre avec tout ça. Si vous saviez seulement à quel point c’est horrible. On m’a souvent dit d’aller voir un psy. Déjà, je n’ai pas d’argent, de un et j’ai pas envie de raconter ma vie à une inconnue, ben callée dans son fauteuil à dix milles dollars, Comme si elle pouvait vraiment comprendre ce que je vivais? Comme si ça lui était arrivé à elle, ou lui, de ne pas manger pendant des jours parce qu’on est privé de nourriture, de devoir faire plaisir à papa, même si on a que six ans. Respire, n’y pense plus. Je poussai un énième soupire et tentai de relaxer.

J’ai senti que d’un mouvement on déplacait mes cheveux et j’ai senti quelque chose, que je ne reconnu pas immédiatement, se coincer entre mon oreille et ma tête. J’ai ouvert les yeux. Et là j’ai entendu sa voix. Peu importe ce qu’il me disait, le simple son qui s’échappait de sa bouche était suffisant pour me ramener à l’ordre, chasser ces images hideuses. Lorsque je compris enfin ses propos, je souris, Je ne sais pas pourquoi, ce n’était même pas drôle, ni rien. Parfois, on dirait qu’il m’arrivait de me sentir tellement légère, au-dessus de tout que j’avais envie de rire, parce que je savais très bien que le bonheur est éphémère. Enfin, j’ai pris la cigarette qu’il avait glissé derrière mon oreille quelques secondes plus tôt, la portai à mes lèvres et me penchai vers Feofan, histoire qu’il l’allume. Une fois que ce fut fait, j’inspirai lentement, sentant la fumée emplir ma bouche avant de l’expirer. J’avais entendu un jour, cette phrase : “tout ce qui est bon est illégal, immoral ou fait grossir.” Et en ce moment, je ne pouvais qu’approuver. Je m’intoxiquais peu à peu, je me dirigeais droit vers une mort iminente. J’avais pourtant cette conviction que je me trouvais à côté de celui qui m’inciterais à me battre, à ne pas sombrer. Je ne connais pas tant de choses sur lui, mais parfois il y a des gens avec qui on n’a même pas besoin de parler et ça clique. C’était le cas avec Feofan, du moins, c’est ainsi que je voyais les choses. Je profitais de ce moment de silence, de calme. C’était apaisant. Je ne fus pourtant pas fâchée lorsque le jeune homme assis à mes côtés repris la parole. Je ne sais pas pourquoi, un léger rire m’échappa. Si je le prenais pour un fou? Il ne savait pas qu’il avait plus fou que lui devant les yeux? Il allait sans doute s’en rendre compte rapidement. Je repris mon sérieux et lui répondit.

« Non, t’as l’air assez normal. Je veux dire, j’ai vu et connu pire… et hum... je pense qu’on est assez semblable sur ce point là. Je ne suis pas de celles qui parle le plus… comme tu as pu le constater. »

J’inhalai encore de cette substance toxique avant de Lever la tête et la regarder s’effacer alors qu’elle franchissait mes lèvres. En ce moment, j’aurais espérer que tout s’arrête, rester bien, dans cet état que l’on pourrait qualifié de second. J’étais à l’abri du froid, avec une personne qui me comprenait, qui était comme moi et tout était simple. Au fond, c’était peut-être ça le bonheur.
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MessageSujet: Re: aly&feo Ҩ the sadness will never end   Dim 5 Fév - 8:39

FEONA ϟ « THE SADNESS WILL NEVER END » i've said it once, i've said it twice, i've said it a thousand fucking times that I'm ok, that I'm fine, that it's all just in my mind but this has got the best of me and I can't seem to sleep it's not just your alone with me, it's just you'll never leave it's not just your alone with me, it's just you'll never leave


Mais qu'est-ce que la normalité ? Quelle image avait-elle ? Absolument aucune idée. En tout cas je ne pense pas représenter cette idée abstraite. Avec mon corps couvert d'une seconde peau gorgée d'encre, représentant plus ou moins ma vie. L'image de la normalité c'était loin de moi. Dans un sens j'étais un mec dérangé, préférant l'originalité à la banalité. Moi je m'en bas un peu les châtaignes de l'avis des autres, mais dans sa phrase, je perçois ainsi un mot qui nécessite en moi, un petit mot de réflexion et de remise en question. Je ne sais même plus ce qui m'a forcé à venir ici, venant tout juste d'arriver dans une ruine construite de bois et d'une petite poignée de métal. Pourquoi j'étais là, c'était sa ma grande question. Les démons du passé retournaient mon esprit, comme on retourne un bébé qui vient de naître. Je me sens seul, mais si je ne le suis pas, sans doute parce que je cache mes problèmes à tout le monde, sans doute parce que confier ma vie à quelqu'un est inconcevable dans le sens où je ne veux que personne s'attaque à moi en utilisant cette faiblesses, ses fondations fragiles. J'étais bien trop malheureux pour vivre correctement, mais je me laissais faire, parce que je me devais d'être fort, même si je devenais peu à peu fatigué par le train de vie intense que je subissais en ce moment. Subir, c'est bien le mot. Impossible à contrôler, impossible de changer la donne. Je n'étais pas possédé, mais presque. Je ne me sentais pas seul parfois, je sais je deviens fou. Parler c'était important, mais pas de ça, parce que même si j'étais une personne peu loquace, peu banale, je me devais tout de même de garder le peu de fierté que j'avais, je ne voulais pas être faible, l'être n'a jamais été dans mes habitudes et ce n'était pas maintenant que ça allait commencer. Pourtant, j'avoue j'ai déjà fait un bout de chemin et je n'allais pas m'arrêter en route, j'aimais le squat, j'aimais la Russie, mais ma vie n'était qu'un détail de ma personne, elle n'allait jamais oser pénétrer dans l'enceinte de ma bouche, afin de dévoiler l'histoire. Cette histoire. Celle qui nous rend plus ou moins unique, garçon ou fille. Chien ou chat. Je savais que je pouvais compter plus ou moins sur mon caractère pour protéger ce long chapitre de mon existence. Parce que je sais ce que c'est souffrir en silence et que je me plais très bien ainsi. Parce que je n'ai besoin de personne, ma vie ne regarde que moi et aucunes autres personnes. Je tirais une nouvelle cigarette de mon paquet, la glissant comme toujours au bec, avant de l'allumer le plus rapidement possible. J'étais un toxico, mais j'assumais et j'en étais conscient, laissant le tabac venir brûler légèrement ma gorge, avant de infecter et tâcher le peu de poumon correct qu'il me restait. Rien que l'image me dégouttait, mais rien à faire, l'appel de la cigarette était trop fort. Pourtant ce n'était pas dans mon habitude d'être dépendant de quelqu'un ou de quelque chose à l'époque. Comme quoi les temps changent.

Je laissais la fumée s'échapper doucement de ma bouche, avant de me relever d'une façon plutôt lente, afin de fixer le ciel bleu par la fenêtre, tournant ainsi le dos à la belle rousse qui me tenait actuellement compagnie. Je n'avais aucune vision du bonheur parfait. Je cherchais d'ailleurs ce que se mot représentait, mais impossible de trouver une image qui me convenait. Je n'avais jamais ressentis l'amour d'une femme, à part ma mère mais ça ne compte pas. Pourtant j'en ai donné, mais pas assez pour maintenir le bateau de l'amour hors de l'eau. Le bonheur n'existait sans doute pas, il souriait parfois à certaines personnes, mais restait utopique pour d'autres. Je n'en savais rien. Je n'étais pas une victime heureuse de ce dernier, c'est tout ce que je pouvais dire. Le ciel m'apportait cette petite dose de sentiment que j'avais du mal à laisser paraître. J'ai baisé des filles, ouais, j'ai tiré combien de fois mon coup au squat et le plus ou moins couple que je formais avec Françis n'empêchait rien. Je prenais à malin plaisir à lui montrer qu'elle m'appartenait en pétant des câbles comme un gamin de cinq ans, mais si j'étais avec elle c'est juste pour le cul et rien d'autres, elle le savait très bien, puisqu'elle faisait exactement la même chose avec moi. Sans doute que son cœur tentait secrètement d'appartenir à quelqu'un d'autre, moi je n'avais pas d'attache à ce niveau là. Il y avait bien trop de canon pour être l'homme d'une seule et unique femme. Mais un jour peut être que ça arrivera, un jour peut être je rencontrerais le grand amour. Je stoppe ainsi cette air songeur en regardant le ciel, tel un buzz l'éclair attendant l'arrivée de son vaisseau spatial, avant de répondre à la jeune femme derrière moi, m’excusant du retard que j'avais mis afin qu'elle obtienne un semblant de réponse de ma part. « Je n'incarne pas la normalité. Je ne sais même pas ce que c'est être normal. Faut croire que pour mon père, c'était être en costard cravate, sans aucun tatouage, à rire comme un con à des vannes de bourges. Moi je n'ai pas cette image là. Bref je vais pas te raconter ma vie, je pense que je vais te laisser retourner à ta peinture et ne plus te déranger. » Je remettais ma veste, toujours en regardant par la fenêtre, avant de lui glisser mon paquet de cigarette dans la main, elle pouvait le garder, je pouvais en avoir un comme je voulais, même si j'avais plus ou moins honte d'être fils de bourge, quand je vois que le squat briller de mille feux, avec un rien.
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