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 if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy

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« O-H Lawson Parsons »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Olly-Harold Lawson Parsons
→ ÂGE : 23 années
→ PAPIERS : 128
→ LIEU DE RÉSIDENCE : ton coeur. ton âme. ton lit.
→ SITUATION : célibataire!
→ BOULOT : barman quelques soirs.



MessageSujet: if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy   Sam 7 Jan - 0:29




if i'm louder, would you see me?

    Assis sur un tabouret usé et appuyé contre un comptoir, Lawson poussa un soupire à fendre l'âme. L'ennui lui ronger les pores, et ses neurones n'étaient pas encore en état pour réfléchir. Trop tard, il était déjà sortis du lit. Il roula des yeux avant de se lever avec peu de force, de saluer son ami le serveur et de quitter les lieu. Les doux rayons de soleil vinrent lui caresser la peau, faisant briller ses magnifiques iris bleu, tandis qu'un faible sourire se dessiner sur ses lèvres. Planté à côté de la porte du restaurant/bar de son vieille ami, il commença à réfléchir à où aller, alors que des passants lui souriaient en signe de bonjour. Ici, les gens étaient chaleureux entre eux. Non pas qu'Harold soit un habitué de cette zone dites « normal » de Saint-Petersbourg, mais il avait pris l'habitude de prendre un petit café – que, bien évidement, son ami lui payait – chaque matin, dans ce coin sympa de cette ville. Le bruit d'un klaxon le ramena à la réalité, et le dur vent vint lui claquer au visage. Il grogna quelque chose d'incompréhensible avant de ré-ajuster son blouson pour se sentir plus à l'aise. D'un geste précis, il sortis un bonnet et le plaça délicatement sur le haut de son crâne, galérant malgré tout. Et, après avoir rit de sa propre bêtise, Harold se mit en route vers des rues inconnus. Peur de l'inconnu ? Jamais.
    (…)
    C'est ainsi que nous retrouvons notre protagoniste, Lawson, dans les rues de Saint-Petersbourg, une clope à la bouche. Accro. C'était sa nouvelle drogue. On lui avait dis d'arrêter, parce qu'il pourrait retomber dans la drogue, mais cette idée de ne pas se fumer se cigarette tout les jours lui étaient inconcevable. Chacun à ses petites habitudes, petites manies, celle-ci était une des nombreuses d'Olly. Personne ne pourra rien y changer, c'est son cerveau qui contrôle tout. Ses nerfs, sûrement. Enfin bref, peu importe. Le jeune homme semblait jouer avec le destin, voir ou le vent l'emmènera, qui trouvera-il sur son chemin. Lawson appréhendait ce moment où une connaissance croisera son chemin. Sûrement pas Aelis ou Ana, celle-ci étant trop flemmardes pour se lever. Peut être Blaise. Ou encore Alaska. Ou tout simplement personne, étant donné qu'il était encore très tôt pour des jeunes de 20 piges de se lever, un Samedi matin qui plus est! Le jeune brun est un lève tôt il faut dire..
    Après s'être perdu dans les rues de Saint-Petersbourg, l'Américain décida d'aller prendre un grand bol d'air frais au port. Là au moins, il ne se sentais pas exclus, comme intrus. Ici venait se balader beaucoup de touristes, des étrangers, comme lui. Et, secrètement, il espérait retrouver louAnge ici, ayant besoin d'une grosse dose d'amour ces temps-ci.
    Ce fut avec surprise qu'il découvrit une tête non inconnue, assise sur un banc, apparemment perdue dans ses pensées. Quelque chose comme Poppy, si les souvenirs de Lawson étaient bons. Il avait essayé de l'aborder quelque fois, mais se faisait rembarrer à chaque fois. Apparemment, la brune ne l'appréciait pas vraiment, allez savoir pourquoi. Mais le jeune homme ressentais cette envie de la protéger des conneries du monde. D'après les autres squatteurs, c'était « la fille la plus adorable qu'ils connaissent. », mais pour lui, elle n'avait rien d'adorable. Elle se droguait, était mal-polis et l'envoyait bouler. Mmh, classe comme fille. Charmante, il faut dire. Mais l'Américain ressentais cette envie de la connaître, de lui apprendre la vie, de l'aider, mais il fallait son accord pour ça, et malheureusement, elle ne semblait pas apprécier Lawson un maximum pour le laisser l'aider.
    Tout en soupirant, le jeune homme s'assit à ses côtés, ses yeux bleu plongés dans le paysage nuageux qui se plantait face à lui. Il hésita à l'aborder, en ayant ras le cul d'essayer comme un attardé qu'elle lui accorde sa confiance. Et puis, d'abord, faisait-il si peur? C'est vrai que de grosses cernes entourent souvent ses yeux bouffis, et parfois pleins de larmes, mais son regard et toujours vrai, et fidèle à lui-même il ne fait jamais de mal à personne. Ce n'est pas un mec violent, ni même un pervers accro au sex. C'est rare qu'il s'envoie en l'air. C'est difficile de baiser quand on a l'image de sa meilleur amie coller dans sa tête. Elle le hante, et ça commence à l'inquiéter. L'aimer à silence, c'est difficile et ça le fait souffrir, mais de là à faire fuir les autres, non. C'est un p'tit gars gentil, inoffensif et aimable, alors se faire prendre des vents par une gamine de quatre ans de moins, il l'avait fort dans le baba.
    Ses mains se baladèrent dans ses poches et ressortirent quelques instants plus tard avec une fameuse clope, la deuxième de la journée. Simple envie. Une pulsion qui lui prenait souvent, à fumer plus que d'habitude. Aujourd'hui n'était pas une exception, juste une journée différente. Pas comme les autres. Un rire s'échappa de sa bouche, tandis qu'il allumait sa clope. Il se trouvait ridicule à lui courir après. C'est vrai qu'à force, Poppy devait en avoir marre de lui. Un gros lourd, voilà ce qu'il devait être à ses yeux. Il tourna la tête vers la jeune fille qui le fixait, perplexe, le prenant pour un fou à rire tout seul. Un vaste sourire élargissait les lèvres d'Harold, et lui adressa la parole, le plus calme possible, ayant peur des réactions du bout de femme qui se trouvait à ses côtés. « t'en veux une? » lui proposa-il tout en désignant son paquet de clope d'un hochement de tête. Il n'attendit même pas une réponse et déposa le paquet sur le banc, à quelques centimètres de Poppy. Libre à elle d'en prendre si elle le désirant. Il retourna la tête et admira le paysage devant lui. Les gens s'activaient dans la rue. Ils s'excitaient et semblaient tous anxieux. Poppy et Lawson ressemblaient à des taches face à cette vaste peinture du train-train quotidien des habitants de cette partie de la Russie. Lawson n'appréhendait jamais rien, il y allait toujours au talent. À l'improviste. Parce qu'après tout, c'est un guerrier ce mec. Un peu trop sentimental, mais tout les bons soldats sont amoureux.
    Il tira une latte de sa cigarette, apparemment la dernière, et la lança à ses pieds, avant de l'écraser. Un soupire vint s'échapper de sa bouche, rencontrant les rayons de soleil et mourant au contact de l'air frais. Il resta longtemps à penser à tout et à rien, avant de se rappeler de la présence de la jeune fille. Sa tête se tourna brusquement sur sa gauche, si rapidement qu'il en avait mal à la nuque. Un rictus occupa son visage, constatant qu'elle était toujours là. Non pas qu'il ne la désirait pas ici, juste qu'il n'était pas d'humeur à se prendre des vents monumentaux. Mais bon, il s'était installé sur ce banc pour une raison, alors autant s'y mettre.. Seulement voilà, aucun son ne sortait de sa bouche, sans doute parce qu'il n'avait aucune idée de quoi dire. Un débutant. On devrait lui acheter « comment se faire des amis pour les nulles » pour noël, ça l'aiderait bien.
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« Poppy F. Campbell »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Poppy Faith Campbell
→ ÂGE : 19 mon gars, c'est le 3 mars alors zape pas !
→ PAPIERS : 224
→ LIEU DE RÉSIDENCE : squatt
→ SITUATION : "et sinon, les amours, ça va comment ?" "Bah écoute, je compte me reconvertir en none prochainement."
→ BOULOT : revendeuse dans les boites - sous-boss de l'empire Zakharien.



MessageSujet: Re: if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy   Sam 7 Jan - 12:43






5h ? 6h? Je ne saurais même pas vous dire l’heure qu’il est. En tout cas, il fait froid et cela fait déjà quelques heures que l’énorme party de Judicaël s’est terminée. J’étais à présent pleine aux as mais une grosse partie reviendrait à Zakhar. Mais vu la masse de fric que je transportais, je devrais quand même bien manger pendant au moins une ou deux semaines et pouvoir aller me faire un tour dans le centre-commercial pour m’acheter quelques belles fringues. Vendre de la drogue n’était peut-être pas un métier reluisant mais il rapportait bien, il fallait avouer que le nombre de personnes qui en achetait dans une soirée était hallucinant, que ce soit de la beuh ou des cachetons. Je ne me droguais pas souvent mais il m’arrivait de prendre un ou deux cachetons de temps en temps mais me défoncer arrivait peu souvent… Mais paradoxalement, je fumais souvent, voir trop. Je connaissais les risques, cancer, dents jaunes, mauvaise haleine, etc… Mais à vrai dire, je m’en contrefichais parce que fumer, ce n’était pas juste quelque chose pour avoir la classe, faire comme tout le monde, c’était juste pour me sentir un peu normale, pour me sentir bien, le temps de quelques minutes à peine. Ridicule n’est-ce pas ? Mais vrai.

Après avoir finit mon job, je n’étais pas rentrée au squat, j’étais dans une de ces périodes où l’on se sent seul et que les nuits blanches font part entière avec vous. Dormir devenait impossible, je n’y arrivais plus depuis quelques jours et la fatigue commençait sérieusement à se marquer sur mon visage. Je ressemblais à un fantôme, blanchâtre et décharnée. Je n’irais pas jusqu’à dire que je déprimais parce que c’était sûrement faux mais je n’étais plus totalement cette fille enthousiaste que reflète mon prénom. J’étais perdue dans mon esprit, jamais complètement présente et je m’étais remise à fumer comme un pompier alors que je m’étais calmer pour faire plaisir à Hélios. Raté apparemment… Heureusement que je n’avais pas écrit cela dans mes bonnes résolutions à tenir parce que sinon, j’aurais déjà pus rayer celle-ci. Enfin bon, je ne savais même pas comme j’avais atterri sur le port, ni même sur ce banc, alors que la température devait afficher en-dessous de zéro avec certitude. C’est fou, même avec un perfecto en cuir qui m’avait coûté trois semaines de salaire, je ressentais encore le froid venant glacer ce qu’il restait de moi, mais je voyais nettement la différence depuis que j’avais ce manteau, je dois l’avouer.

Pas la peine de vous baratiner et vous dire que tout le monde dort ici, parce que il devait y avoir plus de la moitié de Saint-Pétersbourg qui s’était rendu à la soirée cette nuit et celle-ci s’était terminée il y quelques heures même pas et il devait déjà tous dormir, jusqu’à midi minimum ! Sauf ceux qui étaient insomniaques comme moi, bien entendu. Et dans le cas présent, personne n’était dehors. J’étais seule au milieu des bateaux défraichis, avec comme compagnie, la mer à perte de vue. Je me rappelle avoir parler de quelque chose à Hélios, l’année dernière pendant l’été, à propos de la mer, nous étions sur le port, ici même et il avait brisé le silence en me disant « Tu es comme la mer Poppy, tu changes constamment… » Et bizarrement, la seule chose qui m’était venue à l’esprit était étrange, pas tout à fait normale mais sûrement dénuée de sens « Et toi, tu es comme la rivière Hélios, tu avances toujours, mais tu finis toujours par revenir à moi. » Cela paraissait tellement égoïste comme phrase que je l’ais regrettée après, même si j’avais envie que ce soit vrai. Et je me souviens que le silence s’était à nouveau réinstallé entre nous. Et aujourd’hui encore, le silence était roi en cette froide matinée.

En fait nan, il n’y avait pas un total silence. J’entendais quelqu’un marcher dans mon dos mais je n’avais aucune envie de me retourner pour savoir si je connaissais ou non cette personne. Les pas s’arrêtèrent avant de reprendre, pour venir vers moi puisque les bruits se rapprochaient. Je restais silencieuse et stoïque. Je le reconnu à l’instant même où il s’assit. C’était Lawson, un sacré emmerdeur qui essayait toujours de m’adresser la parole mais je ne sais pas, je n’arrivais pas à faire autre chose que de l’envoyer chier à chaque fois. Il ne m’avait rien fait, il n’était pas comme Noam qui ressemblait à mon ex, il avait quelque chose, quelque chose qui me bloquait. Avant qu’il ne me regarde, j’essuyais le plus subtilement possible les larmes qui avaient coulé d’elles-mêmes et depuis qu’il s’était assis à côté de moi sur ce fichu banc qui avait connu bien des martyrs à en voir le nombre extraordinaire de cœurs, de noms, d’insultes gravées dessus. Certaines écrites en russe ne me disaient rien, parce que je n’avais jamais cherché à apprendre les insultes en russe puisque tout le monde pouvait aisément me comprendre si je parlais anglais. Le silence avait repris ses droits et aucun de nous deux n’avait ouvert la bouche. J’étais trop fatiguée pour lui dire de partir et quelque part, j’étais contente qu’il vienne me tenir compagnie parce que la solitude, c’est bien beau mais il n’y a que dans les histoires où les gens aiment la solitude au point de se murer en eux-mêmes. En vrai, personne n’aime la solitude, enfin tout du moins, il y avait une différence entre choisir d’être seule et se retrouver seule. Je n’osais pas tourner le visage pour le regarder, je restais immobile, si ce n’était mes doigts gelés qui tremblaient, mais mon regard s’était perdu dans l’immensité de l’eau. Puis le bruit qu’il produisit pour extraire ses clopes de sa poche m’obligea à le regarder et sans un mot, je savais que mon visage devait exprimer toutes les questions qui hantaient mon esprit. Il me tendit le paquet mais je n’osais en prendre une, mais lorsqu’il posa celui-ci, la tentation fut bien trop grande et mes doigts allèrent chercher une cigarette dans le paquet pour la porter à mes lèvres. L’allumant de mon briquet, je soufflais d’un murmure « Merci. » parce en fait, le paquet que je m’étais achetée il y a deux jours ou trois était vide et aucun commerce n’était ouvert à une heure pareille. En fait si, je devais me tromper car en regardant bien la rue marchande, du côté de Lawson, les gens grouillaient de partout alors il devait être plus aux alentours de 8 ou 9h, l’heure du marché…

Je tirais une première fois sur la clope, longtemps et continuais de la même manière jusqu’à ce que je n’arrive à la dernière. Je devais puer, puer de la gueule surtout. Parce que sinon, je faisais toujours gaffe à mes fringues, pour ne pas puer sur ce niveau là. A nouveau, je tournais la tête vers lui, qui semblait un peu surpris du fait que je sois toujours ici. A vrai dire, j’étais arrivée la première alors je n’allais pas me barrer parce qu’il arrivait et maintenant, je lui devais un clope alors j’allais encore moins me barrer… Mais encore une fois, le silence nous entourait, ce qui était troublant. Alors j’entrepris d’entamer ce qui n’avait pas encore commencé, une discussion, en anglais, sachant à son accent, qu’il devait venir d’Amérique du Nord. Alors si pour une fois, je pouvais parler dans sa langue natale, autant profiter. « Dis-moi Lawson, c’est ça ? Que fais-tu dehors, à cette heure-ci et avec un froid pareil ? » Je vous l’accorde, ce n’était pas des plus cordiales comme façon de commencer une discussion mais ce n’était pas comme si l’entente l’était alors bon… Même si pour une fois, je refoulais cette chose en moi qui se refusait à apprécier le jeune homme qui pourtant, était sûrement très gentil.




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MessageSujet: Re: if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy   Dim 8 Jan - 1:25




if i'm louder, would you see me?

    Un frisson lui avait parcouru le corps lorsqu'une légère brise s'était engouffrée dans son blouson. Calme. Il ne faut jamais succomber. Essayer de se chauffer avec les moyens de bord. Ses veines se refroidissait lentement, lui laissant une marque douloureuse, tandis que ses jambes s'agitaient et se logèrent au niveau de sa poitrine, entouré de ses bras affaiblis par le froid, alors que sa tête se déposa sur ses genoux, choquant lourdement sur ces derniers. Il faisait un froid de canard, et Lawson commençait à grelotter. Non, finalement, il ne s'était toujours pas habitué au froid Russe, même après trois hivers passés ici. Peut être il ne s'y habituera jamais. Parce que, peut être que finalement, sa place n'est pas ici. C'est sûr que l'Amérique lui manquait terriblement, les gens, la langue, tout là-bas le rendait nostalgique, mais il ne s'était jamais trouvé nostalgique. Juste un endroit préféré arrivait à se sentir heureux, complet, à sa place. Un endroit, sur tout ce globe arrivait à le faire frissonner d'amour. Un unique endroit. Lequel? Dans ses bras. Incroyable, mais vrai. Pitoyable, cliché, mais tellement beau. Un jour, songea-il, je le lui dirai.
    Les mains tremblantes et les jambes flageolantes, le jeune américain reprenait ses esprits. Il divaguait trop. Rêvassait. Pourtant, il était sortis lui-même de son lit, sans aucune aide. Debout sept heures et demi, comme un grand. C'est un bonhomme Lawson, faut pas croire! Soudain gêné par la présence de Poppy, le jeune homme commença à tripoter ses doigts, à la recherche d'un sujet de discussion normal. Parce que dans le fond, Harold représente un homme normal. Alors pourquoi le rejetait-elle ? Ce n'est pas comme si il allait la violer, si il voulait tirer un coup, il n'avait qu'à passer un coup de file à certaine de ses amies qui se feraient un plaisir de lui donner ce qu'il voudrait. Alors pourquoi l'effrayait-il ? Peut être que finalement, elle se faisait un malin plaisir à l'envoyer bouler, par simple envie. Possible. Peu probable si nous nous fions aux témoignages des squatteurs, mais quand même probable. Ou alors, c'était sa technique de drague. Très peu probable, c'est quand même étranger comme façon de charmer... Mais faisable.
    Dans sa tête, Lawson s'imaginait des milliers de scénarios qui expliquait la raison pour laquelle cette jeune femme assise à ses côtés ne l'appréciait pas. Avait-il mauvaise réputation, au squat? Pourtant, il avait l'air plutôt aimé. Lui, ce n'est pas un macho comme la plupart des squatteurs. Il peut être une épaule sur laquelle pleurer quand il le faut, ou alors charmeur et moqueur. Lawson, il est multi-fonction. Pratique, pas vrai? Mais son défaut de fabrication à lui, c'est sûrement ses sentiments. Tomber amoureux de sa meilleur amie, c'est un paradoxe. On ne tombe pas amoureux de sa meilleur amie. À croire qu'Harold ne fait jamais tout dans les règles..
    « Merci » souffla-il à voix basse, mais assez fort pour que ça atteigne les oreilles de Lawson. Enfin, ses mains arrêtèrent de jouer ensemble. Ses fins doigts froid glissèrent sur le banc, arrivant à quelques centimètres de Poppy, puis il attrapa délicatement son paquet et le ramena à lui. Il se concentra à nouveau sur elle, plantant son regard perçant sur ses formes. Non, il ne matait pas. Juste.. admirait? Découvrait. Jamais il ne s'était intéressé à elle. Ses yeux passèrent partout, examinant son visage fatigué et sa peau parfaite, ses formes parfaite et ses jambes repliés sur elle-même, tremblant légèrement. Les secondes passaient rapidement, les minutes s'écoulaient, le temps passait à une allure folle. Ils ne s'en rendaient pas compte, eux deux. Perdus chacun dans leurs propres pensées, ne se souciant de l'autre. Comme dans un rêve. Sauf que le lendemain, ils s'en souviendront de cette rencontre. Et le sur-lendemain. Et sur-sur-lendemain. Jusqu'à ce qu'un des deux s'oublient.
    « Dis-moi Lawson, c’est ça ? Que fais-tu dehors, à cette heure-ci et avec un froid pareil ? » Un rictus exagéré occupa ses lèvres ; curieuse la p'tite Poppy. « j'pourrai te poser la même question, Poppy. Mais j'ai rien a caché, j'ai rien à faire ici, c'est le vent qui m'a amener ici. Et toi? » demanda-il à son tour. Comme un boomerang, si on lui pose une question il est obligé de la poser à son tour, comme un automatisme de défense. Fin' ça défends pas vraiment, mais au cas où. Comme il ne sait jamais quoi dire, en plus de ça, ça l'arrange. Malin le p'tit Lawson. (ou pas). Puis, après quelques secondes, il se rendit compte qu'elle s'était adressé à lui en anglais. Il s'en doutait, elle n'avait pas une gueule de russe, mais ça l'avait tout de même étonné. Il n'a rien perdu de son anglais – étant donné qu'il parle UN PEU tout les jours avec ses meilleurs amis en anglais – mais il ne savait pas qu'elle savait d'où il venait. C'était-elle renseigné? Cette pensée arracha un faible sourire mesquin à Lawson.
    Attendant une réponse de la part de l'anglaise ( son accent la trahissait ) il tripota les cordons de son sweat shirt qui ressortaient par le haut de son blouson. Classique, c'était une habitude chez lui. Jamais ranquille, il a toujours envie de toucher quelque chose. Pour combler un vide, sans doute.
    Troublé par l'agitation dans les rues, le jeune homme commença à détailler chacun des passants. Il avait l'impression d'être dans une bulle, avec Poppy. Les gens ne les remarquait pas. Comme si ils étaient invisibles aux yeux du monde. C'est vrai quoi, eux, c'étaient des squatteurs, leurs places n'étaient pas ici, ils n'avaient rien à faire ici, dans le monde dit normal. Un sourire moqueur apparu sur son visage, tandis qu'il chassait ces pensées au secouant la tête de chaque côté. Idiotie. Ils avaient le droit d'être ici, tout comme ceux qui passaient devant ce banc.
    « tu sais.. tu m'intrigues. T'es pas comme les autres filles, toi. » déclara-il calmement tout en continuant de détailler la vue qui s'offrait à lui. Il n'avait pas pensé avant de parler, et parfois, ça lui faisait du bien de ne pas se soucier des conséquences. Ça l'agaçait de toujours penser à ceux que les autres penserais de lui. Pourquoi ne pas vivre sa vie sans penser aux autres qui critiquent? Une vie tranquille, sans cliché.
    Lawson sourit tout en songea à cette bêtise ; ce genre de vie, ça n'existe pas. On rencontre un jour ou l'autres les incohérences et surprises de la vie.
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MessageSujet: Re: if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy   Dim 8 Jan - 21:44






En fait, je crois que la façon dont on juge les gens vient de notre expérience personnelle. Tout dépend de ce que l’on a vécu, de ce que l’on vit. Donc il y avait sûrement une raison, valable ou non, qui expliquait ma froideur avec le jeune homme. Peut-être que sa gentillesse, sa façon d’être me rappelait une expérience passée. Je me sentais mal de ressentir cela mais c’était fait d’une façon que je ne pouvais le cacher. Alors il devait souffrir de mes paroles crues, comme moi je souffrais de lui faire tout ce mal alors qu’il n’avait rien fait. C’était un peu bizarre me diriez vous mais je ne sais pas sais plus ce qui est normal et ce qui ne l’est pas. Tout est perdu, tout se mélange, tout se perd. Ma tête n’est qu’un entassement d’idées mal-rangées, désordonnées, abîmées. Je ne me comprenais même pas par moment, comme si c’était quelqu’un d’autre qui parlait, qui agissait, et que je n’étais que spectatrice de ma vie. C’était gênant et déstabilisant mais ce n’était pas comme si je pouvais contrôler cela. Et c’était encore moins quelque chose dont on parlait à quelqu’un, surtout quelqu’un que je connaissais à peine comme Lawson.

En tournant la tête pour lui poser ma question et je l’observais de plus près. Il était beau garçon. Il semblait pas bien gros non plus lui aussi et ne semblait pas plus réchauffé que moi vu la façon dont il tremblait. J’aimais bien ses cheveux, ils semblaient faciles à coiffés, il les avait toujours propres et coiffés. Si on avait voulu la jouer gros lourdingue, j’aurais pu rire en disant qu’il avait la coupe à Justin Bieber mais de un, peut-être l’avait-il avant ce gamin débile et de toute façon, je me foutais littéralement de la vie et de la musique de mec alors en parler reviendrait à quelque chose de débile. Bref, pour en revenir à Lawson et à ma façon de le décrire, il y avait ensuite ses yeux. Ses magnifiques yeux bleus, un peu plus foncés que les miens sûrement mais ils avaient en plus des miens une certaine profondeur qui provoquait une certaine attraction. Il devait avoir du succès auprès des filles. Sauf si elles étaient toutes aussi connes que moi. « j'pourrais te poser la même question, Poppy. Mais j'ai rien a caché, j'ai rien à faire ici, c'est le vent qui m'a amener ici. Et toi? » J’haussais les épaules. Sa façon de retourner la situation à son avantage me plut. « Parce que ça t’intéresse ou juste parce que tu ne sais pas quoi dire ? » L’envie de lui répondre que ce n’était pas ses affaires me brûlait les lèvres mais je me retins de le faire et répondis franchement à sa question.« Insomnie. Y’avait une grosse rave cette nuit alors fallait que je bosse. Alors si on superpose les deux, ça donne que je suis là. J’aime regarder la mer, c’est idiot, mais je pourrais rester ici des heures entières. » Je savais que c’était débile et que mes paroles étaient dignes d’une grand-mère de 90 ans mais c’était vrai, la mer, l’eau, c’était bien les plus belles choses du monde, et on pouvait admirer sans payer. Quand viendra ma mort, je voudrais que mes cendres soient jetées dans la mer. Ainsi, je pourrais réaliser les voyages que je n’aurais pas pus faire en étant la clodo que j’étais. Glauque n’est-ce pas ? Non, juste réaliste.

Notre conversation était lente, étendue, passive, mais calme. On était comme au ralenti, en retard sur le reste du monde. On était juste Lawson et Poppy, Poppy et Lawson. La discussion que nous avions était tordue, sans réel sens et n’avait aucun rapport avec notre relation d’habitude peu cordiale par ma faute. Elle devint encore plus étrange lorsqu’Harold reprit la parole « tu sais.. tu m'intrigues. T'es pas comme les autres filles, toi. » Cette phrase là créa un poids dans mon estomac. Je retournais la tête en direction de la mer, perdant mon regard dans son infinité à nouveau. Pas comme les autres filles… Je ne sais pas pourquoi, cette phrase me mis mal à l’aise. C’est idiot comme réaction, mais je ne m’étais jamais imaginée différente. En quoi étais-je différente ? Pourquoi l’intriguais-je alors qu’il devait plus me détester qu’autre chose après toutes les choses que je lui avais dites avant. Je me recroquevillais d’autant plus sur moi-même. Je me sentais débile. « Pourquoi tu dis ça ? » Je resserrais l’étreinte de mes bras autour de mes jambes et posait ma tête de façon à le regarder à nouveau, intriguée moi aussi, par ses propos. En tout cas, tout forme d'hostilité m'avait quitté pour le moment...





De la merde, je me rattrape la prochaine fois ! I love you
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MessageSujet: Re: if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy   Sam 14 Jan - 23:33




if i'm louder, would you see me?

    Le coeur battant à la chamade et le souffle coupé, Lawson se souvenait. Ca avait été rapide, brusque, le prenant au dépourvu, il n'avait pas anticipé, ça l'avait surpris et il s'était laissé plonger dans ses souvenirs profonds, lointains. Ses yeux brillaient, reflétant ainsi les larmes qui envahissaient ses yeux. Sa vie d'avant lui manquait. L'orphelinat lui manquait. Un vide se formaient dans son coeur, jours après jours. Finalement, ici, il n'était pas à sa place. Qui l'était dans un squat pareil? Sa place ne se trouvait sûrement pas avec Poppy, et pourtant il se sentais bien. Des sentiments contradictoire prenaient place dans sa tête, embrouillant ses idées. Et il y avait une voix, plus forte que les autres, qui lui criait de quitter les lieux, de décamper. Boum, boum, boum, c'était son coeur qui cognait contre les parois de sa cage thoracique, si fort qu'il se demanda si ce n'était pas arrivé jusqu'au oreilles de sa voisine de banc.
    Un rire nerveux vint s'échapper de sa bouche, le coupant ainsi de son monde remplit de pensées incompréhensibles. Un sourire moqueur vint étirer ses lèvres, se rendant compte que sa crise d'angoisse n'avait pas de sens. Son visage était soudainement d'un teint pâle, alors qu'il secouait la tête de droite à gauche, tentant de chasser ses pensées noir. Un grognement grave – presque primitif – sortit de sa bouche entrouverte, alors que son ventre, tiraillé par la famine, le grondait sévèrement.
    Après avoir esquivé un bref sourire, il retourna son attention sur Poppy, toujours aussi silencieuse, oubliant tout ce qui se trouvait autour de lui. Soudain dans une bulle, il se mit à le détailler. Elle était très jolie, il fallait l'avouer. Très, peut être trop. Ses allures de vagabondes habillée ainsi n'enlevait rien de sa beauté. Au contraire, ça lui offrait un certain charme qui ne rendait pas insensible Harold. Bien sûr qu'elle l'attirait, mais ce n'était qu'une gamine inconsciente. Son rôle serait plutôt de la protéger, non de la baiser. À condition qu'elle le laisse l'approcher, bien évidemment.
    En un hochement de tête, il envoya bouler ses pensées et tout les compliments qui lui passait par la tête. À quoi ça sert de le penser si il ne lui dira jamais ce qu'il pense d'elle? Elle le ramena à la réalité, haussant la voix. Les paroles qui sortais de sa bouche donne envie à Lawson de sourire. Et c'est ce qu'il fit, comme ça, inconsciemment. Oui, elle était différente. Elle était supérieur, loin d'être naïve comme la plupart des filles de dix-huit ans qui pensent tout connaître de la vie. Un caractère bien à elle, aussi. Des sentiments bien caché. Une confiance à gagner. Une âme à déchiffrer. Oui, elle était différente. Elle n'était surtout pas facile à comprendre. Et ça lui plaisait, finalement, à Lawson, le mystère. Un défi, voilà ce qu'elle représentais aux yeux du jeune américain. Sa repartie l'amusait, tout comme ses questions et sa supériorité qu'elle avait pris lorsqu'elle s'était adressé à lui pour la toute première fois. « Parce que ça t’intéresse ou juste parce que tu ne sais pas quoi dire ? » - « J'suis curieux, ne m'en veut surtout pas. » répondit-il du tac au tac, un ton ironique accompagnant ses paroles. Puis, il continua de la fixer, attendant sa réponse. Car oui, elle n'avait pas répondu, et il attendait tout de même une réponse. Par respect. Ou alors pour pas qu'un blanc s'installe entre eux deux, les éloignant. Maintenant qu'ils étaient là, et qu'ils avaient commencés à parler, plus de retour en arrière. Il faut continuer. C'est un principe de Lawson ; après s'être jeter dans la gueule du loup, il ne recule devant rien. « Insomnie. Y’avait une grosse rave cette nuit alors fallait que je bosse. Alors si on superpose les deux, ça donne que je suis là. J’aime regarder la mer, c’est idiot, mais je pourrais rester ici des heures entières. » Harold demeura silencieux, hochant la tête et un sourire compatissant au bout des lèvres à prendre comme réponse. Sa dernière phrase lui ramena l'image d'Aelis à l'esprit. La mer, une des uniques passion de sa meilleur amie. Peut être que Poppy lui ressemblait. Ou alors elles n'avaient que ça en commun. Pour Lawson, tout est une question de destin. La force – ndrl: je viens de regarder star wars, désolé je devais la mettre (a) - l'avait amené ici. Ce n'était pas du hasard, loin de là. Ce truc de chance, il n'y a jamais cru. Le vent l'emmenait là où le destin lui disait d'aller. Il suivait son chemin à la lettre, inconsciemment peut être, mais il le suivait.
    « tu sais.. tu m'intrigues. T'es pas comme les autres filles, toi. » avait-il sortis simplement. Erreur, il n'aurait pas dû. Poppy avait eu l'air tout d'un coup plus froide, impassible, hors de porté. Soudain à des milliers de kilomètres de lui. Il se retrouva tout de suite mal à l'aise, regrettant ses paroles, le silence d'il y a quelques instant lui manquant déjà. Il murmura d'inaudible insulte pour lui-même, se détestant plus que tout à cet instant. « Pourquoi tu dis ça ? » Tout d'un coup, elle avait changé. Changé de position, d'air, de masque. Elle semblait touché, mais aussi faible. Affaibli et gêné part les paroles d'Harold. Le jeune ne tarda pas à lui répondre, peu sûr de lui, mais il ne voulait pas la voir partir encore plus loin qu'elle ne l'était maintenant. « tu changes rapidement. Ou alors juste avec moi. J'sais pas, j'te trouve... différente. En bien. » lui assura-il avec une sorte de sourire, mais ça ressembla juste à un rictus forcé. Son regard de plongea à nouveau dans les iris de la jeune fille, complètement perdue, puis il détourna ses yeux bleus vert l'étendu d'eaux qui les entourait. C'était un beau paysage, oui, mais pas vraiment le kiffe de Lawson. Trop banal. Ennuyant à force de regarder. Bien sûr, il n'oserait jamais le dire à son amie, mais il le pensait tout fort. Un sourire timide allongea ses lèvres pâles et froides, alors qu'il se grattait le cou, gêné que la situation ait pris ce tournant. Et c'était entièrement sa faute.

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→ NOMS COMPLETS : Poppy Faith Campbell
→ ÂGE : 19 mon gars, c'est le 3 mars alors zape pas !
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→ SITUATION : "et sinon, les amours, ça va comment ?" "Bah écoute, je compte me reconvertir en none prochainement."
→ BOULOT : revendeuse dans les boites - sous-boss de l'empire Zakharien.



MessageSujet: Re: if i'm louder, would you see me? Ϟ ft poppy   Sam 4 Fév - 14:16






Une vie, un instant, un moment... Tout était à prendre. Fallait-il que l'on sache quand nous allions mourir pour vivre pleinement notre vie ou fallait-il se contenter de tâtonner les bras devant, cherchant un refuge à cette belle grande mascarade qu'est la vie. Personne n'en sait rien puisque personne ne sait comment parler aux morts ou du moins aux esprits. Oui, prenez moi pour une folle déglinguée, abîmée par la vie, qui aujourd'hui, se met à croire aux fantômes. Non, Gafi le fantôme ne m'est apparu, dommage, ce fut un grand ami lorsque je dusse apprendre à lire, petite. Enfin, pour moi, les esprits sont partout, non pas perdu entre le monde des morts et le monde des vivants mais bien là, se traînant au milieu de nous, sans que nous puissions les voir ou voulions d'ailleurs... La vie n'est pas éternelle mais la mort l'est et croire au fait qu'après cette étape devenue banale avec le temps, il y a autre chose que le grand vide, autre chose que l'oubli. Non pas que je crois en dieu ou autre. Mais cette pensée, cette croyance que j'avais pour les esprits, personne n'était au courant, c'était une chose que je cachais délibérément, comme beaucoup d'autre par la même occasion. Je n'aimais pas me dévoiler, devoir expliquer des choses sur moi, vivre en sachant que les autres pouvaient juger ma personne sans avoir vécu, souffert, aimé, suffoqué, reçu, comme je l'ai fais. Et inversement, connaître la vie des gens n'était pas quelque chose qui me donnait envie car la peur de me voir les juger était de même présente. Comment juger lorsque l'on ne désire pas l'être ? En restant dans une ignorance bien plus que totale. Je ne voulais rien savoir ou bien savoir, mais sur les personnes que je me savais capable de ne jamais juger. Comme Hélios.

L'état second dans lequel je baignais depuis quelques heures n'était plus un état qui m'était propre pour le moment, Lawson se trouvait dans le même état ou bien dans quelque chose de similaire. Effacés de la ville, gommés du tableaux, nous étions comme deux tâches sur un vêtement, bientôt prêtes à partir loin grâce à Vanish ou Mirlaine. Mais telles deux martyrs attendant leur sort avec dignité, nous restions assis là, ne voulant échapper à cette grande vague qui viendrait nous happer. En fait, je crois qu'une certaine peur croitrait en moi, celle que les flics se ramènent. J'avais encore les yeux explosés, rougis par ce que j'avais fumé, qui n'était pas vraiment du tabac, et dans mes poches se trouvaient des liasses de billets que j'avais gagnés en bossant dur cette nuit, j'étais fière de moi mais je risquais de l'être d'autant moins si je me faisais attraper. Enfin, les flics se contentaient bien souvent de nous faire fuir parce qu'on gênait soit-disant les "vrais" habitants de cette ville vous comprenez. tous des cons ! Voilà pourquoi avoir du fric était effrayant par moments. On se demandait "Seront-nous à notre tour de pauvres cons aveuglés par le fric ? Prendrons-nous de haut ceux que nous avons autrefois côtoyés ? Ou seraient-ce eux qui me mépriseront ?" Dur à savoir n'est-ce pas ? C'était le grand manège de la vie. Tout était compliqué, j'avais du mal à garder la tête hors de l'eau. Il m'arrivait par moments d'en devenir folle et d'entendre l'écho de la voix de mes parents résonner en moi tel un grand reproche.

« tu changes rapidement. Ou alors juste avec moi. J'sais pas, j'te trouve... différente. En bien. » répondit-il à ma question. Je ne savais que penser de tout cela, c'était censé être un compliment n'est-ce pas ? C'est bien ce que le beau garçon de chaque histoire dit à la princesse de fiction. Mais je n'étais pas la princesse de l'histoire et juste une fille banale qui avait raté le coche pour rester dans le rang des filles normales. J'étais la crasseuse, la pouilleuse de l'histoire en fait. Personne ne veut d'une vagabonde, d'une fille des rues comme héroïne et je les comprends bien ! Le silence reprit ses droits et Lawson détourna le regard à nouveau. Les jeux auxquels nous nous essayions depuis un moment devenaient lourds et insupportables, pourtant, moi aussi j'avais de nombreuses fois détourner le regard mais plus cette fois. Sans être trop appuyée, je l'observais, sans en démordre, ne faut-il pas regarder les gens en face quand on leur parle ? Enfin, on ne se parlait pas vraiment, on communiquait, d'une bien étrange façon mais on ne pouvait pas vraiment appeler cela un dialogue pur et dur. Ce n'était qu'un échange de paroles, sans grand but, un peu décalé mais intéressant à poursuivre. "Oh, ça ! Je ne sais pas, je crois que c'est ma manière de ne pas me dévoiler de trop, je n'aime pas que les gens sachent lire en moi. Et toi ? On en voit peu des hommes de ton genre au squat. La plupart sont des brutes, des détraqués ou des paumés... Je n'ai pas l'impression que tu appartiennes à une de ces catégories, ou alors est-ce celle des paumés." C'était la première fois depuis tout à l'heure que le son de ma voix se faisait entendre aussi clairement et non pas pour une réponse platonique. La glace s'était fissurée, non pas vraiment mais la couche était moins épaisse peut-être ? Chacun de notre côté, nous cachions quelque chose que nous désirions cacher, comme tout le monde au squat d'ailleurs. "D'où viens-tu Ollie Harold Lawson Parsons ?" Cette fois-ci, je me taisais pour de bon, attendant une réponse à peu près plus élaborée, comme celle que je lui avais donnée. Notre échange était dénué de sens... Totalement.






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