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 Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]

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« Poppy F. Campbell »
Féminin
→ NOMS COMPLETS : Poppy Faith Campbell
→ ÂGE : 19 mon gars, c'est le 3 mars alors zape pas !
→ PAPIERS : 224
→ LIEU DE RÉSIDENCE : squatt
→ SITUATION : "et sinon, les amours, ça va comment ?" "Bah écoute, je compte me reconvertir en none prochainement."
→ BOULOT : revendeuse dans les boites - sous-boss de l'empire Zakharien.



MessageSujet: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Mar 27 Déc - 19:17






Chanter, rire, courir, se courir après, se tenir la main, se taquiner, se moquer, se confier, s’aimer, s’adorer… Toutes sortes de choses que font les amis entre eux. Nous aussi nous avions nos petits secrets, nos rires, nos jeux, nos trucs. Tu sais Hélios, t’as peut-être un nom bizarre, une tête de bébé, t’es peut-être le pire des emmerdeurs mais je t’adore quand même. A vrai dire, je ne sais pas si je connais tout de toi car je ne sais même pas où tu vis et toi, tu ne sais pas d’où je viens mais à vrai dire, qu’est-ce qu’on s’en fout tant qu’on est heureux –ou presque !

Sortie de la piscine, j’étais allée me laver parce que j’avais rendez-vous chez le coiffeur dans moins d’une demie heure alors il fallait que je sente bon non ? Et après, je devais aller rejoindre Hélios dans les collines, près du squat. On aimait bien aller là-bas parce qu’on était seuls au monde et puis, on pouvait faire se qu’on voulait, se croire les rois du monde, là-bas, et personne ne viendrait nous rire au nez ou nous dire que l’on avait tout faux. Alors c’était un peu notre petit monde, notre petit coin. Bref, j’allais chez ce foutu coiffeur, mes cheveux avaient besoin de renouveau mais pas grand-chose, juste les pointes, un peu par là et puis basta, pas besoin d’une grande coiffure sophistiquée, surtout avec mes cheveux qui redevenaient souvent une masse de boucles incoiffables. Et arrivée là-bas, on m’installe, on me relave les cheveux pour qu’ils sentent bon et qu’ils soient mouillés, puis on m’installe devant un miroir. Le coiffeur s’installe derrière moi et me regarde d’abord, je vois bien qu’il fixe la façon dont je suis habillée, une tenue qui n’est pas adaptée pour le grand froid qu’il fait dehors, je l’avoue. Un jean troué, un tee débardeur, une chemise longue, un gilet en grosse laine et mes DocMartens. J’avais pas l’air d’air d’être une grande duchesse ni une fille de bonne famille mais je n’avais pas l’impression de ressembler à une clodo, si ce n’est le fait que j’en étais une… Enfin, il finit par me demander ce que je désirais *Quel con !* « Juste rafraichir la coupe, et pas trop de centimètres, s’il vous plait. » D’un hochement de tête, il commença à brosser ma tignasse en silence, tant dis que je lisais un magazine de mode Vogue Russia puisqu’il n’y avait qu’ici que je pouvais me permettre de lire un magazine, et ce, gratuitement, enfin pas vraiment vu qu’il fallait que je paye après pour ma coupe… Ha qu’il était plaisant de voir toutes ces belles choses que je rêvais d’avoir, ce parfum à la mode que toutes les jeunes femmes s’arrachaient alors que je pouvais à peine m’acheter un parfum Sephora à 3€. Décevant mais c’est comme ça, je l’ais choisis en plus d’une certaine manière et maintenant que j’étais majeure, mes parents n’avaient plus le droit de me rechercher avec l’aide de la police, j’avais le droit d’être où je le souhaitais, tout le monde s’en foutait et tant mieux. Me sortant de mes pensées et de mon magazine, le coiffeur entreprit de me sécher les cheveux et de mettre du produit pour rendre les boucles plus jolies. J’espérais secrètement que c’était gratuit mais par fierté, je préférais ne rien dire pour ne pas qu’il pense plus que ce qu’il ne pensait déjà à propos de moi. Enfin bon, la coupe finie, je me rendais à l’accueil pour régler et partir, et je savais bien que ça allait railler parce que je n’avais pas laissé de pourboire au coiffeur mais fuck, il n’était pas clodo lui à ce que je sache ! Enfin bref, j’étais dehors, à nouveau dans le froid et dans 5 min, mes doigts seront rougis par celui-ci et je ne sentirais plus mes orteils, malgré les 2 paires de chaussettes en plus de la paire en laine. En regardant ma vieille montre qui datait de mes 15 ans, -mais vu le fric qu’elle valait, il fallait que je la garde en bon état et puis, elle était belle- il était 14h48 et je devais rejoindre Hélios aux alentours de 15h alors je n’étais pas en retard mais pas vraiment en avance non plus. Merci Dieu d’avoir créé un coiffeur pas trop loin du squat ! Marchant dans la neige, fraiche de cette nuit où elle était tombée sans interruption jusqu’à 6h du mat par d’énormes flocons blancs, je sentais un peu la fatigue de ma nuit blanche mais interdiction de le montrer à Hélios, pour une fois qu’il n’avait pas cours et qu’on pouvait se voir longtemps ! J’étais contente de le voir parce que cette fripouille, c’est quand même un mec bien et dans le squat, on en croise pas tout les jours des mecs bien, ni des filles bien d’ailleurs… Alors avoir trouvé Hélios, ce petit gamin qui passait ses journées à bosser au lycée, entouré de petits merdeux, c’était comme trouvé la bonne aiguille dans la botte de foin où tout le monde cherche.

Après une quinzaine de minutes de marche, j’arrivais aux collines, vides par ce temps glacial évidemment et allais me poser, droite comme un i, au milieu, dos à la ville. Ici, le froid, on l’oubli presque, on se sent libre, avec une sensation de comme si on pouvait voler, c’est tellement grand, et en cette période, tellement blanc et pur, dans un monde de brutes. Alors la tête haute, le nez sûrement rouge, les yeux fermés, c’est dans ce moment-là où tu te dis que tu n’as besoin de rien pour vivre, juste d’un air aussi pur que celui-ci et d’espace. De beaucoup d’espace. Pensive, j’en avais presque oublié Hélios, mais presque parce que lui, c’est le genre à vous rappeler qu’il est là et qu’il ne va pas disparaître d’un coup de baguette magique. Mais pour une fois, il avait dû être discret parce que je ne l’avais même pas entendu venir…




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« Hélios W. Davidovich »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Hélios Wladimir Davidovich
→ ÂGE : 18 ans, j'suis vieux, merde..
→ PAPIERS : 766
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Moskovski arround...
→ SITUATION : Charmeur comme je suis, mon coeur est libre et... Bref je suis célibataire quoi.
→ BOULOT : Lycéen, et emmerdeur à mes heures perdus.



MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Mar 27 Déc - 21:45




Le temps de Noël, ce putain de père Noël avec ses nains gay. Ses putains de fêtes. Sans rire. J'aime pas Noël. Cette année, j'ai offert qu'un seul cadeau, une peluche à ma petite soeur, une sorte de baleine que j'avais trouvé dans un stand au marché. Sinon, rien pour ma mère, elle me répète tout le temps que je suis son cadeau, et bien voilà, je suis son cadeau. Mon beau-père, qu'il aille crever pour avoir un cadeau de ma part, nos relations, certes, c'étaient améliorés, jusqu'au jour où il a fait un putain de discours à la table, plaçant toutes sortes de jurons sur les SDF qui lui demandaient de l'argent à la sortie de son boulot. Je me suis enfin rendu compte que ce merdeuh n'était qu'un radin de première classe alors qu'il avait tout le fric du monde pour lui. Je sais bien que ma mère dépend de lui, mais si ça ne tenait qu'à moi, je l'aurais viré de nos vies depuis bien longtemps. Ma mère commence à la suivre dans ses idées, voulant m'interdire de traîner dans les rues et de parler aux sans abris comme j'aime faire. C'est pour ça que je n'ai aucun remord à utiliser le fric de ce connard et en passer à tous les gens des rues qu'ils le veuillent bien, parce que ses gens sont bien plus méritant que mon putain de beau-père.

J'avais rendez-vous avec Poppy à 15 heure, aux collines, notre endroit favori. Mais je ne fis pas prié plus longtemps après le déjeuner, enfilant mes docs, mon pull et mon bonnet, à 13h30, j'étais dehors. J'avais 1h30 devant moi, je décidais de prendre le bus et de me rendre au centre-ville, là-bas, j'allais forcément avoir quelque-chose à faire. C'est en descendant du bus, que je me retrouvais nez à nez devant une vitrine avec des vêtements dedans. Il y avait, enfilé sur un mannequin, un gros pull avec une couleur drôlement belle, un peu gris-bleu, comme les yeux de Poppy. C'est alors que je me rendis compte qu'elle, elle n'avait pas eu de Noël, et n'avait sûrement pas eu de cadeau. Je me sentais coupable de ne pas lui avoir offert quelque chose le jour de Noël, mais après tout, il n'était pas trop tard. Je rentrais dans la boutique puis cherchai des yeux l'article qu'il y avait en vitrine. En touchant se pull, je déduis que c'était le cadeau parfait, elle aurait bien chaud dedans, avec se froid de canard, ça n'allait sûrement pas lui en faire trop. Il coûtait chère, mais je m'en branlais. Après être passé à la caisse, je ressortis du magasin, content de mon achat.

J'avais passé au moins trois bon quart d'heure dans un bar, à boire un bon chocolat bien chaud. J'adore rester dans un bar à rien foutre qu'à boire des boissons et regarder ses gens tous aussi débiles les uns que les autres rentrer et sortir. Je suis entouré de débile, à la maison, au lycée. Putain, le lycée, une torture, sérieusement, je ne dis pas que je suis plus intelligent que les autres, loin de là, mais j'ai l'impression d'être un incompris, personne ne comprend mes pensées, mon but dans la vie, mes paroles, mon regard sur mon entourage, tout simplement parce que, dans mon lycée, c'est tous des putains de fils de riche, et que contrairement à eux, j'ai vécu dans la pauvreté. Avant que ma mère rencontre Alexandr, on vivait dans un vieux studio, on dormait dans la même chambre, on n'avait aucune intimité. C'était plutôt rude, mais j'étais dans mon élément, depuis qu'on est dans cette baraque de riche, je ne vais pas faire le difficile et dire que je n'aime pas le luxe, faux, c'est juste que je ne me sens pas... chez moi.


J'avais repris le bus, je m'étais tellement plongé dans mes pensées que je n'avais pas vu l'heure tourner, résultat, je n'étais pas en avance. En tenant le sac entre deux doigts lorsque je sortais du bus. J'avais quelques minutes de marches pour arriver jusqu'aux collines. C'est de loin que je reconnus la silhouette de Poppy. D'un pas silencieux, je m'avançais vers elle. En arrivant à sa hauteur, je la surpris en embrassant sa joue. « S'lut toi. ». Je me suis assis à côté d'elle, plutôt contre elle, le froid, j'vous jure, j'aime pas ça. C'est alors que je lui ai tendu le sac avec son cadeau dedans. « C'est pas grand chose mais j'pense que t'en auras besoins. ». Je lui souris, elle avait les cheveux propres et tout, même bien coiffé, moi j'aime bien quand elle est décoiffée, j'aime bien son style et tout, en faite, j'aime Poppy, c'est tout.
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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Mer 28 Déc - 10:57



ça m'a fait triper comme gif, tu m'excusera


En réfléchissant bien, je me disais que cela faisait déjà trois ans que je passais Noël seule ou plutôt que je ne le passais pas. A quoi bon s’auto-offrir des cadeaux ou en offrir des miteux à ceux qui vous entourent ? Certes, bien du monde mériterait que je leur fasse un cadeau, Zakhar, Héliot, Isobel, etc… Mais déjà, ça voudrait dire un tas de chose que je ne veux pas dire, ça voudrait dire régime pendant un mois et même si je passe pour une radine, les sous, j’y tiens quand même rien qu’un peu parce que ce n’est pas tout les jours qu’on tombe sur des billets de 50, et encore moins quand on vit dans la rue j’ai l’impression. Alors au risque de passer pour la rabat-joie de noël, je n’aime pas faire de cadeaux. Et noël, je n’aime pas la fête en elle-même mais tout ce qui l’entoure, la magie, les sourires, la joie, l’apaisement, tout ça, c’est le vrai noël. La magie, c’est ça, ce n’est pas les tours merdiques qu’on vous apprend à l’école des magiciens, oh non ! Ça, c’est de la magie truquée. Alors oui, j’aimais Noël, mais pas pour l’unique nuit du 24 au 25 où le père Noël est censé passer déposer des cadeaux dans toutes les maisons, juste pour voir le sourire que cette période offre aux visages des passants, aux décorations magnifiques de la ville… Enfin pour en revenir à notre affaire, je me sentais toujours mal à l’aise avec cette histoire de cadeaux, mais je faisais avec, comme toujours.

Des lèvres glacées vinrent se poser sur ma joue, me faisant sursauter et surtout, sortir de mes pensées vagabondes. Je n’avais même pas remarqué son ombre qui masquait la mienne, avec ses douze centimètres en plus sur moi. « S'lut toi. » Je lui souris, avant de m’assoir à mon tour près de lui, tout près de lui parce qu’il était tout chaud et peut-importe si mon jean allait être trempé, si j’allais crever de froid cette nuit, parce que là, tout ce qui comptait, c’était Hélios. « C'est pas grand chose mais j'pense que t'en auras besoins. » Il me tendait un paquet sous le nez. Les yeux ronds comme des billes, je ne saisis pas tout de suite, puis le rouge me monta aux joues –merci dieu qu’elles soient déjà rouges avec le froid ambiant. Je pris le paquet, plantant mon regard dans celui d’Hélios « Hélios… Fallait pas je » n’ai besoin de rien, voilà ce que j’aurais aimé pouvoir rajouter à la fin de ma phrase mais mentir, ce n’était vraiment pas mon truc et ce ne serait pas aujourd’hui que j’allais commencer et pas avec lui. « Merci, c’est gentil… Je t’ai rien acheté moi, désolée, plus l’habitude de fêter Noël, j’y penserais la prochaine fois. » Souriant, un peu mal à l’aise, j’ouvris le paquet, découvrant le magnifique pull et en touchant la matière, je sus que c’était du cachemire, deuxième coup, il avait mis le prix fort dans le cadeau au vu de la matière et de la qualité. « Bordel Hélios ! Tu te rends compte du prix que ça a dut te couter ! Il est magnifique mais je… je ne sais même pas avec quoi je peux mettre un si beau pull. Tu es fou, tu es fou ! » Je ne savais vraiment plus quoi penser, l’accepter, mais ne pas pouvoir rendre la pareil avec un si beau cadeau ou refuser et passer pour une vieille fille aigrie.

Haussant les épaules, je fis mon choix, retirant mon pull en laine troué, ma chemise à carreaux, me retrouvant en débardeur, découvrant une silhouette creusée par la faim des mauvais jours et l’anorexie qui toquait parfois à la porte avant d’enfiler le magnifique pull bleu-gris d’Hélios. Pour une fois, je ne me sentais plus aussi miteuse que les autres jours. J’avais envie de rire tellement la matière était douce et chaude. « Alors, je ressemble à une princesse comme ça ? » Je ris de bon cœur, tournant sur moi-même pour montrer à Hélios à quoi je ressemblais. Je riais aussi parce qu’il y a quelques années, je ne survivais pas à un tel froid, ne mettant même pas un pied dehors, pensant à l’Angleterre et aujourd’hui, je me sentais juste bien avec un simple débardeur et un pull en cachemire.

Riant toujours, je me baisse avec rapidité et je prends de la neige entre mes mains, faisant une boule à vitesse grand V, pour que le jeune homme n’ais pas le temps de me voir venir. Il est marrant, je crois qu’il a comprit ce que je vais faire mais il n’a pas le temps d’éviter, vu qu’il était assis par terre. La boule de neige vient s’écraser sur son front, dans ses cheveux… Je ris de plus belle parce que je connais Hélios, je sais qu’il n’aime pas le froid mais qui serait contre une bataille de boule de neige ? Je savais qu’il ne se laisserait pas faire comme ça alors vite, je me mettais à préparer une deuxième boule au cas où, pour toujours avoir un coup d’avance comme on dit !




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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Mer 28 Déc - 14:32




Ce n'est que maintenant, assis à côté de Poppy, que je me rendis compte que ça faisait un an, à quelques jours près, que je connaissais Poppy, rien que ça, un an déjà. Il y a un an, on m'aurait dit ça, j'aurais rie au nez de la personne qui m'aurait raconté ça, moi, Hélios, venir dans un squat, rencontrer une future amie, jamais je ne l'aurais cru. Depuis un an, j'ai bien changé, avant, je n'étais pas si ouvert aux autres, les gens qui vivaient dans la rue ne m'importaient peu, j'étais dû à faire de grande étude grâce au petit génie que je suis. J'étais passé du jour au lendemain au garçon qui avait peu à celui qui avait tout, maintenant je suis celui qui veut tout donner pour redevenir celui qui avait peu de choses. Parce que je me rends compte, que la richesse intérieure est bien plus importante que la richesse d'un compte en banque. J'avais déjà ma bourse pour cette université à Moscou, quand j'aurais fini ma scolarité, je devrais quitter Saint-Pétersbourg, faire mes études, devenir un brillant chef d'entreprise, peut-être même reprendre les affaires de mon connard de beau-père. Mais si on me demande de choisir entre rester à Saint-Pétersbourg avec Poppy ou d'aller à Moscou pour devenir celui que je suis censé être, sans hésitation, je choisirais cette place aux côtés de Poppy, quitte à vivre dans se squat jusqu'à la fin de mes jours.

Elle semblait gênée que je lui ai offert un cadeau, pour moi, il n'y avait rien d'extraordinaire, c'était plutôt une aide pour avoir chaud qu'un cadeau, j'aurais pu lui offrir un de ses bijoux hors de prix, mais ce n'est pas ça qui lui aurait tenu chaud, à ma petite Poppy. Elle avait peut-être un an de plus que moi, mais en taille, elle ne faisait pas le poids contre moi. J'avais toujours l'impression, quand j'étais à ses côtés, qu'elle était toute frêle, toute fragile, mais ça en était loin. C'est vrai, vivre dans un squat durant 3 ans, peu de personnes peuvent le faire, mais cette petite chose, cette petite personne, est vraiment extra. « Hélios... Fallait pas je ». Je roulais des yeux, fallait pas quoi ? Si il fallait, c'est la moindre des choses. Et puis, c'était aussi dans un sens, une façon de me soulager moi, je culpabilisais de dormir au chaud dans une baraque hors de prix alors que elle, elle dormait dans un froid glacial, sans répit. J'avais plusieurs fois pensé à l'amener un soir chez moi, mais la peur qu'elle me voit d'un autre oeil en voyant tout l'argent que j'avais, me l'acérait littéralement le ventre. J'ai toujours fait attention de ne rien porter de trop cher quand je lui rendais visite, de ne jamais faire allusion à ma richesse, de peur qu'elle me prenne pour un bourgeois qui veut tenter des trucs avec les pauvres. Mais un jour, il va bien falloir que je lui dise, lui dire que je suis dans une baraque de riche, que je suis dans un lycée de riche, que mon compte bancaire est riche, que je suis riche. « Merci, c'est gentil... Je t'ai rien acheté moi, désolée, plus l'habitude de fêter Noël, j'y penserais la prochaine fois. ». Je lui souris. « Garde plutôt ton argent pour des trucs utiles, genre la bouffe. Mon cadeau c'est de savoir que tu n'es pas encore morte de froid. » et c'est vrai, il serait carrément plausible avec ce froid que Poppy tombe gravement malade ou en hypothermie.« Bordel Hélios ! Tu te rends compte du prix que ça a dut te couter ! Il est magnifique mais je… je ne sais même pas avec quoi je peux mettre un si beau pull. Tu es fou, tu es fou ! »« T'occupes de tes fesses, et puis, c'est pas si ma d'être fou non ?»

Quand elle enleva ses couches de vêtement pour enfiler le pull, ma gorge se serra. De jour en jour, j'avais vu Poppy maigrir, reprendre du poids, en perdre. Mais en cette saison, elle avait presque l'allure d'une anorexique. Je m'en suis voulu de ne pas lui avoir apporté à manger comme je fais de temps en temps. Mais omit ce détail, Poppy restait une des plus belles filles que j'ai rencontré, on aurait presque pu être frère et soeur. Même cheveux brun, même yeux délirant, seul le visage nous différenciait, elle avait plutôt une bouille reforgé, elle faisait bien plus mûre que moi, moi avec ma tête de gamin, ma bouille d'ange, comme quoi, les apparences sont trompeuse. « Alors, je ressemble à une princesse comme ça ? », je souriais comme un idiot en la regardant, cette couleur était parfaite pour elle. « Ouais, les autres princesses ne t'arrivent pas à la cheville. ». J'étais content de mon choix, même plutôt fière !

Je n'avais même pas remarqué que Poppy était en train de faire des boules de neige avant de m'en recevoir une en pleine tronche, le froid me coupa le souffle et me gifla le visage. Quelques flocons atterrirent sous mon pull, je me levai d'un bond en criant. « Putain putain C'EST FROID ! ». Pendant au moins une minute, j'étais là à me frotter le visage, et à essayer d'évacuer la neige de sous mon pull. Je me baissai pour prendre de la neige entre les mains, en me relevant, j'en pris une autre sur l'épaule. Je couru vers Poppy et lui balança la boule de neige en plein milieu du nez. « Tu vas crever ! ». Dans mon élant, je courus sur Poppy, l'attrapai sur par la taille et me laissai tomber avec elle, prenant le dessus en lui mettant de la neige sur la figure.
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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Sam 31 Déc - 13:38






Le Bonheur. On court tous après mais on ne sait jamais quand est-ce qu’il est là car on va souvent trop vite pour le voir, ou alors, c’est que ce bonheur ne nous convient pas mais dans ce cas, cela relève de l’égoïsme car le bonheur, c’est comme l’amour ou l’amitié, c’est un sentiment qui se partage avec l’autre. Mais à la différence de ces deux derniers, le bonheur peut se partager avec n’importe qui, sans qu’il le sache et sans forcément que cette personne sache qui tu es. Et c’est ça qui fait que le bonheur se présente bien plus souvent à nos yeux que l’amour et l’amitié et je pense que personne ne peut affirmer sans mentir qu’il n’a jamais été heureux, même si ce bonheur a tourné au malheur et qu’il n’a pas plus à d’autres. Moi-même j’ai été heureuse beaucoup de fois dans ma vie et aujourd’hui encore, je suis heureuse. Même si je vis comme un animal, terrée dans un vieil immeuble aux fenêtres brisées, aux escaliers délabrés, et dont le visage de ses habitants n’étaient parfois qu’une ombre, un regard fêlé avec le temps. J’avais réussis à faire la part des choses, à se dire qu’il y avait sûrement pire et que j’étais une chanceuse. Alors j’avais tenu bon, j’étais restée forte, m’étais imposée du mieux que je pouvais et avais gagné le respect des autres. Ça m’avait coûté par moments de jouer la dure mais ceux qui me connaissaient savaient ce que j’étais et cette carapace était bien pratique lorsque vous vivez dans la rue et s’il y avait bien une chose que je savais faire depuis le plus loin où mes souvenirs remontent, c’était de savoir disparaître au bon moment, au moment où les choses partent en dérive, comme lorsque j’avais appris la nouvelle à propos de ma famille il y a 3 ans je crois. Et j’aurais pus faire pareil avec Hélios, il y a un an, par peur qu’il connaisse mes parents mais je ne l’avais pas fait. Pourquoi ? Pas parce qu’il avait un truc en plus, pas parce qu’il me semblait différents des autres hommes car personne n’est différent, même s’il veut le croire ou le faire croire aux autres. Cela faisait très américain de dire « je te croyais différent », on voit ça dans tout les films et on espère toujours pouvoir le dire à quelqu’un pour se dire que nous aussi nous vivons dans un téléfilm américain mais c’est faux, d’ailleurs, au mieux on vit dans un téléfilm russe et vu tout les espions qu’il y a dedans, je ne l’espère pas…

Enfin bon, revenons à notre histoire, à moi, debout, bien dans mes Docs et en face d’un Hélios blanchi par la première boule de neige qui avait heurté sa tête en douceur car l’espace qui nous séparait n’était pas bien large et heureusement car je n’étais pas douée dans l’art de viser avec une boule de neige « Putain putain C'EST FROID ! »C’est un p’tit rigolo, normal que ce soit froid, sinon ce ne serait pas marrant. Un sourire me montait aux lèvres tant dis qu’une deuxième boule se trouvait entre mes mains. « Tu serais pas un peu du genre frileux et chochotte p’tit garçon ? » Je savais que ma pique ne lui plairait moyen alors je lançais cette boule, qui atterri un peu plus bas sur son épaule cette fois ci alors qu’il se relevait.

Il s’est mis à courir, au ralentit à cause de la neige alors je me mis à courir à mon tour pour ne pas qu’il m’attrape car je savais que je boufferais de la neige si c’était le cas mais il eu raison de moi, peut-être à cause de ses entraînements de piscine avec cet anglais, Noam je crois. Je l’avais pris pour Jérémy le premier jour, alors que Hélios voulait me le présenter et je m’étais enfuie comme une voleuse, devant eux, et personne n’avait compris et Hélios ne m’en avait jamais reparlé, peut-être vexé, je n’en sais rien.

Lentement, je vis le sol se rapprocher de moi. Enfin c’était plutôt le sol qui venait à moi, je me pris une boule de neige en plein dans le nez, en me retournant, ce qui m’arrêta dans mon élan, le temps que j’enlève la neige qui dégoulinait en devenant noire avec mon maquillage qui se barrait avec. « Tu vas crever ! » Je suis déjà morte, j’avais envie de lui répondre mais le temps me manqua et il me sauta à moitié dessus, m’entraînant dans sa chute avant de me retourner comme une crêpe pour se retrouver au-dessus de moi, m’envoyant plein de neige. N’ayant pas vraiment de quoi lutter, je me cachais les yeux tant bien que mal, ne pouvant en placer une, attendant qu’il finisse son trip. Ce qu’il fit au bout de quelques minutes, me laissant respirer et retirer la neige de mon visage. Mes pauvres cheveux tout propres ne l’étaient plus vraiment, voir plus du tout je crois bien ! « Adorable, il faisait trop chaud, je me sens mieux là ! » Souriant à peu près, je me disais que je ne devais plus ressembler à rien comme ça, les cheveux trempés, les yeux en version panda… Je le regardais et posais mon doigt sur son front en riant « Tu peux juste te pousser un peu, je voudrais attraper mes clopes et un briquet ! » l’envie de fumer se faisait sentir, cela faisait depuis ce matin que je n’avais pas clopé et puis Hélios ne fumait pas lui je crois bien, peut-être qu’un jour j’arriverais à le convertir, sais-t-on jamais ? Enfin bon, en attendant qu’il se bouge et que je puisse fumer, je ramassais un petit peu de neige et lui mettais dans l’oreille en riant. « Dis-moi, ta maison, elle ressemble à quoi ? J’habitais dans une immense maison avant… »




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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Mar 3 Jan - 15:52




Rire, le rire. Un rire est souvent synonyme de joie, de bonheur. Quand je pense au mot rire, je pense à Poppy. Depuis qu'on se connaissait, il y avait eu bien plus de rire que de cris entre nous, et j'aimais ça, j'aimais me sentir heureux. J'étais un sale chieur, quelqu'un qui reflétait le « je m'en fous de tout, j'vous emmerde profondément. ». Je le nierais pas, je suis comme ça, peut-être que peu de choses m'importe, mais celles qui le sont, sont les choses les plus importantes dans ma vie. J'aime mes amis qui m'entourent, j'aime passer des moments avec Poppy sur les collines, j'aime courir après des filles plus vieilles que moi, j'aime ne pas rentrer dans le moule, j'aime être différent de tous ses faux-jetons, j'aime être dans mon monde. Je vais bientôt avoir dix-huit ans, dans deux mois environ, bientôt le bac, bientôt l'université, le problème, c'est que je ne veux pas grandir, je veux rester se putain de petit emmerdeur de merde qui fait de la merde à plein temps, je suis comme ça, et je l'assume avec fierté.

Poppy attendu que j'arrête mes conneries, étant sûr qu'elle avait bien morflé, j'avais arrêté de lui foutre de la neige sur la gueule. Elle avait l'air d'une sauvage ; comme j'aime. J'ai toujours connu Poppy sous cet angle, la fille des rues, un peu brute de décoffre, mais toujours ce petit truc qui fait qu'elle reste jolie malgré tout, ses yeux ? Peut-être, mais il y a aussi son visage, tout mignon mais aussi avec ses traits durs quand elle prend un air des plus sérieux. « Adorable, il faisait trop chaud, je me sens mieux là ! », voilà ce que j'aimais réellement chez Poppy, son répondant, sa façon de parler, son air d'ironie à chaque fois qu'elle parle. Je riais doucement à sa réponse. « Le plaisir est pour moi gente dame ! ». Elle posa un doigt sur mon front, je louchais dessus tout en écoutant ce qu'elle avait à me dire : « Tu peux juste te pousser un peu, je voudrais attraper mes clopes et un briquet ! ». Je roulais des yeux en soupirant puis me dégagea d'elle, posant mon cul sur la neige, j'étais déjà trempé, un peu plus ou un peu moins, peu importe. Poppy avait la fâcheuse habitude de fumer à peu près... tout le temps, en tout cas, c'est ce que je ressentais. Je ne fumais pas, et j'en avais aucune envie à vrai dire. Tout le monde fumait maintenant, et jamais je n'ai ressenti le besoins de faire comme les autres, le seul truc que je fumais était des joints, et encore, ce n'était qu'aux fêtes. Rabat-joie ? Pas du tout, les autres pouvaient faire ce qu'ils voulaient, je m'en contre-fichais royalement !


« Dis-moi, ta maison, elle ressemble à quoi ? J'habitais dans une immense maison avant... », j'écoutais sa question en enlevant la neige de mon oreille, elle pouvait être vraiment gamine comme moi. Je mis un temps à répondre, elle ne m'avait jamais dit une tel chose, que elle aussi avait habité une grande maison. J'eus soudain envie de lui prendre la main et l'emmener chez moi, qu'elle prenne un bon bain, enfile des vêtements neufs, qu'on dévalise le compte en banque de mon beau-père et qu'on se barre d'ici, loin, très loin, juste nous deux et personne d'autre. J'avais souvent des pulsions, des idées complètements débiles qui me passaient par la tête, je devais être fou dans ma tête. Me reprenant, je raclais ma gorge. « Oh bah tu sais, une maison comme toutes les autres, je t'y amènerais un de ses jours si tu veux. », j'espérais qu'elle ne prenne pas en compte mon invitation chez moi, je poursuivis « En Angleterre ? Drôle de changement alors, maintenant t'es dans un squat, ça ne te manque pas tout le luxe et tout ? ». Je me retournais vers elle et écartais une mèche collée à son front par la neige. Je fis une petite moue, attendant patiemment sa réponse, espérant ne pas avoir fait de gaffe en parlant de son passé. Je ne connaissais pas grand choses sur elle, elle non plus, je lui avais juste confié un jour que ma mère avait été prostituée, car elle m'avait demandé comment était mon père, ne voulant pas lui mentir, je lui avais raconté ma pauvre histoire, moi, fils sans père, ma mère étant tombée enceinte d'un de ses clients. Mais j'espérais aux fils des années, en connaître plus sur elle, et lui en dire plus sur moi. Je souris bêtement, me plongeant dans mes pensées, oubliant presque que j'étais sur terre.



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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Ven 6 Jan - 23:58






Avez-vous déjà ressentit la peur ? Vous savez, la peur de tout perdre, vraiment tout… Eh bien même lorsque vous pensez avoir déjà tout perdu, cette peur demeure en vous, ancrée au plus profond. Et puis il y a d’autres peur qui viennent s’y raccrocher, faisant grossir la peur en général, comme une espèce de boule. Et parmi toutes mes peurs, il s’y trouvait celle de perdre Hélios. Je savais pertinemment que le bac était pour cette année et qu’il partirait loin d’ici pour faire de belles études. Et il avait raison, n’est-ce pas ? Mais c’est en pensant à cela que j’avais peur de le perdre à tout jamais, qu’il ne revienne plus jamais, qu’il ne s’en retourne pas, qu’il trouve une fille jolie et cultivée et que je ne devienne plus assez bien pour lui, ce qui serait normal. Parfois, je regrette d’avoir abandonné ma scolarité juste avant le lycée… peut-être aurais-je été promise à un beau métier si je ne m’étais pas écartée de ce chemin tracé. Mais si je ne m’étais pas rebellée contre cet énorme mensonge qu’était ma famille, qu’était mon existence même, je n’aurais sûrement jamais rencontré Hélios. Il n’était peut-être pas mon unique ami mais bien sûrement, je pouvais affirmer qu’il comptait plus que tout au monde, il n’était pas la première personne à qui je m’étais accrochée comme à une putain de bouée de sauvetage mais il m’avait lancé la corde qui me permettait de remonter à bord il y a un an environ. Je rêvais bien souvent d’être une fille normale qui avait rencontré Hélios au bahut et qui était cultivée, qui avait suivit une terminale S et partait en direction d’une école de commerce réputée ou un truc dans le genre. Pas d’être une clodo sale et pauvre, comme je l’étais…

Lorsqu’il se dégagea d’au-dessus de moi, je ressentis tout de suite le froid venir à moi, me glacer de partout. Prenant une clope, je regardais Hélios, je savais bien qu’il n’aimait pas me voir fumer et même si je faisais des efforts pour essayer de ralentir la cadence, je fumais toujours et bizarrement, cela tombait toujours devant lui. Je connaissais ce regard venant de lui, me disant que ça ne lui plaisait pas, j’avais appris à reconnaître beaucoup de chose chez lui et notamment à le comprendre par son regard, bien souvent expressif. « Je sais que tu n’aimes pas que je fume mais pour ma défense, c’est ma première de la journée et si tu ne veux pas que je fume, alors je fumerais tout à l’heure, comme ça, je puerais tout à l’heure ! » Consciencieusement, je remettais la clope dans le paquet et rangeais le tout dans une poche en lui souriant « Content ? ». Puis un sourire me fendit le visage en le voyant se gratter l’oreille pour retirer la neige, c’était amusant, j’en aurais bien fais une photo pour l’envoyer à ses amis. Sauf que je n’avais pas de quoi faire une photo et que je ne connaissais que très peu d’amis d’Hélios…

En fait, quand on y pensait, on ne parlait jamais vraiment de nous avec Hélios, on s’entendait bien, on formait un sacré duo, on était toujours fourrés ensembles au squat lorsqu’il venait mais on évitait les sujets sensibles, les foutant dans la catégorie tabou. Mais au cours du temps, je me disais que viendrait un jour où je lui raconterais tout et autant commencé maintenant par le plus simple. En fait, il n’y avait que lui qui m’avait un jour parlé de lui et de sa mère mais sinon, tout avait été passé sous silence. En me promettant d’un jour m’y emmener, je lui souris « C’est vrai ? Ca me ferait très plaisir. » Rentrer dans une maison à nouveau, cela faisait des lustres que je n’étais pas entrée dans une maison et à sa façon de contourner le sujet, je devinais qu’il cachait quelque chose mais je ne voulais pas lui en faire un plat alors savoir qu’un jour il m’emmènerait me suffisait amplement. « En Angleterre ? Drôle de changement alors, maintenant t'es dans un squat, ça ne te manque pas tout le luxe et tout ? » Un rire m’échappa de la gorge. Mon accent n’était pourtant plus aussi prononcé qu’à l’époque et certes, même si l’on se rendait compte que je n’étais pas russe de souche à cause de cet accent, je le pensais diminué avec les années. Je me rapprochais de lui pour venir chercher la chaleur de ses bras et il me remit affectueusement une pauvre mèche de mes cheveux dégoulinants en place. Je me demandais bien à quoi je devais ressembler, vraiment… « Tu sais, je suis arrivée ici à 8 ans et j’ai vécu dans une maison à St-Pétersbourg aussi ! Mais ma maison en Angleterre était plus grande… Sûrement parce que mes parents n’ont pas déménagé mais qu’ils ont plutôt fuit comme des poltrons au final. » Un silence s’installa durant quelques instants, je savais pertinemment que je venais de lui révéler des choses à mon propos et au final, il était peut-être le mieux placé pour m’écouter. « J’aurais préféré qu’ils aillent croupir en prison ces deux cons-là, tu ne peux pas imaginer la haine qui monte en moi lorsque je pense à eux… c’est… effrayant, je me fais peur à moi-même, c’est ridicule. » Sur-ce, je me blottie contre lui et posais ma tête sur son épaule. Tout cela paraissait tellement étrange quand on y pensait..





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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Sam 7 Jan - 22:06





Je me sens triste. C'est absurde de se sentir triste en compagnie de Poppy. Mais je la regarde, je n'arrive pas à détacher mes yeux d'elle. Un jour on se quittera, le temps fait mal les choses. Un jour, demain, dans un an, dans des dizaines d'années, peu importe quand, un jour je ne reverrais plus son visage, un jour, je n'entendrais plus sa voix, un jour, je ne pourrais plus voir la couleur de ses yeux. Peut-être restera-t-on toute notre vie ensemble, oui, qui sait ? Si ça ne tenait qu'à moi, je resterais ma vie entière à côté d'elle. Amoureux ? Je ne sais pas, je ne sais pas vraiment ce que c'est d'être amoureux, enfin si ? Toutes les filles que je rencontre, j'en tombe automatiquement amoureux, ça marche comme ça pour moi, parce qu'à chaque fois, la fille fait un truc qui me plaît et en faite, je tombe amoureux du truc en question. Mais avec Poppy ça ne marche pas comme ça, il y a pas un seul truc que j'aime en elle, c'est l'ensemble qui me plaît, les qualités avec les défauts, je prends tout chez elle. Alors de l'amour ? J'en sais foutrement rien, tout ce que je sais, c'est qu'avec elle, je me sens comme dans mon slip.

Je la regardais prendre une de ses infectes cigarettes, mon regard voulait tout dire. Je n'aimais pas la fumée de cette chose, certes, mais la chose qui me déplaisait le plus était qu'elle se ruiner la santé avec ses clopes. Bon je fais un peu le mec dramatique, mais on peut vraiment avoir des cancers et tout avec ça , ça craint vraiment ! « Je sais que tu n'aimes pas que je fume mais pour ma défense, c'est ma première de la journée et si tu ne veux pas que je fume, alors je fumerais tout à l'heure, comme ça, je puerais tout à l'heure ! », elle lisait en moi, c'était bien la seule qui arrivait à lire dans mes pensées avec une aussi belle précision ! « Mais je n'ai rien dis ! Tu fumes, tu pues et tu ne m'approches pas avec ton haleine à la cigarette, c'est tout, j'dis ça, j'dis rien ! ». Je lui lançais un sourire moqueur, j'aimais, j'adorais la taquiner, c'était mon sport favoris, après la natation bien-sûr. Elle rangea sa cigarette, je lui rendis un sourire satisfait « Content ? », Je plissais les yeux « Toujours. » .

Je me demandais, pourquoi avais-je si peur d'emmener Poppy chez moi ? Après tout, ce n'est pas comme si elle avait vécu depuis sa naissance dans un squat ou dans les rues. Et c'est vrai que passer une soirée au chaud au fond du canapé en sa compagnie ne me déplairait pas, au contraire. Mais le problème, ma mère et son mari. Si un jour ma mère apprend que je traîne au squat, elle m'enferme dans un placard, sans rire. Je pourrais faire passer Poppy pour une copine du lycée, mais petit problème : Poppy n'a pas la gueule d'une lycéenne et je ne ramène jamais de copine du lycée, pour la simple et bonne raison que les filles de mon âge me désespèrent. Un jour, quand je serais seul chez moi, j'inviterais Poppy. « C'est vrai ? Ca me ferait très plaisir. ». Je lui souris tendrement. « Ok, j'te tiens au courant alors. ». J'avais toujours su que Poppy venait d'Angleterre, même si elle ne me l'avait jamais dis proprement parlant. Mais elle avait toujours un arrière accent Anglais que j'avais remarqué dès notre première rencontre, j'aimais bien, je trouvais que ça avait de son charme. Elle s'avança vers moi, je l'ai pris dans mes bras pour nous réchauffer, elle semblait si mince, j'avais l'impression de serrer une fillette de huit ans dans mes bras.
« Tu sais, je suis arrivée ici à 8 ans et j'ai vécu dans une maison à St-Pétersbourg aussi ! Mais ma maison en Angleterre était plus grande... Sûrement parce que mes parents n'ont pas déménagé mais qu'ils ont plutôt fuit comme des poltrons au final. ». Un ange passa, elle ne m'avait jamais confié tout ça, pourquoi maintenant ? « Depuis que tu as 8 ans ? Putain.. Et moi qui croyais que tu étais ici que depuis trois ou quatre ans... ». Je m'étais imaginé plein de scénario, du genre, Poppy échappe à un trafic de prostituée en Angleterre et vient se réfugier en Russie, ou elle est orpheline et découvre que ses parents sont Russe, donc vient en Russie pour les retrouver, mais non, elle a juste déménager en Russie avec ses parents qui ont... fuit ? « Tes parents on fuit quoi ? Ne me dis pas que ce sont des trafiquants de drogue et que s'ils te voient dans mes bras me tuent et me donnent à manger aux rats ! ». Je parlais trop, j'en avais conscience, mais ma curiosité m'avait piqué, j'étais bien résolu à en découvrir plus sur ma chère Poppy.



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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Dim 8 Jan - 17:11






Vivre dans un squat, ce n’est pas facile tout les jours vous savez. Il faut commencer par avoir les bonnes fréquentations, celles qui vous permettrons d’être en sécurité. Par chance, moi qui ne connaissais rien de cette règle, je suis tombée sur Zak, dealer respecté et puis sur Jude, celui qui vit depuis le plus longtemps ici et tout deux sont de très bons amis, sur qui je sais que je peux compter. Ensuite, il faut connaitre les bonnes adresses, l’épicerie la moins chère, le coiffeur qui vous fera un prix, la presse qui vous fera le meilleur prix sur les clopes, la friperie où il y a de bonnes affaires… Ca, je n’avais pas eu du mal à trouver, parce que flâner en ville avait toujours été un passe-temps alors je connaissais la moindre boutique, de la plus chic à la plus craignos. Il fallait aussi avoir une cachette fermée à clé pour y ranger ce qui vous tenait le plus à cœur car sinon, vous preniez le risque qu’on vous le vole. Et en dernier lieu, il fallait savoir se débrouiller autrement qu’avec les deux pauvres chiottes de l’immeuble qui puaient en permanence et avoir un endroit pour prendre une douche chaude. J’allais souvent à la piscine pour me laver car elle était gratuite pour les moins de 25 ans et pour les chiottes, j’essayais tant bien que mal d’éviter celle de l’immeuble mais je ne pouvais pas toujours… Bref, on pense que quand on est clodo, on fait tout ce qu’on veut, et bah non, sinon, on risque de vite finir la gorge en sang dans le caniveau, ou violée au premier étage. Et à tout moment, on peut se faire choper par les flics. Donc pour vous dire, je crois qu’on ne vit pas vraiment sur le dos de la société mais plutôt qu’on subit la société pour ainsi dire.

Il m’arrivait parfois de rêver d’habiter une maison ou un appartement mais au final, je crois que je me plaisais ici et il était certain qu’un jour viendrait où vivre ici me répugnerait et là alors, je verrais comment je pourrais m’en sortir avec les économies que je fais. Par un moment, j’avais hésité à me dire que je partirais avec Hélios lorsqu’il partira pour ses études mais je ne pouvais pas vivre grâce à son fric, me dire qu’il allait réussir sa vie tant dis que moi, je ne faisais que stagner, enchaîner les petits boulots de merde, me sentir idiote et pas cultivée lorsqu’il me parlera, non, c’est quelque chose que je me refusais. Je préférais que tout se termine sur quelque chose de bien plutôt que sur une histoire de merde. Et puis niveau fierté, ça coinçait. Je n’avais que 18 piges et 19 dans deux mois en mars alors j’avais quand même encore un peu de temps pour réfléchir à comment je pourrais gagner ma vie normalement. Isobel, une amie du squat m’avait presque convaincue d’utiliser ma voix mais non, j’avais finalement refusé. Devenir chanteuse, c’était réservé aux filles qui ont une histoire sans problème parce que lorsque la presse vient fouiller, elle trouve toujours quelque chose et ça, je m’y refusais alors je laissais cette possibilité de côté. Isobel ne l’avait pas vu sous cet angle et n’avait pas compris ma position si dure par rapport à tout cela. Je m’en foutais, je ferais avec ou sans.

Ainsi assise, près d’Hélios, entourée de ses grands bras, je n’avais plus envie de bouger, juste de rester ici, c’est tout. Je ne savais pas à quoi ressemblaient mes sentiments pour Hélios, de l’amour ? de l’amitié aigue ? Je ne savais pas vraiment à quoi ressemblait l’amour puisque tout ce que j’avais aimé jusqu’aujourd’hui m’avait un jour déçu ou était-ce moi qui étais décevante. A commencer par mes parents et à finir par Jake. Je pensais que je les aimais et j’ai tout brisé au final. Et je n’avais pas envie de retenter l’expérience, ni avec Hélios, ni avec qui que ce soit, pour arrêter de blesser tout ceux qui m’entouraient. Alors même si c’était potentiellement de l’amour, je préférais refouler ce sentiment plutôt que de briser ce lien qui nous unissait. Il méritait que je lui parle de moi, de mon passé. Il serait bien le premier à qui j’osais en émettre que ce se soit l’existence. On aurait pu croire que j’étais née à 15 ans, car j’avais réussis à garder le secret durant 3 ans sur moi-même. En même temps, mon passé était tellement à chier que cela ne regardait personne.

Un rire franc s’échappa d’entre mes lèvres lorsqu’Hélios émit le fait qu’il pensait que j’étais arrivée il n’y a que 4 ans environ. Et je ris d’autant plus qu’il pensait que mes parents faisaient le même job que moi aujourd’hui. J’étais loin d’avoir un jour imaginé que quelqu’un avait essayé de savoir ce que je traînais derrière moi. C’était marrant, très marrant d’apprendre ce genre de choses… Mais la réalité était moins amusante et celle-ci me fit arrêter de rire pour laisser place à un long soupir. « Non, mes parents ne sont pas trafiquants de drogues, ils sont justes de gros cons. C’est à cause de moi qu’ils sont partit d’Angleterre, à cause de ma naissance. Je ne l’ais su qu’à quinze ans, c’est pour ça que je me suis barrée. Si ça se trouve, tu les croises tout les jours ! » Je relevais la tête vers lui, moi qui était coincée dans ses bras pour lui sourire avant de lui dire, plus sérieuse. « Si tu racontes tout ce que je vais te dire à quiconque, je t’étripe, je te mords, je te jette dans le caniveau, je te tue, je te ressuscite, je te brûle, je te mords et je te jette aux lions. Compris ? »




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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Ven 27 Jan - 17:31





Le ciel avait une drôle de couleur, comme dans un rêve. Un bleu ciel lissé par un violet pastelle, très beau, très attirant. Je respire l'odeur de Poppy, même pour une squatteuse, elle sentait drôlement bon, j'aimais son odeur. Un frisson me parcourra tout le corps, j'avais froid et ne sentais plus mes mains plongés dans la neige, mais je m'en foutais, j'étais avec Poppy, alors tout pouvait aller pour le mieux. Et puis je me demande où les canards du lac vont quand l'hiver arrive, en Afrique ? C'est bizarre quand même des canards en Afrique, c'est presque triste. Alors je jette un coup d'oeil autour de moi, aucun canard, alors que le lac n'est pas si loin des collines, et je divague, mais j'écoute Poppy d'une oreille attentive.

« Non, mes parents ne sont pas trafiquants de drogues, ils sont justes de gros cons. C'est à cause de moi qu'ils sont partit d'Angleterre, à cause de ma naissance. Je ne l'ai su qu'à quinze ans, c'est pour ça que je me suis barrée. Si ça se trouve, tu les croises tous les jours ! », cette histoire était de plus en plus confuse, sa naissance, en quoi sa naissance pouvait faire quitter ses parents d'Angleterre ? C'était quand même pas la petite fille de la reine d'Angleterre ? Il manquerait plus que ça dis donc... « J'me vois bien les croiser dans la rue, bonjour, Hélios, ami de votre fille, vous êtes des connards, et j'me barre. », puis je rigole comme un con. « Si tu racontes tout ce que je vais te dire à quiconque, je t'étripe, je te mords, je te jette dans le caniveau, je te tue, je te ressuscite, je te brûle, je te mords et je te jette aux lions. Compris ? » Et un rire franc s'échappe de mes lèvres. « Compris. Tu viens d'me faire pisser dans mon froc là ! », et je rigole encore. Puis je me ressaisis « Mais en quoi ta naissance est la source du départ de tes parents ? », elle avait piqué ma curiosité, comme ça, j'avais envie de tout savoir de sa vie.

Puis se moment de confidence me poussa à parler de moi, même si je savais que, peut-être, j'allais le regretter, mais elle avait le droit de savoir comment je vivais, qui j'étais réellement. « Mon père est bourré de tune si tu veux tout savoir, en faite, la seule raison pour laquelle je ne t'ai jamais fait venir chez moi, c'est parce que j'avais peur que tu me prennes pour un richou ou autre. Mais après tout, toi aussi tu vivais dans une grande maison avant, alors voilà, c'est dit, maintenant tu peux venir quand tu veux, on y va maintenant si tu veux ! », je lui souris, je baisse les yeux, un peu honteux, mais c'était sorti, et c'était le principal. « J'ai une petite soeur aussi, enfin c'est ma demi-soeur, Dunya. Puis il y a mon beau-père, Alexandr, un connard, j'préfère que tu le rencontres jamais, pas parce que j'ai honte de toi, loin de là hein ! Juste parce qu'il ne supporte pas les SDF et squatteur, c'est un pauvre con. », un rire s'échappe de mes lèvres « Et puis il y a ma mère, je suis sûr qu'elle t'adorerait... », mais ce n'était qu'une supposition. Je me rendis compte que j'avais beaucoup parlé, je ne savais pas pourquoi. J'avais comme l'impression d'en avoir trop dit comme d'en avoir pas assez dit, c'était frustrant.

Je serrais un peu plus Poppy dans mes bras, comme si j'avais peur qu'elle m'échappe, mais elle était là, elle ne pouvait pas se barrer. Puis je me demandais qu'elle aurait été ma vie si j'étais resté à Moscou ? Peut-être serais-je devenu un délinquant ? C'est possible, en voyant comment j'étais à cet âge, je me battais pour un oui et pour un non. J'avais drôlement changé en y pensant, j'étais devenu le mec un peu bizarre du bahut, mais bizarre du bon sens apparemment, parce que j'avais beaucoup de prétendante, mais toutes des bonnes à rien. Et puis je passais les trois quarts de mon temps au squat, pour Jude, pour Jackie et bien-sûr pour Poppy, surtout pour Poppy.



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MessageSujet: Re: Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]   Sam 11 Fév - 14:27






Le temps s'était soudainement ralentit, à la manière de notre approche. Si serrés, si proches l'un l'autre, je sentais ma peau bruler, cachée sous ce pull mouillé par la neige environnante. Cette étreinte avait à la fois accentué ma sensation de froid et de mouillé et à la fois fais s'enflammer tout mon être sans aucune douceur. La violence des sentiments humains était par moment insupportable, mêlant le possible à l'impossible, rassemblant les opposés, déchirant tout ce qui semblait indestructible. C'était une des choses que je n'aimais pas lorsque je me trouvais si proche de lui. Je perdais mes moyens et c'était affreux. Et lui ? Ressentait-il ce feu sur son épiderme ? Avait-il l'impression d'avoir couru aussi longtemps qu'il le faut pour avoir le coeur aussi rapide ? se sentait-il à découvert, vulnérable et fragile ainsi proche de moi ? Il n'en avait pas l'air mais je n'en savais rien en fait. Ce que je savais, c'est que mes pensées s'écorchaient, se battait, opposant l'envie de me détacher d'Hélios pour retrouver mes moyens et qu'il me garde aussi proche de lui aussi longtemps que la vie me gardera en ce monde. je ne voulais pas qu'il fasse pareil avec d'autres filles mais comment le lui exprimer ? Comment lui fait comprendre que le dernier homme que j'avais aimé, il avait brisé mes idéaux et s'était barré, pour avoir une vie meilleure. Je savais qu'Hélios aussi partirait, avoir une vie meilleure, pour ses études et sûrement, rencontrer une nana bien mieux que moi et m'oublier ou bien me laisser vivre en lui comme un souvenir d'antan. Dans tout les cas, je n'avais pas mon mot à dire et je n'avais aucun droit sur lui alors je me refusais à laisser sortir ces sentiments si forts pour ne pas être déçue moi-même et ne pas le blesser lui-même. Je me connaissais suffisamment pour me savoir instable par moments et je ne voulais pas qu'il l'apprenne et qu'il en souffre. Je me contentais donc de vivre, de me laisser aller parfois le soir, après une cuite et de ne plus me souvenir avec qui c'était le lendemain matin. J'avais honte de cette part de moi et la cachais à Hélios. Qui-étais-je sans mon maquillage et sans mes crasses ? Je ne sais pas, je ne sais plus.

« J'me vois bien les croiser dans la rue, bonjour, Hélios, ami de votre fille, vous êtes des connards, et j'me barre. » Je secoue la tête avec un sourire, ce qu'il peut dire de ces conneries des fois celui-là ! Sans répondre à ses bêtises, je continue « Si tu racontes tout ce que je vais te dire à quiconque, je t'étripe, je te mords, je te jette dans le caniveau, je te tue, je te ressuscite, je te brûle, je te mords et je te jette aux lions. Compris ? » sérieuse. Mais lui, moins, puisqu'il éclate de rire avant de me dire qu'il allait pisser dans son caleçon. "Heureuse d'apprendre que tu portes des slips... Les filles préfèrent les caleçons, normal que tu sois toujours puceau mon chou !" A mon tour de dire des conneries mais bon, il m'avait tendu la perche aussi ! « Mais en quoi ta naissance est la source du départ de tes parents ? » Je souris, face au vide, toujours si proche de lui. Je lève le regard vers lui puis le redescend sur ce qui nous entoure, ne cherchant pas vraiment quelque chose à regarder mais plutôt de la force pour parler. "Hum.. c'est simple, je suis pas vraiment leur fille, je suis née d'une mère porteuse et du sperm de mon père. C'est interdit en Angleterre, mais pas ici. Au début, tout allait bien, jusqu'à ce que les services sociaux découvrent que ma mère n'était ma mère biologique et tout cela... Considère mes darons comme des "réfugiés politiques" si tu veux, pour moi, ce sont des pauvres cons. Il faut croire que je n'ai appris cette mascarade qu'à mes 14 ans et que j'ai alors disparu dans la nature et ainsi, de leur vie..." ... Ils n'ont pas vraiment chercher à me retrouver. J'ai envie de rajouter mais je me tais, sentant la boule se former dans ma gorge. Je ne veux pas pleurer. Je sais qu'il a compris qu'il ne fallait pas me redemander plus de détails, alors il se lance à son tour. J'ai l'impression qu'on ne se connais pas au final...

« Mon père est bourré de tune si tu veux tout savoir, en faite, la seule raison pour laquelle je ne t'ai jamais fait venir chez moi, c'est parce que j'avais peur que tu me prennes pour un richou ou autre. Mais après tout, toi aussi tu vivais dans une grande maison avant, alors voilà, c'est dit, maintenant tu peux venir quand tu veux, on y va maintenant si tu veux ! J'ai une petite soeur aussi, enfin c'est ma demi-soeur, Dunya. Puis il y a mon beau-père, Alexandr, un connard, j'préfère que tu le rencontres jamais, pas parce que j'ai honte de toi, loin de là hein ! Juste parce qu'il ne supporte pas les SDF et squatteur, c'est un pauvre con. Et puis il y a ma mère, je suis sûr qu'elle t'adorerait... » Je lui souris. Bien sur que j'en aurais envie. D'une certaine façon, je le savais qu'il n'était pas pauvre parce que je l'avais déjà suivis, mais jamais jusqu'à chez lui, je préférais me dire qu'un jour, il m'emmènerait de son plein gré. Du coup, je ne connais uniquement son quartier, le même que celui de mes parents. "Tu sais, je m'en fous que tu sois riche, pauvre ou autre, on ne classe pas les gens par rapport à cela ! et si tu as peur que je rencontre ton beau-père, j'ai tout de même des habits propres et convenables et je sais utiliser les douches ! Pour ce qui est de l'haleine, je ne fumerais pas avant, promis ! Tu m'y emmèneras un jour ?" Et lorsqu'il resserra l'étreinte, ma main, d'elle-même, alla chercher celle d'Hélios pour y entremêler mes doigts.




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Good Time Gonna Come [HELIOS & POPPY]

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