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 FREE ϟ static waves.

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« Zakhar M. Levine »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Zakhar Maksim Levine.
→ ÂGE : 22 ans.
→ PAPIERS : 528
→ LIEU DE RÉSIDENCE : Vassilievski, le squat.
→ SITUATION : en relation libre avec ma main droite.
→ BOULOT : boss d'une multinationale de dealers. 8D



MessageSujet: FREE ϟ static waves.   Dim 25 Déc - 0:04



    « Putain, ça caille. »

    Zakhar enfonça ses poings dans les poches de son blouson, frottant ses doigts contre ses paumes pour réactiver sa circulation. Tout en frissonnant, il se mit à regretter de ne pas s’être dégotté une paire de gants. Il le savait pourtant que l’hiver, en Russie, il faisait un froid à s’en peler les miches, mais non, il préférait squatter sur les canapés plutôt que de se bouger pour faire quelque chose d’utile et se trouver des gants. Au moins, il avait eu la présence d’esprit de ramasser le bas de son jean dans ses boots, parce que bon, la neige c’est bien mignon, mais il n’avait pas non plus envie de rentrer trempé. Il fallait avouer que c’était plutôt sympa ce paysage gelé, vierge de tout passage humain. Zak était comme un gosse : il aimait faire les premières traces de pas dans la neige fraiche, cela l’emplissait d’un intense sentiment de satisfaction. Mais ce n’était pas le plaisir de marcher dans la poudreuse qui l’avait tiré de son chaud et confortable canapé. Non, il fallait juste qu’il sorte son chien. Il se plaisait bien au squat, Loki, mais le truc c’est qu’il se mettait rapidement à tourner en rond. Alors, aussi souvent que possible, et dès lors que la météo le permettait, - parce qu’il n’allait pas non plus braver la tempête et marcher trois bornes pour faire mon pisser son chien, faut pas déconner -, bref, dès que la météo le permettait, il l’emmenait courir côté campagne, loin de l’agitation de la ville. Bien sûr il aurait pu faire comme la plupart des clodos : poser son cul sur un trottoir, tendre un chapeau devant lui et laisser la mignonne tronche de son clebard faire le reste. Pour une raison obscure, les gens avaient plus de compassion pour les animaux que pour les êtres humains. Mais faire la manche c’est vraiment pathétique. Et franchement, rester assis toute la journée à implorer la pitié des petites vieilles, ce n’est pas pour lui.

    Loki revint finalement vers lui la queue battante, tenant entre ses crocs la branche qu’il était parti chercher. Zakhar s’accroupit, lutta quelque peu pour récupérer le bâton, tandis que son chien lui léchait généreusement les doigts. Il essaya également de lui tartiner le visage, mais le jeune homme le bâillonna de la main et repoussa sa tête avant de se relever avec un sourire crétin. Putain, les animaux ça rend vraiment con. Ils sont chiés à être attendrissant comme ça, aussi. Il envoya la branche le plus loin possible et se dirigea tranquillement vers un banc en bois, tout en surveillant du coin de l’œil l'animal qui partit comme un dératé à la suite du jouet improvisé. Le brun s’assit sur le dossier du banc, posant ses pieds sur le siège, ce dernier étant trop couvert de neige. Tout tranquillement, il sorti son paquet de cigarettes de sa poche et en alluma une avant de prendre une longue bouffée de fumée tiède. Il laissa son regard vagabonder sur l’étendue gelée qui s’étirait devant lui. Bon, il devait le reconnaitre, l’hiver avait beau être une saison à la con, c’était joli. Et avec l’après midi touchant à sa fin et le soleil pâle se couchant paisiblement derrière la ligne d’arbres, le jeu de lumières et de reflets sur la surface de glace, c’était sympa à regarder.J’aurais presque envie d’écrire un poème, tiens.

    « Ô, mare aux canards, »
    commença-t-il à scander, en prenant un air théâtral, les yeux mi-clos et la main sur le cœur, « Ô toi, qui quand vient le soir … N’y pense même pas ! »

    Loki, qui semblait s’être désintéressé de son jeu, se tenait à présent tout au bord de l’eau statique, une patte posée sur la glace, et l’air d’hésiter à s’y élancer tout entier. Mais le ton de la voix de Zakhar le fit dresser les oreilles et il s’éloigna, tête basse, avant de se remettre à courir dans tous les sens, pourchassant des ennemis invisibles. Le jeune homme se remit à sa contemplation silencieuse, tout en arrivant doucement à la fin de sa cigarette.

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« Noam S. Prescott »
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→ NOMS COMPLETS : Noam Sacha Prescott
→ ÂGE : 22 ans
→ PAPIERS : 304
→ LIEU DE RÉSIDENCE : primorski
→ SITUATION : plus ou moins en couple
→ BOULOT : Travaille dans le bar du père de Félix à côté de ses études de business & management.



MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Dim 25 Déc - 17:24





    Je sortis la tête de l'eau, et aspirai une grande bouffée d'air avant de tendre la main vers le carrelage humide. Tentant de reprendre ma respiration, je me hissai sur le rebord du bassin avant de m'y asseoir, laissant tremper le bout de mes jambes dans l'eau tiède. J'étais crevé. Mais bordel, qu'est ce que j'aime ça. La nage, c'est mon sport. C'est ça qui me fait planer. Pas la coke, ou les autres merdes que j'avais pu vendre à Londres, paradoxalement. A chacun sa drogue. Je plane, parce que malgré la distance qui me sépare de mon frère, malgré le fait que trois personnes sur quatre ne comprennent pas un mot de ce que je dis, malgré les difficultés que j'ai à trouver un boulot, je me sens libre. Libre de contrôler ma vie, libre de toute contrainte. Je ne pense plus. Et quand mes mouvements sous l'eau deviennent plus dur, que j'ai du mal à avancer, je pense à cette liberté là, et je pourrais m'envoler, malgré la résistance de l'eau sur chacun de mes muscles, et la force qui m'attire vers le fond. Je pourrais y rester des heures.

    Avant de quitter la piscine, je jetai un regard circulaire vers l'arrière, et j'aperçus au loin Hélios, assis au bord d'un autre bassin à écouter les consignes de son entraîneur. Il était vraiment doué pour son âge. Le coach devait probablement espérer qu'il ne quitterait pas le club après avoir obtenu son diplôme, qu'il irait à l'université de Saint-Pétersbourg et continuerait à nager pour eux jusqu'à ce qu'ils puissent en faire un nageur vraiment reconnu. Pour ma part, j'avais déjà gâché ma chance en quittant Londres alors qu'on m'assurait une place dans une des meilleures équipes du Royaume-Uni. « Désolé Prescott, mon offre est à prendre ou à laisser, et non renouvelable. »

    En poussant la porte, j'ai frissonné à cause du choc thermique entre l'humidité ambiante du vestiaire et la morsure du froid extérieur. Puis je suis monté dans un bus, bien décidé à aller faire un tour au centre ville. Sauf qu'à mesure que les rues défilaient, j'ai réalisé que je ne reconnaissais absolument aucun magasin, aucun quartier, rien. Pas question bien sûr de demander un renseignement au chauffeur, qui se serait contenté de m'adresser un geste pour me faire comprendre qu'il ne pipait pas un mot à ce que je lui racontai. L'anglais, langue internationale ? Bien sûr. Je me suis levé en manquant de m'étaler par terre, pour aller jeter un œil au plan fixé à côté de la fenêtre. Et là, j'ai réalisé que j'avais pris le mauvais bus. Évidemment. J'ai commencé à m'énerver tout seul, en anglais, sous le regard éberlué des autres passagers.

    - Pourquoi c'est toujours moi, hein ? Faudra qu'on m'explique. J'en ai maaarre ! Et comment je me sors de ce trou maintenant ? En plus le soleil commence à se coucher. Et je comprends rien à ces foutues lignes de bus. Fais chier.

    La classe. J'ai soupiré une fois de plus, et j'ai fini par descendre à l'arrêt suivant. Quitte à être perdu, autant l'être pour de bon. J'étais décidé à reprendre un bus dans l'autre sens, mais cette fois pour rentrer directement chez moi. Et puis, j'ai aperçu la grille d'entrée de ce jardin, qui m'a subitement rappelé le parc où j'allais régulièrement avec Kaytlin à Londres. J'ai été instantanément apaisé en repensant aux moments que l'on avait passé dans cet endroit. J'ai traversé la route, et je suis rentré, alors que de la neige recommençait à tomber légèrement. Tout en marchant, j'ai attrapé dans mon sac mon paquet de cigarettes et mon briquet. J'en ai sorti une, que j'ai porté à ma bouche avant de l'allumer. D'essayer de l'allumer. Plus de gaz. J'ai soupiré, une fois de plus. Un complot, ça devait être un complot. En regardant plus loin, j'ai aperçu une silhouette, assise sur le dossier d'un banc, et plus loin, un chien qui essayait de manger les flocons de neige en train de tomber.
    Je me suis approché, et par miracle, il tenait une cigarette dans la main. J'ai rassemblé mes maigres connaissances en russe pour m'adresser à lui, avec un accent à couper au couteau et un sourire d'excuse d'avance pour la conversation qui allait s'avérer laborieuse.

    - Excuse moi, tu aurais un... briquet ?

    Pas sûr du dernier mot employé, je lui ai montré le mien, tout en prouvant qu'il était complètement mort d'un mouvement du pouce sur la roulette.


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« Zakhar M. Levine »
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MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Dim 25 Déc - 22:09

    Quelqu’un approchait. Zakhar pouvait entendre le craquement de la neige sous les pas, mais il n’esquissa pas le moindre mouvement. Après tout, c’était un parc public, les gens pouvaient bien se balader où bon leur semblait, ce n’était pas comme si il en avait quelque chose à faire. Alors que les flocons se remettaient doucement à tomber, il réalisa que l’autre ne semblait pas ne faire que passer, mais avait l’air bien déterminé à venir squatter son banc. Le jeune homme remonta le col de sa veste sur sa nuque, afin d’éviter que les minuscules morceaux de glaces ne viennent se glisser sous ses fringues. Zak lui jeta ensuite un coup d’œil curieux tandis qu’il arrivait à sa hauteur.

    « Excuse-moi, tu aurais un… briquet ? »


    Il entreprit ensuite de faire tourner la roulette du sien, comme pour lui prouver qu’il était vide. Il avait un accent bizarre, très prononcé. Un peu difficile à comprendre, mais le Zakhar devina plus ou moins ce qu’il lui voulait en observant les gestes qu’il faisait avec ses mains. Le russe arqua un sourcil, quelque peu sceptique, puis opina du chef. Il tira une dernière latte sur sa cigarette et jeta le mégot encore tiède à quelques mètres du banc, avant de fouiller dans sa poche, d’attraper son briquet entre le pouce et l’index et de lui tendre. Il attendit qu’il allume sa clope et qu’il le lui rende avant de se pencher d’un plus près sur ce drôle de type avec son accent, le dévisageant sans aucune gêne. Il était curieux.

    « C’est d’où ton accent ? »

    Il continua à l’observer pendant un instant, en espérant qu’il avait compris, parce qu’à part le russe, il ne parlait aucune autre langue. Deux-trois mots d’anglais et de français peut-être, mais ça s’arrêtait là. Et son vocabulaire se limitait surtout à ‘’bonjour, voulez-vous coucher avec moi ?’’. Zakhar attrapa une nouvelle cigarette du bout des lèvres, l’alluma, et la savoura avec encore plus de contentement que la première. Ouais, bon, il fumait trop, c’était un fait. Mais au pire, il n’avait pas de mère dans les parages pour lui dire que c’était mal et qu’il fallait arrêter, donc rien à foutre. Après tout, puisqu’il faut bien mourir de quelque chose, autant que ça soit de quelque chose qu’on aime. Le brun bascula sa tête en arrière et expira longuement vers le ciel qui s’assombrissait peu à peu. Ce mec n’était pas un squatteur. Ça, il le savait. Les squatteurs il les connaissait tous, au moins de vue. C’était un peu comme des dizaines de colocs. Par contre, lui, il ne l’avait jamais rencontré.

    « Qu’est ce qui t’amène à Vassillievski à cette heure ? »

    Il s’efforça de parler distinctement, et de ne pas mâcher la moitié de ses mots comme il en avait l’habitude. C’était frustrant. Il avait tendance à déblatérer des flots de paroles, mais là, il devait se contenir, sous peine de complètement noyer l’autre dans leur semblant de conversation. C’était peut-être un de ces mecs de la ville qui venaient trainer au squat comme si c’était chez eux, et rentraient tranquillement pioncer au chaud dès qu’il commençait à se faire tard. Il n’avait rien contre eux, faut pas croire, il s’entendait d’ailleurs plutôt bien avec la plupart. Mais il ne les comprenait juste pas. On est totalement libre, où on ne l’est pas. On ne peut pas prétendre aspirer à la liberté l’après-midi et retourner s’enfermer le soir, ça n’était pas logique. C’était illusoire. Mais il n’était personne pour juger, alors il ne le faisait pas. N’empêche qu’il était tard. La plupart de ces types-là, - les rêveurs, les évadés, ou quel que soit le nom qu’ils se donnent-, ils ne restaient pas aussi tard. Vassillievski, ça n’était pas sûr la nuit. Enfin, ça n’était pas un endroit pour les citadins. C’était le moment où les putes partaient bosser, les trafiquants en tout genre ouvraient leurs commerces, et les clodos devenaient agressifs. Les flics ne venaient même pas mettre leur nez dans le quartier.

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« Noam S. Prescott »
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→ NOMS COMPLETS : Noam Sacha Prescott
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MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Lun 26 Déc - 11:35

    D'abord surpris, le jeune homme me tendit son briquet tout en me dévisageant sans se cacher. Je portai ma cigarette entre mes lèvres avant de l'allumer, tout en protégeant la flamme du vent gelé avec mon autre main. Une latte a suffi pour me rendre plus calme. J'ai tendu le briquet au brun, avant de le remercier. Dans la vie de tous les jours, le plus dur consistait à me faire comprendre des autres. Au bout de deux mois, j'arrivais globalement à comprendre une conversation simple, si la personne ne parlait pas trop vite. Bon, certes, j'en étais pas encore à écouter la radio, mais c'était déjà mieux que rien. Et puis au pire, j'avais toujours ce guide de conversation anglais-russe dans mon sac. Heureusement, le jeune homme en face de moi semblait être une des seules personnes dans cette ville à bien vouloir parler un peu plus lentement pour que je puisse le comprendre. Je réfléchis quelques secondes avant de lui répondre.

    - Londres. Je suis arrivé il y a deux mois.

    Et ça se voit. Déjà deux mois que j'étais là ? J'ai eu du mal à réaliser. Deux mois à traîner en ville le soir en rentrant de la fac, de magasin en magasin, dans l'espoir de trouver un job, même de vendeur de moules ambulant avec un chariot miteux. Mais non, personne ne voulait du petit anglais incapable de se repérer dans Saint-Pétersbourg. Et le soir, à des heures indécentes, je rentrais au squat, me frayant un chemin jusqu'à un petit recoin dans une pièce reculée où personne ne remarquait ma présence. Au moins personne ne venait m'importuner, même si je m'étais fait voler les trois quarts de mes affaires au bout d'à peine quelques jours. Ça m'évitait d'être dehors, et j'avais un peu moins froid. Soudain, je réalisais que je connaissais ce type de vue. Je l'avais déjà aperçu de loin dans le squat, mais il ne m'avait probablement jamais remarqué, vu que je restais là bas le moins de temps possible. De toute façon, cette situation n'allait pas perdurer, puisque j'avais retrouvé Kaytlin et qu'elle avait besoin d'un colocataire.
    Il continuait à me détailler, comme si il cherchait à analyser la moindre micro-expression sur mon visage qui indiquerait que je cherchais à le tuer, ou quelque chose du genre. Je jetai un regard vers l'étang qui, finalement, ne ressemblait en rien à celui auquel je pensais. Ici, avec la nuit en train de tomber, c'était plutôt un bon paysage de film d'horreur. Je me retournai vers le jeune homme, toujours assis sur son banc, qui venait de m'adresser la parole à nouveau. Ce que je faisais ici ?
    J'ouvris mon sac et en sortis mon dictionnaire, avant de feuilleter quelques pages, puis de relever la tête vers lui, m'attendant à ce qu'il rigole en entendant ma réponse.

    -J'ai pris le mauvais bus, et je me suis perdu.

    Oui, perdu, comme les enfants de huit ans. Pas besoin de lui retourner la question, il était facile de deviner qu'il venait promener son chien, puisqu'on était seuls dans l'enceinte. Au moins, j'avais une information de plus par rapport à tout à l'heure, on était à Vassillievski. Que j'étais incapable de situer sur une carte, évidemment. J'entendis des pas dans la neige, mais des pas différents. En me retournant, j'aperçus le chien. Son chien, donc, probablement. A moins qu'il ne soit juste un chien errant. Auquel cas il ne se serait jamais approché aussi près de nous. J'avais donc tiré une bonne conclusion. Je pivotai avant de me baisser légèrement, attendant que le chien fasse un mouvement vers moi. C'était un beau chien. Un peu maigre, et beaucoup, beaucoup plus poilu que le chien anglais de base, mais il était chouette. J'ai attendu une bonne minute, avant de comprendre qu'il ne bougerait pas d'un poil. Après un haussement d'épaules, j'ai tourné la tête vers son maître en me relevant.

    - Il est cool.

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« Zakhar M. Levine »
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MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Mar 27 Déc - 19:56

    Un anglais alors. Un Londonien qui plus est. Zakhar n’avait jamais mis un pied en dehors de sa belle Russie. Il n’avait même jamais quitté son Saint-Pétersbourg natal. Et après être parti de l’orphelinat, il n’avait jamais vécu ailleurs que dans les rues de Vassillievski. Pas très cosmopolite. Le jeune homme prit une bouffée de sa cigarette et laissa avec une certaine délectation la fumée tiède se répandre dans ses poumons avant de l’exhaler. Fumer l’apaisait. Ce n’était pas comme l’ecsta, la coke ou les autres merdes qu’il prenait. Il n’y avait pas de connerie de descente avec la clope, et il pouvait en fumer dix les unes après les autres, elles lui feraient toutes, et toujours, le même et effet. C’est ça qui était bon. Il ne voulait pas avoir à se réguler.

    Pendant un instant, il se demanda si son voisin de banc aimait la Russie. C’était sans doute mieux, Londres. Enfin, qu’est-ce qu’il en savait ? Ce qu’il connaissait des anglais, c’est qu’ils avaient un alphabet à la con, et qu’ils bouffaient des gelées vertes et tremblotantes d’origine très certainement extraterrestre. Il ne lui posa pas la question. Déjà parce que ce serait parler pour ne rien dire, et que ce serait une conversation à sens unique, et parce qu’ensuite s’il lui répondait non, que pourrait-il lui dire ? Ce n’était pas comme si il avait énormément de comparaisons à apporter.

    Zak sembla réfléchir un instant, comme s’il cherchait ses mots.

    « Je m’appelle Zakhar. »
    essaya-t-il finalement dans un anglais plus qu’approximatif et haché en lui tendant la main pour qu’il la lui serre.

    Qu’on ne lui demande pas de dire un mot de plus, il en était totalement incapable. Il avait déjà dû se creuser la tête pour se remémorer les sommaires cours d’anglais qu’il avait reçu à l’orphelinat, mais c’était tout ce qui lui était revenu.

    L’autre ouvrit soudain son sac pour en sortir ce qui semblait être un dictionnaire. Zakhar ne put réprimer un sourire amusé en le voyant tourner rapidement les pages, l’air absorbé par ses recherches avant de relever la tête. Alors comme ça il s’était perdu ? Il laissa échapper un petit rire, un peu moqueur, mais pas bien méchant. Il fallait quand même avouer que c’était mignon. Et compréhensible. Saint-Pétersbourg était une grande ville, surtout quand on y vit que depuis deux mois. En quittant l’orphelinat, la première chose que le brun avait fait c’était aller se perdre dans une ruelle dégueulasse et pleine de poubelles débordantes. Même pas foutu de se trouver un pont pour dormir dessous.

    « Tu voulais aller où ? »

    « Si ça peut te rassurer, je n’ai pas prévu de te suivre chez toi et de kidnapper, j’ai d’autres chats à fouetter. » Il se garda bien de le dire à voix haute, des fois que l’anglais ne comprenne que ‘kidnapper’ dans sa phrase, ça ferait mauvais genre. C’est le moment que choisit Loki pour ramener sa bouille. Il avait l’air curieux. C’était un vrai pot de colle ce chien, mais il était sympa, il se laissait caresser par tout le monde. C’était un ancien chien errant qu’il avait apprivoisé en trente secondes, le temps de lui donner un biscuit, mais l’avantage c’est qu’il était bien dressé. Dealer, ce n’est pas toujours un métier facile, et bien que gardant toujours son couteau sur lui, Zakhar préférait avoir son chien avec lui, dès fois qu’un mec se trouvant un peu plus malin que les autres décide de le planter pour partir sans payer.

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MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Lun 2 Jan - 15:19



    Pendant quelques secondes, il se perdit dans ses pensées, et soudain il ouvrit la bouche pour se présenter dans un anglais approximatif, probablement proche de mon niveau de russe. Je lui adressai un sourire, comprenant qu'il valait mieux ne pas tenter de continuer la conversation en anglais. Zakhar, donc. Je n'avais jamais entendu ce prénom jusqu'à là. Mais remarque, tous les gens que je rencontrais ici portaient des prénoms bizarres. Russes. Logique. A Londres, j'étais celui qui portait le prénom étrange, mais ici mon nom était affligeant de banalité, en dehors du fait qu'il soit anglais. Le jeune homme m'a tendu la main, attendant ma réponse.

    - Noam.

    Je lui ai serré la main en retour, retenant un soupir de soulagement. Même après plusieurs semaines passées ici, j'étais toujours ravi de me rendre compte que la rumeur selon laquelle les russes s'embrassent sur la bouche pour se dire bonjour ne s'appliquait pas à toutes les situations. Je n'avais pas encore eu à embrasser de vieux barbu dégueulasse. Non pas que Zakhar en fut un, d'ailleurs, mais quand même, moins j'embrassais de personnes différentes en une semaine, mieux je me portais.

    Le chien s'approcha finalement de Noam, et tandis que celui-ci se baissait pour lui caresser la tête, le jeune homme sur le banc lui demanda où il comptait aller. De manière générale, les squatteurs lui avaient dit d'éviter de parler du vieil HLM à l'extérieur, et c'est ce qu'il s'efforçait de faire dans la vie quotidienne. Mais là, il était quasiment sûr d'avoir déjà vu Zakhar, au moins de loin, à l'intérieur du squat. Et puis dans le pire des cas, une personne de plus au courant, ça changeait quoi ? Ils étaient des centaines dans l'immeuble, et chacun devait avoir mis plusieurs personnes de son entourage au courant. Des équipes de télé venaient même faire des reportages sur « La jeunesse sans domicile » et autres conneries de temps en temps. A quoi bon le cacher ? Le squat faisait partie intégrante de Saint-Pétersbourg, et la moitié de ses habitants devait être au courant de l'existence de ces indésirables. Tout le monde vivait bien comme ça. Enfin, presque tout le monde. Évidemment, il y avait des squatteurs qui auraient tout donné pour se sortir de là, dormir au chaud, avoir un peu d'intimité, une vie normale, mais une grande partie des habitants de l'immeuble avait choisi d'être là. Certains fuyaient leur passé, d'autres leur famille, d'autres encore des dettes ou la police. Mais personne n'était là par hasard.

    - Je voulais retourner au squat, dans le vieil HLM. Je suis sûr qu'on est pas si loin, en plus. Tu sais par où y aller ?

    Au loin, le chien essayait d'attraper un oiseau en vol, ou un canard, en tout cas quelque chose avec des plumes qui semblait plus qu'effrayé par la boule de poils qui tentait de jouer avec lui. Ce chien me rappelait celui qu'on avait à Londres quand j'étais gamin. Mes parents l'avaient acheté au retour de mon frère dans l'espoir d'une amélioration de son état, sans succès. Et le chien avait été renversé par une voiture deux ans plus tard. Très joyeux, oui.
    Noam sortit un papier et un stylo de son sac, avant de les tendre au brun en face de lui.

    - Tu pourrais me dessiner un plan ?

    Il n'allait quand même pas lui demander de l'accompagner. Déjà que Zakhar était tranquillement en train de promener son chien et n'avait probablement pas prévu d'adresser la parole à un quelconque anglais paumé, alors si en plus il devait lui servir de guide touristique, il finirait surement par l'envoyer balader.


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MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Mar 10 Jan - 13:26

    Noam, donc. Au moins, ce n’était pas un nom trop difficile à prononcer. Il lui semblait même en avoir déjà croisé un autre, peut-être au squat ou à l’extérieur. Il ne savait plus trop, mais ce prénom ne lui était pas totalement inconnu. Tant mieux, d’ailleurs. Les langues étrangères n’avaient jamais été sa tasse de thé, et il n’avait aucune envie de s’amuser à mélanger tous les sons et toutes les syllabes pour en faire quelque chose de plus ou moins anglophone.

    Tout en regardant son chien s’éloigner d’eux du coin de l’œil, Zakhar attendait la réponse du jeune anglais. Après une dizaine d’années à trainer dans les rues de Saint-Pétersbourg, le brun en connaissait le moindre recoin comme sa poche. Bien que résidant à temps plein au squat, les hauts quartiers de la ville n’avaient plus aucun secret pour lui. Il savait quelle ligne de bus prendre, quelque soit l’endroit où il souhaitait se rendre, et il connaissait par cœur les horaires des contrôleurs, afin de leur échapper aussi souvent que possible. Et dans le cas contraire, il savait également par quels chemins s’enfuir pour semer ses poursuivants dans les dédales de ruelles en moins de cinq minutes. C’était l’avantage de vivre dans la rue. La plupart des habitants ne connaissaient généralement que la route entre leur domicile et leur travail, et se retrouvaient complètement perdus dès lors qu’ils mettaient un pied hors des sentiers battus. C’était bien triste. Mais une fois encore, cela permettait aux squatteurs de vivre tranquillement, sans s’inquiéter du reste de la population, puisque les rares qui s’aventuraient à Vassilievski pressaient le pas devant le hlm pour ne pas avoir à croiser un jeune. Ils avaient peur d’eux. Les plus téméraires restaient encore les quelques équipes de télévision qui, de temps en temps, se postaient devant l’entrée, cherchant à capturer les fascinantes images du jeune dans la pauvreté, comme on essaierait de filmer un animal rare pour prouver son existence. C’était un peu lourd, à force, mais concrètement, ça ne le gênait pas plus que ça, du moment qu’on ne vienne pas les emmerder par la suite. Il arrivait également que des voitures de police passent dans la rue, leurs sirènes hurlantes poussant tous les squatteurs à retenir leur souffle, mais eux même n’avaient jamais posé le pied dans l’enceinte de l’immeuble. Ils étaient tranquilles, ils étaient ensemble, et pour rien au monde Zakhar n’aurait renoncé à cette existence pour aller s’installer dans un quelconque foyer social ou autre connerie du genre, inventé par le gouvernement pour faire comme si il en avait quelque chose à faire.

    « Je voulais retourner au squat, dans le vieil HLM. Je suis sûr qu’on n’est pas si loin, en plus. Tu sais par où y aller ? »

    Le brun hocha la tête. Non, ce n’était vraiment pas loin, à moins d’un kilomètre de là. Il suffisait juste de savoir où tourner pour ne pas se retrouver au-delà de la vieille gare, là où il n’y avait plus rien hormis des rails à perte de vue et des wagons abandonnés au milieu de la voie. L’anglais lui tendit un papier et un stylo. Zakhar termina rapidement sa cigarette, écrasa le mégot sur le bord du banc et saisit les objets. Il tourna la feuille face à lui et la posa sur sa jambe pour la mettre à plat. Il entreprit ensuite de griffonner plusieurs formes, reliées entre elle par un trait représentant une route.

    « Nous, on est là. » commença t’il en désignant un cercle dans lequel il avait rapidement noté ‘’étang’’. « Il faut que tu quitte le parc par la sortie est. C’est celle là, là-bas. » Ajouta t’il en montrant un portail un peu éloigné d’un mouvement du menton. « Ensuite tu continues tout droit jusqu'au skate park, à gauche à la première intersection, et tu devrais tomber dessus. » acheva t’il en suivant du doigt la ligne qu’il avait tracée entre les différents éléments de son plan. « De toute façon, arrivé là bas, tu ne pourras pas le rater, c’est l’immeuble le plus haut du coin. »

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« Noam S. Prescott »
Masculin
→ NOMS COMPLETS : Noam Sacha Prescott
→ ÂGE : 22 ans
→ PAPIERS : 304
→ LIEU DE RÉSIDENCE : primorski
→ SITUATION : plus ou moins en couple
→ BOULOT : Travaille dans le bar du père de Félix à côté de ses études de business & management.



MessageSujet: Re: FREE ϟ static waves.   Dim 5 Fév - 14:43


    Comme je m'y attendais, il hocha la tête, avant de m'expliquer comment parvenir au squat tout en dessinant sur un bout de papier. J'avais raison, on n'était pas très loin, mais j'aurais été incapable d'y retourner tout seul. Je ne sais pas si c'était dû au climat, mais à Saint-Pétersbourg, j'avais énormément de mal à retrouver mon chemin. Pourtant, à Londres, j'avais l'habitude quand j'étais enfant de prendre un bus, un métro, un tramway, n'importe lequel, au hasard, et de m'arrêter à un endroit que je ne connaissais pas encore. De là, je rentrais chez moi à pied. Cela me prenait parfois tout un après-midi, et je m'étais fait quelques grosses frayeurs une fois ou deux, pensant m'être perdu. A cette époque là, je n'avais pas de téléphone, et me perdre signifiait devoir aller demander mon chemin dans un magasin, ou bien demander à ce qu'on me prête un téléphone dans la rue, chose que je détestais déjà. Je m'étais aussi fait sacrément engueuler quelques fois par mes parents inquiets, qui ne comprenaient pas l'intérêt que je portais à ces escapades. Ça avait commencé quelques mois après la disparition de mon frère, et quand on l'avait retrouvé, je l'avais emmené une fois avec moi, mais ça n'avait eu aucun effet sur son état. Toujours est-il que j'avais fini par connaître les ruelles de Londres par cœur. Mais je n'arrivais toujours pas à me faire à celles de Saint-Pétersbourg. J'écoutais avec attention les instructions du jeune homme en face de moi, bien que convaincu que j'arriverais quand même à me perdre avec son plan.

    Je passai une main dans mes cheveux gelés, dans l'espoir d'en faire tomber tous les flocons qui s'y étaient accumulés. Au moins, je ne faisais plus la connerie de sortir de la piscine les cheveux mouillés. Je l'avais fait une fois ici, et j'avais bien cru qu'ils allaient tous tomber. Plus jamais. J'ajustais une nouvelle fois le col de mon manteau, remontant l'écharpe jusqu'au milieu de mon menton. Foutu vent.
    J'attrapais le bout de papier que me tendait Zakhar du bout des doigts, le remerciant d'un hochement de tête.

    - Bon, je vais devoir y aller. Merci encore.

    Je m'éloignais lentement, en direction de la sortie qu'il m'avait indiquée sur le papier. La neige crissait sous mes pieds, tandis que je m'enfonçais jusqu'à la moitié des mollets dans l'épaisse couche froide, galérant à chaque pas pour libérer mes pieds de la glace. Quelque chose continuait à me titiller. J'étais absolument sûr d'avoir déjà croisé Zak, sûrement au squat, mais j'étais incapable de resituer le contexte, de savoir quelle position il occupait dans la hiérarchie qui s'était installée là-bas. Parce que oui, il y a même une hiérarchie au squat. On a beau s'entraider, certains se distinguent, par leur ancienneté au sein du groupe, ou bien leur utilité. Les plus vieux et les dealeurs se placent naturellement au dessus des squatteurs « de base », et tout le monde s'accommode de cette situation. Les drogués chopent leur dope plus facilement, les dealeurs ont une clientèle facile, les anciens mènent leur monde à la baguette, les nouveaux trouvent instinctivement les leaders. Je me suis arrêté, indifférent au fait qu'on devait probablement me prendre pour un attardé mental, avant de revenir sur mes pas. Le brun était en train de s'éloigner lentement, son chien marchant à ses côtés. En accélérant mon allure, mais sans toutefois courir, j'ai réussi à le rattraper avant qu'il ne sorte du parc. J'allais lui taper sur l'épaule quand il s'est retourné. Bon, certes, je n'étais pas non plus hyper silencieux dans la neige. J'ai froncé les sourcils.

    - Désolé, c'est encore moi. Je, euh... On s'est pas déjà vus au squat ?

    Comme ça, c'était dit. Au mieux, il mettrait ses idées au clair, au pire, il se ferait remballer. Si on oublie la probabilité que le jeune homme lui réponde juste « si » avant de se barrer. Sympathique.

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FREE ϟ static waves.

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